La sélection du Mouton – La théorie des vaches

En quoi consiste la théorie des vaches ? A vous de le découvrir ! La théorie des vaches a été réalisé par l’équipe des Uns des Six pour les 48 Hours Film Project de Clermont Ferrand, enjoy 😉

Pour découvrir plus de contenu, n’oubliez pas de passer sur la page de la Sélection du Mouton !

Les séries qui vous feront frémir (sélection)

Les séries qui vous feront frémir (sélection)

 

Bonjour/Bonsoir ! Les films qui font frémir, il y en a beaucoup, ça dure 1h30/2h et après c’est vite oublié (ou pas, je reste traumatisée par la scène de la petite fille dans Les autres).  Alors qu’une série ça prend du temps à se regarder, la tension monde, on ne sait pas à quoi s’attendre c’est regarder un grand film en plusieurs fois ! 

Je vous ai donc fait une petite sélection de séries (liste vraiment non-exhaustive) qui donnent des frissons 😉

 Twin Peaks

Je vous en parlais il y a quelques temps dans cet article, où j’expliquai qu’elle était pour moi un des « classiques » du monde des séries. J’évoquais déjà l’ambiance qui règne : malsaine, désagréable. On se sent mal, le suspens et le rythme s’accentue un peu dans la saison 2 et l’on commence à prendre le plaid/coussin/chat que l’on a proximité pour se protéger en cas de vision soudaine et inquiétante. 
En regardant cette série vous faite d’une pierre deux coups : vous rayez de votre liste les choses à voir dans votre vie et vous frissonnez !

Ravenswood

Là je m’adresse à un public un peu plus « jeune » mais aussi qui suit la série Pretty Little Liars, car Ravenswood se déroule en parallèle de celle-ci, Caleb (le petit copain d’Hanna) laisse celle-ci repartir à Rosewood pour découvrir les mystères de cette petite bourgade plus qu’étrange. 

Série annulée au bout de 2 saison elle a quand même eu le mérite de me faire sursauter plus d’une fois et de m’inquiéter un peu. Si vous êtes très peureuse/peureux c’est une bonne entrée en matière et puis si vous êtes fans de PLL c’est un bon moyen de patienter avant la reprise pour le final en Avril 2017 !

 

A partir d’ici je m’attaque à des séries que je n’ai pas encore vues mais qu’il me tarde de commencer ! 

Bates Motel

Suite à la mort de son mari, Norma emménage dans un vieux motel en Arizona avec son fils Norman. Sauf que la maison recèle de nombreux mystères. 
Cette série serait une sorte de preqel au fameux film Psychose de monsieur Hitchcock. Je ne pense pas que cette série fasse particulièrement peur, mais l’ambiance, la lourdeur, la relation avec la mère me parait être un bon thrilller. 
(après visionnage du premier épisode je confirme l’ambiance très creepy !)

Penny Dreadful

Portée par Eva Green et Josh Hartnett (coucou toi ça faisait longtemps !), cette série explore les monstres des romans et films pour se battre à base de magie (?) un ennemi inconnu. 
Ambiance sombre, sursauts, musique pesante, costumes de l’époque Victorienne. Je pense que la dose de frisson est bien partie ! Surtout que Netflix rate rarement ses séries 😉 

Scream

Qui ne connait pas les films Scream, que vous les ayez vus ou non, surtout si vous êtes nés fin 1980/début 1990 vous avez croisé leurs affiches au cinéma. Le masque est cultisime tout comma la parodie qui en a été faite : Scary movies
Et donc, une série existe et en est à sa 2ème saison. Le principe est assez simple (et ressemble fortement au livre Les 10 petits nègres d’Agatha Christie, vous avez déjà remarquez à quel point ce titre est raciste ? bref, je m’égare) : des années après le massacre de Brandon James, un nouveau tueur est de retour et a soif de sang, qui parmi la bande d’amis est le coupable ? Vous avez 10 épisodes pour trouver, mais avez-vous les nerfs assez solides ? 

 

Bonus : 
 L’Incroyable Famille Kardashian

En quoi cette série télévisée qui suit la famille Kardashian fait peur ? Regardez d’un peu plus près : beaucoup de chirurgie, des litres et fond de teint, d’histoires ridicules de drame, des fesses énormes et ce qui fait le plus peur c’est quand on se dit que ces nanas sont célèbres pour leur physique (retouché à mort) et leurs caprices… 

Chaotic Sword God – Chapitre 48

 

Chapitre 48 : Mu Tian

 

Parmi la centaine de personne, la plupart étaient en dessous du niveau de Saint et avaient donc complété leur mission au sein de la 2ème région. Lorsque les élèves possédant des Noyaux de Monstres de Classe 1 montèrent sur la plateforme, seules 30 personnes restèrent derrière. Cela surprit les personnes n’ayant pas entendu parler des méthodes employées dans la 3ème région.

Même si la 3ème région contenait des Bêtes Magiques de Classe 2, celles-ci avaient une faible puissance d’attaque. Un Saint ayant condensé son Arme Sainte ne parviendrait pas à en tuer une seul, mais une fois en groupe, la chasse aux bêtes magiques dans la 3ème région n’était pas bien compliquée. Cela était bien plus facile qu’un élève n’ayant pas atteint le niveau de Saint essayant de tuer une Bête Magique de Classe 1. Après tous, les Armes Saintes possédées par les Saints étaient incroyablement puissantes, surpassant de loi toutes les autres armes ordinaires.

Logiquement, les chances de succès d’un élève dans la 3ème région devraient être bien supérieures à celles d’un élève dans la 2ème région. Toutefois, personne n’aurait imaginé que l’évènement se terminerait avec un tel résultat. Dans la 3ème région, seuls 30 élèves avaient complété leur mission ; bien moins que les élèves de la 2ème région.

Lorsque le première élève arriva devant le professeur en charge du décompte des noyaux de monstres, il prit directement sa Ceinture Spatiale et plaça tous ses noyaux de monstres sur la table. Cet élève n’avait au total que 3 noyaux de monstres.

Observant rapidement les Noyaux de Monstres de Classe 1, le professeur d’une cinquantaine d’années acquiesça en s’exclamant, « Hm, pas mal. Tu passes. Quel est ton nom ? »

« Professeur, mon nom est Cheng Yun Feng. » Répondit avec excitation le jeune homme. Les deux mots « pas mal » avaient déjà confirmés le fait que le professeur le complimentait. Il s’agissait pour lui du plus grand des honneurs.

Le professeur prit son stylo et enregistra l’information sur une feuille. « Remets ta Ceinture Spatiale à l’académie. Tu peux récupérer tes noyaux. De plus, voici un badge représentant la gloire de ton succès. Prends-en soin. » Le professeur sortit un badge de dessous la table, et le donna à l’élève.

L’élève en question hocha joyeusement la tête, puis prit tendrement le badge avant de descendre de bonne humeur de la plateforme.

« Suivant ! »

 

Après ça, les élèves s’avancèrent uns par uns et donnèrent leurs noyaux de monstres au professeur pour qu’il puisse les examiner et les enregistrer. Le processus était relativement rapide, et en un clin d’œil, plusieurs dizaines de personnes étaient déjà passées. Le nombre minimum de noyaux de monstres possédés était de 2, et le plus grand était 8, ce qui avait momentanément surpris le professeur en charge de l’inspection.

A cet instant, un jeune homme séduisant émettant une aura peu commune s’avança pour faire inspecter ses noyaux de monstres. Le jeune homme avait une cicatrice sur le front, une blessure probablement reçue récemment dans la forêt étant donné qu’elle était encore ensanglantée.

Le jeune homme marcha jusqu’au professeur et retira tranquillement sa Ceinture Spatiale. Puis, il commença à sortir ses noyaux de monstres et à les poser uns par uns sur la table. La table fut rapidement recouverte de 6 Noyaux de Monstres de Classe, mais il ne s’arrêta pas là. Il continua à sortir noyaux après noyaux de sa Ceinture Spatiale. Ses mouvements n’étaient pas pressés et son expression indifférente, donnant l’impression d’une personne inébranlable.

Lorsque le jeune homme avait posé ses 6 premiers noyaux de monstres sur la table, le professeur avait été surpris avant de rapidement reprendre ses esprits. Un sourire se forma lentement sur son visage et il hocha la tête en regardant avec admiration le jeune homme.

Peu après, il avait retiré en tout 10 noyaux de monstres de sa Ceinture Spatiale. A cet instant, l’expression sur le visage de l’inspecteur changea enfin. Il ne regardait plus l’élève avec admiration, mais avec surprise. Parvenir à tuer des bêtes magiques et récupérer 10 Noyaux de Bêtes Magiques de Classe 1 n’était pas considéré comme une tâche facile pour une personne n’ayant pas encore atteint le niveau de Saint. De plus, le jeune homme ne s’arrêta pas, signifiant à toutes les personnes présentes qu’il restait encore des noyaux de monstres dans sa Ceinture Spatiale.

Les élèves alignés derrière le jeune homme furent abasourdis en le voyant sortir tant de noyaux de monstres. Ils ne pouvaient s’empêcher de penser à l’énergie dépensée dans la forêt simplement pour récupérer 2 ou 3 noyaux ; pour eux, il s’agissait déjà d’un succès gigantesque. De nombreux se sentaient même fiers de leur performance. Pourtant, le jeune homme devant eux possédait bien plus de noyaux de monstres qu’eux, alors qu’ils étaient tous restés 3 jours. Comment ne pouvaient-ils pas être choqués ? Ayant combattu à plusieurs reprises des Bêtes Magiques de Classe 1, ils s’étaient rendus compte qu’utiliser une arme en fer pour tuer une Bête Magique de Classe 1 était extrêmement difficile.

Le jeune homme ne prêta pas attention à l’expression des spectateurs, comme s’il ne les voyait pas. Ses mouvements ne s’étaient toujours pas arrêtés, et il continua à sortir des noyaux de monstres de sa Ceinture Spatiale. Peu après, 15 noyaux de monstres étaient empilés sur la table, pourtant il ne s’arrêta pas. Il était aussi tranquille qu’avant et continuait calmement à poser sur la table des noyaux de monstres.

A ce moment là, tous les professeurs présents sur la plateforme regardèrent le jeune homme, un air d’incrédulité et de choc sur le visage. Une personne n’ayant pas atteint le niveau de Saint pouvait tuer plus de 10 bêtes magiques en 3 jours s’il était aidé par 5 ou 6 personnes, mais chasser autant de bêtes magiques seul était une chose impossible pour les professeurs, à moins que celles-ci aient été sérieusement blessées.

Assis sur la plateforme, le vice directeur Chang Bai En sourit et s’exclama, « Son nom est Mu Tian. Il est entré à l’académie l’année dernière. En une seule année, il est passé du 8ème niveau de Force Sainte au sommet du 10ème. Sa vitesse de cultivation est plutôt bonne. Apparemment il a même essayé d’attaquer un Saint. Même s’il a échoué, je dois avouer que le clan Mu nous a envoyé un très bon successeur. »

Le vice directeur Chang Bai En s’arrêta un instant, et son regard se tourna vers Changyang Xiang Tian et Tie Ta, « J’ai hâte de voir la récolte de Changyang Xiang Tian et Tie Ta. J’ai même entendu dire qu’ils se sont rendus dans la 3ème région pour chasser des Bêtes Magiques de Classe 2 lors du dernier jour. Pourtant, ils ne sont pas encore des Saints. Mon dieu, j’ai encore du mal pas à croire qu’ils aient utilisés des armes en fer pour chasser des Bêtes Magiques de Classe 2. Si je ne l’avais pas vu de mes propres yeux, je n’aurais jamais crû en une telle situation. On dirait que le directeur s’est trouvé un excellent apprenti, et que le clan Changyang de la Ville de Lore resté si longtemps silencieux retrouvera bientôt sa gloire passée grâce à Changyang Xiang Tian. »

Après avoir sorti 23 Noyaux de Monstres de Classe 1, le jeune homme s’arrêta enfin. Il regarda calmement le professeur chargé du décompte et s’exclama, « Professeur, voici mes noyaux de monstres. »

Le professeur en charge de l’inspection survola du regard les 23 noyaux et laissa échapper un profond soupir. Il regarda ensuite le jeune homme, les yeux emplis d’émotions, et lui demanda, « Quel est ton nom ? »

« Mu Tian ! » Répondit-il d’un ton indifférent.

Le regard du professeur devint tout à coup sérieux et il continua, « Mu Tian, as-tu gagné seul ces noyaux de monstres ou as-tu travaillé avec quelqu’un pour les obtenir ? »

L’expression de Mu Tian ne changea pas, car il savait qu’une telle question viendrait, « Professeur, ces noyaux de monstres sont le fruit de mon seul labeur. »

En entendant cela, l’expression sur le visage du professeur changea immédiatement. Il regarda intensément Mu Tian d’un air admiratif puis sourit en acquiesçant, « Bien ! Bien ! Bien ! Mu Tian, c’est bien ça ? Très bien. Ton résultat est surprenant. J’espère que tu continueras de travailler dur à l’avenir. » Le professeur ne demanda pas à Mu tian comment il avait récupéré ces 23 noyaux ; ce n’était pas important. Le plus important était que Mu Tian les avait récupérés de ses mains. Après tout, sur le Continent Tian Yuan, la force représentait tout. Du moment que la victoire finale était  obtenue, peu importe les méthodes malhonnêtes utilisées, personne ne pouvait la remettre en cause.

En entendant les compliments du professeur, Mu Tian ne put s’empêcher de sourire.

A cet instant, le professeur prit un badge et une ceinture bleue ciel. Il les donna à Mu Tian en expliquant, « Voici la Ceinture Spatiale que tu nous as remis au début de l’épreuve, et voici ton badge. Prends bien soin d’eux. »

Mu Tian accepta calmement la Ceinture Spatiale et le badge de gloire, avant de réinsérer les 23 noyaux de monstres dans sa Ceinture Spatiale et de descendre de la plateforme. Du début à la fin, Mu Tian n’avait fait preuve d’aucune arrogance ou fierté ; il avait toujours gardé cette même expression d’indifférence.

Le regard de Jian Chen suivit Mu Tian tandis que celui-ci descendait de la plateforme. Il avait déjà gravé le nom de Mu Tian dans son esprit. Se fiant à son intuition, il sentait que Mu Tian était bien plus complexe qu’il ne le laissait transparaitre, et qu’il n’avait pas encore dévoilé tout son potentiel. A l’avenir, il allait accomplir bien plus ; parmi les deux chemins existants, personne ne pouvait savoir lequel il allait choisir.

 Après que Mu Tian ait montré plus de 20 noyaux de monstres, les élèves suivants ne déclenchèrent pas la moindre réaction en dévoilant leurs résultats. La plupart n’avaient que 2 noyaux de monstres, et très peu en avaient plus. A part les 23 noyaux de Mu Tian, la plus grande récolte était de 8 noyaux.

L’inspection avança rapidement, puis vint le tour de Jian Chen. A cet instant, les regards du vice directeur et des autres professeurs s’illuminèrent. Leurs yeux suivirent de près Jian Chen, des expressions de concentration sur leurs visages. Le vice directeur Chang Bai En, précédemment penché dans son siège, ne put s’empêcher de raidir son dos en regardant Jian Chen avec de grandes attentes. Même s’il savait que Jian Chen avait tué quelques bêtes magiques dans la forêt, ils ne savais pas quelle était la valeur numérique de ce ‘’quelques’’.

Jian Chen marcha calmement jusqu’au professeur chargé d’inspecter les noyaux de monstres et baissa la tête pour regarder la table de 2 mètres de long. Une expression troublée apparut sur son visage, et il s’exclama, « Professeur, pouvez-vous s’il-vous-plait apporter une plus grande table ? »

« Huh ? »

En entendant les mots de Jian Chen, le professeur se figea et demanda confus, « Peux-tu répéter ? »

Voyant que la table n’était pas très large et que quelques objets trônaient déjà dessus, Jian Chen ne savait pas vraiment quoi faire. La table était vraiment trop petite ; il n’allait jamais pouvoir faire tenir tous les noyaux de monstres qui remplissaient presque entièrement sa Ceinture Spatiale.

« Oui professeur. Pouvez-vous remplacer cette table par une table plus grande ? Celle-ci est bien trop petite. » Continua Jian Chen.

 

Chapitre Précédent                                                                                                                                Chapitre Suivant

Accueil

Kuro no Maou – Chapitre 14

 

Chapitre 14 : Extermination de Gobelin (2)

 

« Kurono ! »

« Lily, recule c’est dangereux. »

Les gobelins étaient une race agile comme des singes, mais celui-ci sauta bien plus haut dans ma direction.

« Fusil ! »

Je m’empressai de tirer avec mon Fusil vers le gobelin en l’air, mais il parvint à l’aide de mouvements anormaux à parer mes balles avec sa large hachette.

Même si plusieurs parvinrent à l’atteindre, il continua à manier sa hachette comme s’il ne ressentait aucune douleur.

Il s’agissait du type de monstre attaquant jusqu’à ce qu’il soit complètement détruit. Nous ne nous tenions plus qu’à 3 mètres l’un de l’autre.

Maintenant que je l’avais devant moi, je pouvais sentir une énergie lugubre ne pouvant être que décrite par le terme [malédiction].

« Escrime Automatique. »

Afin de bloquer l’approche du gobelin, je contrôlai les branches noircies derrière moi. S’il possédait une arme normale, j’aurais pu bloquer celle-ci simplement avec ces bâtons en bois.

« Gyoaah !! »

Mais face à la hachette maudite, ces bâtons furent facilement coupés en deux.

Les 4 bâtons parvinrent toutefois à attaquer le gobelin, mais il n’avait pas l’air de recevoir beaucoup de dégâts. Tandis qu’il combattait les bâtons, je tirai à nouveau avec mon Fusil, mai chaque balle fut esquivée ou parée par ses réactions surhumaines. En 10 secondes, il avait détruit mes bâtons, puis, il courut vers moi en ligne droite.

« Kuh, Bouclier !! »

Le bouclier venant d’être déployé empêcha ma tête d’exploser comme une pastèque.

Toutefois, mon plus puissant bouclier capable de résister à une attaque d’Antimatière fut à moitié traversé. La prochaine attaque allait le briser.

« Tir de Chevrotine. »

Mais je n’allais pas le laisser faire.

Recevant mon Tir de Chevrotine de plein fouet, le gobelin fut projeté en arrière. De nombreuses balles auraient dû le transpercer, mais il était toujours en vie, probablement grâce au renforcement corporel que lui offrait son arme.

En plein air, le gobelin ensanglanté corrigea sa posture comme un chat et atterrit légèrement sur le sol.

Lorsqu’il essaya de faire un pas en avant pour m’attaquer à nouveau, les morceaux des branches noircies brisées s’enroulèrent autour de sa jambe.

« Giii !? »

Il pensait probablement que les bâtons étaient devenus inutiles une fois cassés, mais mon Escrime Automatique n’allait pas être arrêtée par si peu.

Cette technique n’avait pas vraiment eu d’effet sur Sariel, mais elle était efficace face à ce gobelin corrompu.

Sa jambe coincée, le gobelin tomba la tête la première au sol. Toutefois, il ne laissa pas tomber l’arme dans sa main.

« Antimatière. »

Jusqu’à maintenant, il n’arrêtait pas de sauter partout, mais maintenant qu’il était tombé, je pouvais parfaitement le viser. De plus, il ne pouvait plus manier sa hachette dans ne telle position ; même une arme maudite ne pouvait pas ignorer la structure du corps. La balle perça son bras renforcé et le fit voler au loin. La main ainsi que l’arme tombèrent au sol.

« Fusil. »

Au même moment, le tir de Fusil frappa directement son front et du sang et des morceaux de cerveau jaillirent de l’arrière de son crâne.

« Pfiuu, le combat au corps à corps est vraiment effrayant…. »

Sans utilisateur, l’arme maudite ne pouvait plus fonctionner.

Un instant, elle n’allait quand même pas s’envoler et essayer de m’attaquer n’est-ce pas ? Une telle pensée me traversa l’esprit, mais l’aura sombre s’échappant de l’arme paraissait enfin s’être calmée.

« Pour le moment, je devrais la récupérer. »

Je ne voulais pas qu’un autre gobelin la ramasse après tout.

« Arrête Kurono ! C’est dangereux ! »

S’écria tout à coup Lily qui se tenait toujours derrière moi en me voyant approcher de la hachette. En même temps, j’essayais de toucher une arme maudite, bien sûr qu’elle essaierait de m’en empêcher.

 « Aa, tout ira bien Lily. »

Sans la moindre hésitation, je touchai la poignée de l’arme, et…

…..Haine…..Meurtre…..Amour……Mort……

« Ooh, quelle sensation nostalgique… »

Il s’agissait de pensées similaires à celles incorporées de force par l’anneau. Des pensées d’amour et de haine entrèrent de force dans mon esprit, faisant frissonner tout mon corps.

« Vous êtes bruyants, fermez-la !…..Noircissement !! »

Comme lorsque le gobelin la tenait, une aura sombre s’échappa de la hachette, mais mon énergie sombre bien plus puissante parvint à la dominer.

Comme je le pensais, cette large hachette contenait une énergie magique sombre similaire à la mienne, mais en bien moindre quantité bien sûr.

Je ne savais pas quelle genre de malice possédait cette arme, mais face à mon énergie magique dominante, elle ne pouvait pas me rendre fou et me contrôler comme le gobelin. En fait, ma compatibilité avec cette hachette était plutôt bonne.

« Ku..Kurono ? »

« Tu vois, je t’avais dit que tout irait bien. »

« Hahahaha », tout en riant, je me mis à m’amuser avec la hachette comme je le ferais avec un stylo.

Je n’avais pas de telle technique en moi, mais après être entré en contact avec l’arme, j’avais l’impression qu’elle faisait partie de moi-même, me laissant ainsi utiliser tout son potentiel.

« La malédiction ? »

« Hmm, je n’entends plus les voix haineuses. Mais tu ne devrais toutefois pas la toucher. J’y arrive seulement parce que j’ai une bonne compatibilité. »

« Ah bon ? »

« Oui. »

« Je vois. »

La hachette maudite dans ma main, après avoir vérifié que ma personnalité était toujours la même, Lily sourit enfin. Mais cette scène, nous en train de sourire au milieu d’une montagne de cadavres de gobelins, n’était-elle pas un peu trop… surréelle ?

« Oh, j’ai failli oublier ! Il reste des gobelins. »

Avant que je ne puisse le réaliser, les gobelins n’ayant pas abandonné leur désir de combattre nous avaient encerclés.

Apparemment cela les avait rendus un peu plus vigilants, et leur stratégie était maintenant de s’approcher de nous par tous les côtés. Je pouvais combattre ainsi sans problème, mais la situation risquait de devenir dangereuse si Lily était encerclée avec moi.

« Lily, vite…. »

Recule, essayai-je de dire, mais un sifflement particulier attira mon attention.

Merde, ils tiraient à l’arc.

Levant les yeux, je vis une pluie de flèches s’abattant sur nous.

Allais-je pouvoir toutes les parer avec mon Tir de Chevrotine ? Même si ce n’était pas le cas, je pouvais toujours me défendre avec la hachette.

Dans tous les cas, mon bouclier avait été partiellement détruit et je n’allais pas pouvoir le reconstruire à temps.

Pour le moment, je devais attraper Lily et la protéger de….

« Nn !! »

« Huh ? »

Lorsque je voulus prendre Lily qui se tenait au sol à côté de moi, je me rendis compte qu’elle était montée sur mon épaule. Levant les deux bras devant elle, elle avait fermé ses yeux et laissé échappé un petit grognement.

« Eeeeei !! »

Avec un cri adorable, son corps blanc se mit à briller davantage.

« Uooh, trop brillant !!? »

Puis, de nombreux rayons de lumières s’échappèrent des mains de Lily.

« Quoi ? Des lasers !? Ce sont des lasers !? »

Les nombreux rayons de lumière tirés par Lily se dirigèrent vers les flèches en laissant une trainée derrière eux. Avec une vitesse bien plus importante que les projectiles adverses, chaque rayon détruisit plusieurs flèches.

« Est-ce qu’ils les suivent automatiquement ? »

De plus, les cibles étaient des flèches se déplaçant plutôt rapidement.

Lorsque je murmurai cela, la pluie de flèche avait déjà été complètement détruite en plein air, et les rayons de lumières avaient eux aussi disparus.

« ……Incroyable. »

Il s’agissait d’une magie extrêmement efficace capable de faire passer mon Fusil ou mes Tirs de Chevrotines pour des jouets. Incroyable, est-ce que toutes les fées possédaient un tel niveau de magie ? Si c’était le cas, je comprenais pourquoi ils ne faisaient pas le poids face aux fées.

« Ehehe. »

Recevant mon regard respectueux, Lily devint timide, toujours assise sur mon épaule. Son visage était près du mien, et son niveau de mignonnerie 3 fois supérieur à la normale !

« Ha ! »

Je ne pouvais pas me reposer maintenant, j’étais toujours en combat. Les gobelins étaient arrivés assez près pour m’attaquer après un pas en avant.

« On dirait que ça va être à mon tour de t’impressionner. »

Je fis descendre doucement Lily sur le sol. Tenant la hachette dans ma main droite, je chargeai la gauche.

« Lily, je ne laisserai pas approcher les lanciers, mais ils risquent de tirer de nouvelles flèches. Tu peux t’en occuper ? »

Je n’avais plus aucune raison de douter des capacités de Lily, et à un tel stade, il valait mieux coopérer.

« Je m’en occupe ! »

Haussant ses petits sourcils, son visage était entièrement confiant.

« Bien ! Je te laisse faire ! »

En même temps, je courus vers les gobelins devant moi.

Etant donné que la base de ma magie noire reposait sur le modèle de l’arme à feu, ma tactique habituelle était d’attaquer à distance. Toutefois, cela ne voulait pas dire que je ne pouvais pas combattre au corps à corps.

Afin que je puisse combattre à longue portée à tout moment, les expériences de manœuvres n’avaient pas été faciles. Mais bon, combattre au corps à corps l’ennemi et finir couvert de sang me faisait toujours peur.

« …Tir de Chevrotine ! »

Je m’occupai des gobelins en face de moi avec un Tir de Chevrotine. Tous étaient armés d’une lance, d’un couteau et d’une épée rouillée. Tout d’abord, je ramassai l’épée rouillée.

« Noircissement…..Escrime Automatique. »

Puis, je contrôlai l’épée noircie et la lançai. Je fis de même avec le couteau et la lance.

« Percez. »

Les 3 armes noircies se retournèrent et foncèrent vers les gobelins arrivant dans mon dos.

Pendant ce temps, sans même me retourner, je découpai 2 gobelins arrivés devant moi.

« Ooooh, le tranchant est incroyable !! »

L’arme dans les mains du gobelin, son armure en cuir, sa chair et ses os, tous furent découpés sans la moindre résistance. Cette arme pouvait probablement aussi couper une plaque de fer comme du papier. Le noircissement avait renforcé ses pouvoirs, mais je n’avais jamais vu une arme aussi coupante. Les armes maudites étaient plutôt incroyables !

« Deyaa ! »

Je coupai un gobelin en approche en deux avec la large hachette. Je ne savais absolument pas manier l’épée, mais grâce à mon renforcement corporel et les techniques déjà présentes dans la hachette, j’arrivais à réaliser une danse de l’épée similaire à celles des samouraïs du passé.

« Dodon !! »

Derrière moi, en plein milieu d’un véritable carnage, des bruits mignons étaient audibles. Lily venait probablement d’utiliser la magie. Lorsqu’une tête de gobelin tomba devant moi, les gobelins archers déployés à l’entrée de la cave furent enveloppés par un large pilier de lumière. Sérieusement, sa magie féérique était incroyable. Allais-je un jour pouvoir tirer des lasers ?

« …..Tu es le dernier ! »

Après l’avoir coupé en deux verticalement, tous les gobelins avaient été annihilés.

Autour de moi gisaient d’innombrables cadavres de gobelins.

Il manquait à chaque corps une main, une jambe, la tête, ou toute autre partie du corps. De plus, la quantité de sang était incroyable. Le sol tout entier s’était transformé en mare de sang, et j’en étais moi-même couvert.

Les vêtements auparavant blancs étaient maintenant noircis par la terre. Avec le sang, il s’agissait d’un marron sombre, une couleur encore pire qu’avant.

Pensant que je m’accordais bien avec ce lieu de massacre, mes pensées étaient probablement devenues tordues, mais voir Lily s’approcher de moi en souriant malgré mon état me fit penser que ce n’était finalement pas si mal que ça.

« Merci de t’être occupée des archers pour moi. »

« J’ai travaillé dur ! »

« Aa, tu les as eu en un coup ! Tu es vraiment incroyable ! »

« Ehehe. »

Elle parut embarrassée mais aussi fière.

« Bien, tout est plus ou moins terminé. Il devrait y en avoir d’autres dans la cave non ? Que devons-nous faire ? On doit aussi s’en occuper ? »

« Non, c’est bon. »

« Tu en es sûre ? »

« Yup… »

Puis, Lily brilla pour la 3ème fois de la journée. Un nouveau pilier de lumière apparut  à l’entrée de la caverne et frappa la falaise.

Je ne connaissais pas la force de ce pilier, mais la pente de la falaise explosa et commença à s’écrouler sur l’entrée de la cave, la scellant.

Les gobelins restés à l’intérieur tentèrent de sortir en paniquant mais furent tous ensevelis sous les rochers.

« …….Waa. »

Lorsque l’éboulement s’arrêta, l’entrée de la cave était entièrement bloqué et les gobelins restés à l’intérieur enterrés vivant. En un simple tir, l’extermination était complète.

« Repartons Kurono. »

Perdu dans mes pensées, je repris mes esprits lorsque Lily tira sur ma manche.

« Ou-Oui, tu as raison, partons. »

« Yup. »

Voyant ce petit dos marchant de bonne humeur dans la forêt, je jurai de ne jamais mettre Lily en colère, peu importe les circonstances.

 

Chapitre Précédent                                                                                                                                  Chapitre Suivant

Accueil

Elf Tensei – Chapitre 4

 

Chapitre 4 : Remodelage Corporel

 

« J’y vais. Attendez-moi et gardez espoir. »

Je disais au revoir aux personnes venus voir mon départ.

Environ 20 personnes étaient venues pour me regarder partir avec Lucie.

L’hiver arrivait dans 3 mois. Si aucune nourriture n’était récupérée, le peu de réserves alimentaires du Village Elfe allait rapidement se tarir. Le destin du Village reposait sur le succès de cette attaque de la Base de Ravitaillement.

« Si tu ne reviens pas, je dirais aux soldats humains que tu as tué leurs camarades avant de fuir. Ce faisant, nous recevrons de quoi tenir l’hiver. Quand aux 3 elfes que voulaient les soldats, il y aura une nouvelle sélection. Mais as-tu vraiment besoin d’emmener Lucie avec toi ? Tu vas probablement mourir en vain là-bas. Ne devrais-tu pas plutôt passer le peu de temps qu’il te reste à vivre dans ce village ? Il vaudrait mieux que le village lui-même t’arrêtes en tant que criminel. »

S’exclama le Chef du Village Nije en nous observant.

Nous n’étions pas regardés avec gentillesse et espoir. Après tout, je venais de tuer 5 soldats, j’étais donc devenu une source de peur.

« Je ne prévois pas de mourir, et deux personnes sont nécessaires. Ne m’avez-vous pas vu tuer instantanément ces 5 soldats alors que je portais toujours un collier ? »

« Mais n’y a-t-il pas 300 personnes dans cette Base de Ravitaillement ? »

« Ce n’est pas l’objectif de ce combat. Je m’enfuirais directement, une fois la nourriture récupérée. »

« En assumant que tu arrives à t’infiltrer avec succès, comment prévois-tu de transporter la nourriture ? Comment pourrais-tu porter à toi tout seul toute la nourriture nécessaire à un village ? »

« Il existe une magie pour ça. Si je l’utilise, je pourrais transporter n’importe quelle quantité à moi seul. Je l’ai déjà utilisé hier, et je transporte actuellement sur moi les cadavres des soldats. Pendant l’attaque de leur base, je prévois de m’en débarrasser. Ainsi, nous pourrons gagner du temps. »

Ces mots n’étaient pas un mensonge. Toutefois, le moi actuel ne pouvait pas utiliser une telle magie.

Les moi du passé pouvaient être appelés grâce à ma magie unique, et seul l’un de ces individus possédait une magie aussi utile.

« Est-ce vraiment possible ? »

Le Chef du Village paraissait sceptique.

Même si je voulais lui faire une démonstration ici-même, la consommation en énergie de ma magie unique était plutôt importante, je ne pouvais donc pas me permettre de la gâcher.

« C’est vrai. Ainsi, après m’être infiltré, je vais juste voler la nourriture avec ma magie, ans même que la situation ne devienne dangereuse. »

« …..Depuis quand connais-tu une telle magie ? »

« Incroyable Syril ! Tu paraissais avoir perdu toute motivation, mais en fait tu t’entrainais en secret à la magie ! »

Je ressentis une douleur dans mon torse en recevant un regard de profond respect de la part de Lucie et en voyant Nije baisser la tête.

« Oh, je vois. »

« Mais le problème risque d’être l’endroit où est stockée la nourriture. La base est immense, en plus d’être gardée par de nombreux soldats. »

Lucie paraissait inquiète.

« Tout va bien se passer. J’ai un peu réussi à faire parler le Capitaine Humain, il m’a révélé toutes les informations nécessaires. »

Ses deux yeux écrasés, j’avais torturé le Capitaine gardé expressément en vie pour en retirer des informations. Puisque j’avais déjà à de nombreuses reprises délivré et même reçu de telles tortures, je n’étais pas un débutant en la matière.

Bien sûr, il ne s’agissait pas de mes expériences personnelles, mais d’expériences reçues de la voix.

Puisque l’homme en question gonflait les taxes et vendait illégalement, je pensais qu’il cracherait rapidement le morceau, mais il avait été étrangement obstiné. Il m’avait même compliqué la tâche en me mentant pour essayer de survivre. Si je n’avais pas été habitué à la torture et que je n’étais pas parvenu à réaliser sa véritable nature, j’aurais crû en ces fausses informations.

Epéiste de première classe, technique de renforcement des Capacités Corporelles, une volonté à toute épreuve, une prise de décisions rapide, il était plutôt capable.

Ainsi, j’avais été obligé de continuer jusqu’à le briser, puis, malheureusement, j’avais été forcé à le tuer sans pouvoir le réutiliser.

« C’est….. Syril, qu’est-ce qui t’a autant fait changer ? »

« Syril n’a pas changé. A l’époque, il était tout à fait diligent. L’ancien Syril capable de tout faire est donc revenu. »

En réponse aux deux personnes devant moi, j’affichai un sourire vague sans rien dire.

Les deux avaient raison, et les deux avaient tort.

Puis, nous quittâmes le village des elfes.

 

Secoué dans un chariot hippotracté, je travaillais mes capacités de renforcement corporel.

Mon corps, en plus de posséder une capacité mentale pauvre, était physiquement faible.

Même si je possédais de bons yeux, il s’agissait simplement d’un trésor inutile si le reste ne suivait pas.

Maintenant, ma magie et mes capacités de corps à corps avaient d’importantes restrictions, même dans les meilleures conditions, je ne pouvais faire appel qu’à 30% de mon énergie.

L’énergie magique interne appelée « Odo » passait à travers l’ensemble du corps. Elle permettait d’améliorer les signaux électriques du corps et ainsi de le renforcer partout où elle passait.

Les muscles de mon corps réagissaient à ces signaux électriques que je créais moi-même, et mon corps était pris de convulsions.

Je ressentis une douleur insupportable tandis que mes muscles se déchiraient. Puis, la magie s’arrêta.

En laissant échapper un long souffle, je mis en marche une nouvelle technique améliorant les capacités de récupérations, réduisant ainsi le temps normal de guérison de 24~48 heures à un instant.

De plus, je me mis à consommer une large quantité de viande séchée présente dans le chariot des soldats afin de remplir mes réserves de protéines.

« Hey Syril, que faisais-tu ? Ton corps s’est mit à trembler puis tu avais l’air soulagé avant de te mettre à manger. Franchement, c’est un peu effrayant. »

Lucie, qui s’occupait de diriger les chevaux, vint me voir dans le véhicule d’un air suspicieux.

« En implémentant la destruction puis reconstruction de mes muscles avant d’utiliser une technique avancée de soin, je peux renforcer ma force musculaire en très peu de temps. »

« Je suis désolé, je n’ai rien compris. »

« Je ne fais que de l’entrainement musculaire en m’aidant de la magie. Lorsque tu bouges beaucoup, le jour suivant, ton corps te parait endolori à chaque mouvement n’est-ce pas ? »

« Ne s’agit-il pas juste d’une douleur musculaire ? »

« Oui, de la douleur musculaire. Cette douleur est causée par le déchirement du muscle. Ainsi, lorsqu’il se répare naturellement après avoir été modérément endommagé, ce muscle devient encore plus fort qu’avant sa restauration. »

Bien sûr, la modération était de mise.

Si une trop grande pression était exercée et que le muscle était endommagé plus que nécessaire, l’effet inverse risquait d’avoir lieu.

De plus, il valait mieux être entièrement guéri avant d’utiliser une telle technique.

Ainsi, même s’il était difficile de restructurer son corps en une courte période par un entrainement musculaire intensif, grâce à la magie, les muscles pouvaient être régénérés bien plus rapidement et efficacement. De plus, il était possible de choisir quels muscles renforcer, afin de ne pas se retrouver avec des muscles plus gros que d’autres, ce qui risquerait de gêner les mouvements de l’utilisateur.

« Secouer ton corps et devenir tout à coup plus fort, c’est injuste. »

« Tu as raison. Toutefois, maitriser cette magie est extrêmement douloureux, les avantages sont donc compensés. »

Pour contrôler les signaux électriques du corps, il fallait posséder une manipulation extrêmement précise et délicate de la magie.

Lorsque j’avais découvert cette méthode de renforcement, j’avais passé 30 ans à l’étudier avant de pouvoir l’utiliser.

« Mais en faisant ça, tu ne peux pas améliorer ton endurance. »

« Si l’endurance fait partie des fonctions cardio-pulmonaires, je peux aussi l’entrainer. Un peu comme ça… »

J’étendis ma magie dans le mana de l’air environnant, englobant Lucie.

« Qu’est-ce que c’est… J’ai du mal à respirer… »

Une expression de douleur apparut sur le visage de Lucie.

Après avoir confirmé le succès de ma technique, j’arrêtai ma magie.

« J’ai fait ça pour une raison. N’as-tu pas l’habitude de courir pour améliorer ton endurance ? Après tout, lorsque l’oxygène… lorsque l’air n’est pas suffisant, le corps s’entraine à en incorporer plus efficacement. Ainsi, en créant un environnement dans lequel l’air est rare, le cœur et les poumons peuvent être renforcés. »

Un entrainement similaire aux entrainements en haute altitude… Ces entrainements ont lieu à 2000 ou 3000 mètres d’altitude, là où l’oxygène est faible. Cela est très utile pour renforcer l’endurance.

« La magie peut aussi améliorer d’autres capacités. Par exemple, j’utilise constamment la magie pour augmenter ma vision dynamique. »

« Wow, est-ce que le Syril du passé ne faisait que prétendre être fainéant, alors qu’en vérité il s’entrainait ? Je te critiquais, mais en vérité, tu as toujours travaillé dur. »

« …..C’est ça. »

Je n’osais pas la contredire, et cela me fit remonter légèrement dans son estime.

« Toutefois, Tu es très doué en magie Syril. Puisque tu peux te battre avec, pourquoi entrainer ton corps ? »

« C’est nécessaire. La force et les capacités physiques ont toujours le mot final. Après tout, celui qui peut fuir survit sur le champ de bataille. La magie n’est qu’un outil. Elle ne peut être employée qu’à partir d’un corps. »

« C’est possible, mais tu n’es jamais allé sur un champ de bataille. »

Pensant que ce que je venais de dire était une blague, Lucy murmura cela, come pour se moquer gentiment de moi.

Je lui répondis par un sourire amer.

Le champ de bataille, je l’avais vu des centaines de fois.

« Syril, j’ai une requête. »

« Quoi ? »

« Apprends-moi cette magie. »

« C’est impossible. La configuration est trop complexe et le contrôle nécessite une synchronisation optimale. Cela est trop dangereux pour un amateur. »

Un magicien normal ne pouvait que tracer la formule du sort avant de l’utiliser, et même dans un tel cas, contrôler la magie était difficile.

Ainsi, la magie ne pouvait être utilisée qu’après un certain degré d’entrainement.

Toutefois, les formules de sorts étaient extrêmement délicates. Même moi, un Magicien au Talent d’Ultra Première Classe, j’avais passé plusieurs décades à la maitriser.

« Alors je ne pourrais pas utiliser la magie sur moi-même ? »

« Ce n’est pas très grave, mais pourquoi.. ? »

« Parce que je veux devenir forte moi aussi. Je veux combattre avec Syril. »

De profonds sentiments étaient contenus dans la voix de Lucie. Il ne s’agissait pas d’un caprice, mais d’une profonde résolution.

« Tu en es sûre ? Le combat peut être laissé aux hommes tandis que les femmes peuvent rester en sécurité à la maison. Je t’ai emmené aujourd’hui avec moi car je voulais que quelqu’un garde les chevaux pendant l’attaque de la base. Je ne compte pas te faire combattre. »

« Je déteste être la femme devant attendre. Si je reste à la maison et que tu meurs, je le regretterais pendant le reste de ma vie. Je veux me battre, pour que nous survivions ensemble. »

Lucie était forte.

Hier, alors que j’étais sur le point de me faire tuer par un soldat, elle m’en avait donné la preuve.

« Je comprends. Dans ce cas, entrainons-nous Lucie. Mais pour cette fois seulement, tu devras rester ici et t’occuper des chevaux.

« Je ne peux vraiment pas venir avec toi ? »

« Non, cette attaque ne sera pas facile si je dois transporter toute la nourriture. Je ne peux pas me permettre de te protéger. »

« Je comprends. »

« Ne t’inquiètes pas, je ne prévois pas d’attaquer directement. »

« Oui, je veux me battre avec toi, mais je ne veux pas non plus te déranger comme une enfant avec mon égoïsme. Toutefois, je veux devenir forte le plus rapidement possible afin de me battre à tes côtés. »

Un sourire apparut sur mon visage. J’étais heureux de pouvoir protéger Lucie.

« Dans ce cas, je vais immédiatement utiliser la magie. Peux-tu me dire à l’avance lorsque la douleur te donne l’impression de mourir ? »

« …..Je suis prête. »

« Changeons de conducteur pour éviter tout danger. »

Je pris la place conducteur et Lucie se décala à côté de moi en me donnant les rênes.

 « Un contact direct est nécessaire, est-ce que ça te va ? Etant donné que le centre du corps est plus efficace, il vaut mieux que je place ma main sur ton cœur. »

« D’accord. Si c’est toi… »

Avec la permission de Lucie, je plaçai ma main sous ses vêtements, juste au dessus du cœur, sur son sein gauche. L’âme, la base de toute magie, repose dans le cœur. Ainsi, il s’agissait d’un processus nécessaire à l’activation de la magie…. Même si en vérité, le processus pouvait aussi être réalisé dans le dos….

Ma main s’enfonça légèrement dans la poitrine de Lucie. Celle-ci était étonnamment large. C probablement, même si elle ne le paraissait pas sous les vêtements. Je pensais personnellement qu’il s’agissait d’un B.

Lorsque ma main toucha son sein, le corps de Lucie trembla.

Cette tension ne venait pas de la magie. Elle n’était probablement pas habituée à être touchée par un homme.

Un signal électrique magique préparé à l’avance s’enfonça en elle pour analyser la structure de son corps.

Vitesse de transmission, de réaction, état des muscles, toutes ces informations me furent transmises. Me basant celles-ci, je changeai moi-même la formule de base de mon sort pour l’adapter à sa morphologie.

« J’y vais Lucie. »

« Vas-y. »

Puis, j’activai la magie.

Plutôt que d’envoyer moi-même un signal de l’extérieur en interférant avec son cerveau afin de contracter ses muscles, je renforçai le signal qu’elle émettait elle-même avec ma magie.

Si j’avais décidé d’envoyer un signal de l’extérieur, la peau de Lucie aurait été brûlée.

« Syril…Qu’est-ce que….c’est….. C’est étrange. »

Tandis que son corps tremblait, son visage était devenu rouge pourpre. Après une petite période de repos, j’augmentai petit à petit la force de ma magie. Le corps de Lucie sursauta.

La scène paraissait érotique. Je n’aurais sentis que du dégoût en le faisant avec un homme, mais là, il s’agissait d’une belle jeune fille.

Pendant environ 5 minutes, je continuai à intervalles régulières.

« C’est terminé. »

« Un….. »

Lucie soupira, l’air absente.

« Essaye de bouger ton corps. »

« D’accord….. Ca fait mal~tsuuu. »

S’écria Lucie en essayant de bouger ses muscles.

Son corps tout entier paraissait souffrir de douleurs musculaires. La condition actuelle de dommage subis par ses muscles était idéale.

« Ensuite, la prochaine étape est le soin. »

Après avoir dit cela, je renforçai ses muscles en renforçant les capacités régénératives de Lucie.

Sentant une sensation particulière parcourir son corps, Lucie souriait amèrement.

« Ton corps te fait toujours mal ? »

« Non, je vais mieux. »

« Bien. Ce processus devra être répété 3 fois par jour, tous les jours. Ce faisant, tu te rapprocheras du corps le plus optimal possible. Toutefois, n’essaye surtout pas de le faire toi-même, d’accord ? »

« D‘accord. De toute façon, je ne sais pas comment faire. »

Le processus pouvait être très dangereux s’il était réalisé sur soi-même par un débutant. Et même s’il était réussi, il risquait de donner des muscles à son utilisateur. Si Lucie obtenait des abdos, je pleurerais.

« Et n’oublie pas de manger de la viande. »

Je donnai la viande séchée à Lucie.

« Pourquoi ? Je n’ai pas faim. »

« Les nutriments contenus dans la viande sont importants pour restaurer les muscles. Si tu ne manges pas de viande, cette magie ne servira pas à grand-chose. »

« Ce n’est pas grave, la nourriture est précieuse alors manga-la. »

« Non, tu en as besoin pour devenir plus forte. Ainsi, les chances de succès de cette opération augmenteront, de même pour nos chances de rapporter la nourriture au village. »

« D’accord, je vais manger. »

 Lucie se mit à ramollir la viande avec sa salive avant de la manger petit à petit.

Ce faisant, elle ressemblait à un petit animal.

« Lorsque tu auras fini, reste ici et regarde ça. N’utilise que tes yeux sans bouger ton cou. »

Je pointai du doigt une sphère noire flottant dans les airs.

Il s’agissait d’une sphère créée par la magie afin d’améliorer la vision dynamique.

« Ugh, c’est dur. »

Se plaignit Lucie.

La sphère noire volait à une vitesse modérée tout en traçant des 8 dans les airs et maintenant une distance constante.

Les yeux de Lucie n’arrivaient pas à la suivre.

« Si c’est difficile, observe attentivement et une malédiction te forcera à la suivre des yeux. Cette malédiction sera retirée lorsque je dirais [Tsukamae Ta]/[Capturée]. Tu devras donc continuer jusqu’à ce que tes yeux te fassent mal. »

« Oh, facile, mais mes yeux sont vraiment fatigués. »

« C’est un entrainement. Toutefois, sa vision dynamique sera entièrement entrainée une fois cet exercice répété chaque jour. Si tu veux devenir forte, il s’agit de l’une des choses les plus importantes. »

« Est-ce pour cela que Syril est aussi puissant ? Tous les autres arrivent eux aussi à devenir puissants en courant dans la forêt et s’entrainant à l’épée. »

« Peut-être, mais nous n’avons pas le temps. Devenir forts par les moyens habituels nous prendrait bien trop de temps. Je suis donc forcé de trouver un compromis. C’est pourquoi, tous nos entrainements passeront par la magie. »

La vie d’une personne était courte, je ne le savais que trop bien.

Même si j’allais avoir une autre vie après, je ne pouvais vivre celle-ci qu’une seule fois. De telles techniques étaient donc nécessaires pour vivre cette vie sans le moindre regret.

Selon les sportifs, 3 heures d’entrainement quotidiennes étaient nécessaires pour maintenir la force musculaire. Je n’avais pas tout ce temps.

« Les choses que tu aimes faire… Qu’aimerais-tu faire Syril ? »

« Je veux flirter avec la jolie Lucie. Je veux que nous rentrions tous les deux à la maison, que nous mangions de délicieuses choses ensemble, que nous rions ensemble. »

« Mouu arrête de dire n’importe quoi. Nous pouvons faire de telles choses n’importe quand. »

Les joues de Lucie se gonflèrent tandis qu’elle poursuivait toujours la sphère noire du regard.

« Ce n’est pas une blague, je suis tout à fait sérieux. Mon but est de vivre joyeusement avec toi. C’est pourquoi je dois régler le problème alimentaire au village avant l’hiver. C’est pourquoi je dois repousser les soldats de l’empire venus attaquer le village, et permettre au village de devenir auto-suffisant avant l’année prochaine. De plus, même sans moi, j’aimerais que le village soit capable de repousser seul et à n’importe quel moment les attaques. Je veux aussi donner de tels standards de vie aux autres villages comme le nôtre. »

Il s’agissait du défi contre lequel je me soulevais.

En divisant dans mon esprit les tâches à régler, je me rendais compte que j’avais encore beaucoup de choses à faire.

Il s’agissait des conditions nécessaires pour que je puisse vivre avec Lucie, rire avec elle.

Le temps passé à préparer cela était insignifiant.

« Si le village n’avait pas été contrôlé par les humains, si nous avions vécu normalement, m’aurais-tu épousé ? »

 Dans notre village, il était possible de se marier à partir de 14 ans.

Nous avions tous les deux 14 ans, une telle chose ne serait donc pas étrange.

Toutefois, tout cela était impossible dans le village actuel. J’ai tué un soldat pour Lucie, je me suis placé en ennemi de l’Empire. Ainsi, je n’allais pas pouvoir vivre de vie normale avec Lucie.

« Lucie, je veux t’épouser. Je dis cela maintenant, mais je te le redemanderais lorsque tout sera réglé. S’il-te-plait, réfléchis à ta réponse. »

« U-Une minute Syril…. C’est…C’est un peu trop soudain… »

« Je sais, mais combien te temps serait nécessaire à cela ? »

Je me sentais gêné et frustré en regardant l’expression sur le visage de Lucie changer sans arrêt. Ne recevant aucune réponse, je mis fin à cette conversation en tournant mon attention vers le contrôle des chevaux.

 

Chapitre Précédent                                                                                                                                  Chapitre Suivant

Accueil

La sélection du Mouton – Moonlight Serenade

Hasard, effet papillon, théorie du chaos… Tant d’expression pour parler de la même chose ! Et vous, vous y croyez ? Moonlight Serenade a été réalisé par Laurent Firode et publié sur la chaine de Juliette Tresanini après une tournée de festival. Profitez bien de cette jolie histoire 🙂

Pour découvrir plus de contenu, n’oubliez pas de passer sur la page de la Sélection du Mouton !

Elf Tensei – Chapitre 3

 

Chapitre 3 : Deux Promesses

 

5 minutes plus tard, tous les soldats à part le Capitaine avaient été massacrés. Ce même Capitaine tenait sa tête en titubant maladroitement, complètement aveugle. Il n’allait plus jamais voir la moindre lumière maintenant.

Je venais de tuer pour la première fois une personne, pourtant je ne ressentais pas la moindre culpabilité.

Devenir habitué au meurtre était pour moi une aberration.

Après avoir accepté la voix, des connaissances et fragments de souvenirs que je n’aurais jamais dû connaitre s’étaient déversés dans mon esprit. Maintenant, j’avais l’impression qu’ils m’avaient toujours appartenu.

« Que quelqu’un m’apporte de l’alcool, le plus puissant possible ! Non, un instant, personne ne boit dans le village. Je sens de la liqueur distillée dans le chariot des soldats. Amenez-la-moi ! »

En criant mes ordres, je courus vers Rick, un couteau toujours planté dans son dos.

Il avait été touché lorsqu’il avait tenté de s’échapper.

« Une interférence inutile ! »

Je déversai une large quantité de magie dans le collier, ce qui le fit surcharger puis le détruisit.

Avec ça, il ne pourra plus me gêner.

Lucie arriva en courant avec la liqueur distillée tandis que j’inspectais la blessure de Rick.

Analysant les composants grâce à la magie, je me rendis compte que la teneur en alcool n’était que de 50%. J’activai donc la magie pour évaporer l’eau, faisant ainsi monter la concentration d’alcool à 80%. Un minimum de 70% était nécessaire pour la stérilisation d’une plaie.

« Rick, ça va faire mal. Sois un homme et endure. »

« Hey Syril, que comptes-tu faire avec ce sake ? »

Aucun point vital n’avait été touché, il n’allait donc pas mourir, et l’hémorragie était assez faible pour lui permettre de parler.

« Tais-toi et ouvre la bouche. »

En disant cela, je sortis un sac vide en toile de sa poche avant de lui enfoncer dans la bouche.

Puis, le couteau enfoncé dans son dos fut rapidement retiré, et l’alcool fut versé dans la blessure.

« MNNNNNNNNNNNNNNNN ! »

Rick laissa échapper un cri étouffé.

J’avais ainsi placé le sac en toile dans sa bouche pour qu’il ne se morde pas la langue.

Après avoir nettoyé et désinfecté la plaie en même temps, je plaçai ma main sur la blessure.

« [Soin] »

J’activai une magie de soin.

Cette magie servait à renforcer jusqu’à leur extrême limite les capacités régénératives d’un individu.

Ainsi, un objet étranger contaminé présent dans la plaie ou une désinfection insuffisante pouvaient s’avérer catastrophiques.

A la place de renforcer les capacités régénératives, remonter le temps d’une blessure pouvait guérir une blessure en un instant, toutefois une telle magie sans préparation nécessiterait une consommation de magie bien plus importante.

« J’ai terminé, avec ça, tu devrais t’en sortir. »

M’exclamai-je en frappant le dos de Rick.

« La… La blessure… Je n’ai plus mal…. Impossible….Elles est complètement guérie ? Syril, tu es incroyable. C’était une Magie de Guérison n’est-ce pas ? Je pensais que seuls les saints pouvaient l’utiliser. »

« Je suis juste un génie. »

Tout à coup, la phrase favorite vue dans mes rêves et que je tentais désespérément de cacher s’échappa de ma bouche.

« Hey, pourquoi as-tu fait quelque chose d’aussi dangereux ? »

Demanda Lucie, se tenant à mes côtés.

« Je voulais te protéger. »

« Ta survie m’aurait suffit… »

« J’aurais détesté ça. Je ne pourrais pas supporter que tu me quittes. Avant même que je ne puisse réfléchir, mon corps a bougé tout seul et je l’ai frappé. »

Il n’y avait pratiquement aucune chance de succès. Si cette voix n’avait pas été là, j’aurais été tué.

Maintenant, je ne pouvais que rire en y repensant.

Toutefois, j’aurais préféré mourir plutôt que de perdre Lucie.

« On dirait… que tu es redevenu l’ancien Syril. »

« L’ancien moi… Celui que tu aimes ? »

« Oui, je ne veux plus revoir ce Syril brisé ayant abandonné tout espoir. »

« D’accord, je comprends. »

Je comptais sauver notre village ! Nous délivrer des Humains !

De toute façon, c’était ça ou la mort.

Un sourire amer était visible sur mon visage tandis que je regardais les villageois autour de nous.

En voyant leurs yeux, 30% étaient soulagés de la survie d’un ami tandis que le reste me regardait avec une expression de haine.

Tout à coup, un homme à la fin de la quarantaine et aux cheveux gris s’avança vers moi. Il s’agissait du Chef de Village actuel, Nije.

Il n’avait pas l’air heureux.

« Qu’as-tu fait Syril !? Maintenant que les soldats sont morts, les humains penseront qu’il s’agit d’une révolte ! »

 

 

Les mots que je m’attendais à entendre sortirent.

Si les soldats venus récolter les taxes ne retournaient pas voir leurs supérieurs, les humains allaient avoir des doutes. Puis, la vérité allait rapidement être révélée.

Ils allaient penser qu’une révolte avait eu lieu.

Toutefois, j’avais déjà décidé de ne plus vivre dans la peur.

« Une révolte ? Ce serait parfait. Si seulement nos récoltes étaient prises, nous aurions pu endurer. Mais chaque année, plusieurs de nos compagnons nous sont retirés. Nous devrions combattre. Prenez vos arcs, et dressez-vous fièrement. »

« Ton père a essayé de se battre, et il en est mort. Nous ne souhaitons pas subir le même sort. »

Tout était déjà en marche, nous ne pouvions plus fuir le problème.

Comptaient-ils suivre ce chemin jusqu’à la fin de leurs vies ? Moi, j’avais décidé de ne plus fuir.

« Mon père a échoué. Pourquoi serais-je condamné à échouer moi aussi ? Si c’est moi, la victoire est possible. Je peux mener ce village vers notre liberté. »

« Tu n’es qu’un gamin, arrête de dire n’importe quoi !! »

« Le fait est que je viens de tuer cinq personnes à moi tout seul. Je peux enseigner les arts du combat, je peux vous apprendre à vous battre. C’est pourquoi, vous devez vous réveiller ! »

« C’est à toi de te réveiller ! Tes paroles ne sont que des rêves absurdes ! »

Des rêves absurdes ? En effet.

Les soldats étaient puissants. Leurs armures en maille étaient capables de bloquer nos flèches et les elfes étaient faibles au corps à corps. De plus, la Magie de Vent dans laquelle les elfes étaient spécialisés était bien trop faible, incapable de tuer.

Si un combat venait à avoir lieu, la distance entre les deux parties serait rapidement raccourcie et finirait en véritable bain de sang.

Du moins, si nous ne faisions rien.

« Et si je vous prouve que mon rêve n’est pas qu’un simple rêve ? Pour le moment, je vais vous montrer deux choses. Tout d’abord, je vais régler nos problèmes de nourriture. »

En entendant mes mots, l’amertume s’amplifia sur les visages alentours.

En vérité, il s’agissait de notre plus gros problème actuel.

« Comme vous le savez, l’Empire nous interdit de cultiver autre chose que du blé. Nous dépendant donc de ce qu’ls nous apportent. »

Il s’agissait des chaines emprisonnant notre village.

La productivité était accrue si la cultivation était concentrée sur un seul produit, et en même temps, cela nous rendait dépendant à l’Empire.

« Il reste de quoi tenir 2 mois dans l’entrepôt alimentaire. »

Il s’agissait principalement du blé récemment récolté, car l’empire ne nous envoyait ce dont nous avions besoin pour survivre que lorsque nous atteignions un seuil minimum.

De plus, l’hiver arrivait dans 3 mois.

Si je ne prenais pas les mesures nécessaires, nous allions mourir de faim tôt ou tard. Les hivers de ce monde étaient sévères ; les récoltes ne poussaient pas sous la neige, et même la bénédiction de la forêt était affaiblie. Même si je pouvais faire pousser moi-même les cultures, rien ne pouvait être récolté avant 3 mois.

« Je comprends la raison de tes actes, mais il aurait pu y avoir bien plus que seulement quatre morts… »

Ces mots laissèrent dans ma bouche un goût amer.

« Quatre personnes ? Ne détournez pas le regard ! Combien de personne ai-je tué par rapport à eux !? Depuis leur arrivée il y a 5 ans, 10 personnes ont été tuées par an ! 50 personnes ont donc été tuées jusqu’à maintenant. Si nous n’agissons pas maintenant, les cadavres continueront à s’empiler. Moi, je ne veux pas perdre Lucie. Et vous, n’avez-vous pas des personnes importantes à vos yeux ? Ne voulez-vous pas les protéger ? Etre ainsi privés de vos êtres chers, ne désirez-vous pas résister !? »

Ma voix monta à nouveau d’un cran.

De nombreux elfes baissaient maintenant la tête, les épaules tremblantes de colère et de chagrin.

« Mais cela est peut-être préférable à l’élimination totale. »

« Qu’il en soit ainsi. Même ton père Kuroettsu n’a pas pu gagner. »

« Rien ne changera. Nous ne pouvons pas gagner. »

Des mots de résignation et lamentations.

Toutefois, je comprenais maintenant. Je ne pouvais convaincre personne dans la situation actuelle.

« Ecoutez-moi, et croyez en ma victoire. Pour régler notre problème de nourriture, je vais attaquer une base de ravitaillement humaine et en récupérer la nourriture ! »

La meilleure façon d’obtenir facilement de la nourriture passait par le pillage.

Et logiquement, nous n’avions pas d’autre choix que de viser les Divisions de Ravitaillement de ces soldats en pensant à la quantité et qualité requise.

220 kilomètres séparaient notre village du pays de ces soldats. Même à cheval, seuls 20 à 30 kilomètres pouvaient être parcourus quotidiennement en portant de lourds équipements et armures, d’où la nécessité de créer une station. Son existence et position avaient été conformées lorsque mon père s’était révolté contre les humains.

La position d’une telle station avait un sens, car plusieurs villages en plus du nôtre subissaient la domination des humains. En plus d’une large quantité de personnel, une quantité considérable de nourriture y était gardée.

J’allais frapper là.

….De plus, cet endroit servait aussi de barrière. Il s’agissait d’une forteresse empêchant toute révolte d’atteindre leur pays. Du personnel et des équipements de défense étaient donc présents.

« Idiot ! Tu essayes de mourir !? »

« J’y arriverais. Je veux donc que vous croyiez en cette possibilité. Si je ne reviens pas, vous n’aurez qu’à me désigner comme coupable auprès des humains. Peut-être que mon attaque sur leur base de ravitaillement sera plus rapide que leur enquête. Si j’échoue et que je me fais capturer, c’est la mort assurée. Vous aurez juste à dire qu’un idiot a perdu les pédales et est devenu complètement fou. »

Ainsi, le village n’allait probablement pas disparaitre en cas d’échec. Après tout, nos pierres magiques étaient importantes aux yeux de ces personnes. Même si une pénalité pouvait être reçue, des dommages fatals n’étaient pas envisageables.

« Dans ce cas-là, ne ferions-nous pas mieux de te capturer ? Ainsi, tout cela se terminera sans que nous ayons à subir leur colère. »

« Certainement, mais je ne compte pas rester un esclave des humains toute ma vie. Cela vous dérange ? »

Je me mis à rire sans la moindre crainte.

Le Chef du Village me regarda quand à lui avec dédain, tandis que plusieurs villageois voyaient maintenant en moi un espoir après avoir vu ma force.

« Et, seconde promesse. La raison de notre défaite lors du conflit précédent était l’existence de leurs armures. Nous risquons de mourir uns par uns si nos arcs ne fonctionnent pas contre eux. Ainsi, je vais fabriquer une arme capable de les tuer en une attaque et que n’importe qui peut manier. Avec une telle arme, nous pourrons combattre. »

« Existe-t-il une telle arme ? »

« Bien sûr ! Si nous avons des armes, leurs cadavres tomberont uns par uns. Vous comprendrez mieux lorsque je démontrerai qu’une telle arme peut transpercer une armure. Toutefois, je ne m’en occuperais pas personnellement, Lucie utilisera mon arme. »

Avant, lorsque nous combattions pour repousser la domination humaine, nous avions été vaincus par ces armures en métal, une nouvelle technologie développée et fabriquée par les humains.

Capables de parer facilement le plus puissant arc, il s’agissait de la pire affinité pour des elfes.

Ainsi, nous pouvions combattre avec une arme capable de contrer ces armures.

J’en avais une, et les villageois allaient retrouver espoir en voyant l’armure se faire transpercer.

L’arme n’allait avoir aucun impacte s’ils me voyaient, moi qui venais de tuer des soldats à mains nues, l’utiliser. Ainsi, je comptais laisser Lucie s’en servir.

« Vous pouvez rire de moi, penser qu’il ne s’agit que de divagations. Toutefois, je peux vous certifier que les deux cas que je viens de vous citer sont réalisables. Si j’échoue, je ne résisterai pas. Vous pourrez m’attacher et m’offrir aux Humains. Nous avons le temps avec nous, je vais donc prendre la nourriture en 5 jours, puis retourner au village et fabriquer mon arme en 5 jours. Etes-vous donc prêts à me donner 10 jours ? »

Regardant tout autour de moi, je les vis me fixer, un air de surprise sur leurs visages.

Même s’ils ne pouvaient pas me croire entièrement, je n’avais malheureusement pas pu effacer tous leurs doutes.

Sinon, il me restait une autre méthode, et si je pouvais…

« Je crois en Syril. »

La voix de Lucie retentit. Celle-ci était plus normale qu’émotionnelle. Pourtant, il s’agissait d’une voix douce affectant le cœur de tous.

« Je veux voir ce rêve se réaliser avec Syril. Je ne peux plus supporter cette vie de bétail. Je ne veux plus perdre de personnes importante, je ne veux plus qu’on me prenne ma famille. Je déteste vois mes amis partir. Je ne veux plus perdre ceux que j’aime. Un jour, des enfants naitront, et je détesterais les voir partir. Je veux que cet endroit devienne un lieu où je peux rire avec ceux que j’aime, comme avant. »

Les yeux des villageois contenaient une colère grandissante. Leur résignation s’estompa et une réalisation s’invita dans leurs cœurs, une fissure se forma dans l’illusion selon laquelle le sacrifice des proches était une chose naturelle.

Ce simple argument d’une jeune fille les transperça et fit ressurgir des sentiments oubliés.

« C’est vrai, nous ne sommes pas du bétail. »

« Si nous devons mourir, autant nous battre. »

« Je peux mourir, du moment que mon enfant est vengé. »

 Une atmosphère d’excitation s’empara des lieux.

Toutefois, Nije, le Chef du Vilage, ouvrit la bouche,

« Calmez-vous tous ! Lucie a peut-être raison, mais nous battre sans chance de gagner n’est que pure folie ! Bien joué Syril. Maintenant, fais ce que tu viens de dire. Lorsque tu échoueras ton attaque contre la base de ravitaillement et que tu y perdras la vie, je raconterai aux soldats qu’un idiot a assassiné leurs camarades et attaqué leur base. Et même si tu arrives à compléter ta promesse, mais que tu n’arrives pas à fabriquer ton arme, tu seras attaché et livré aux soldats en tant que traitre. Es-tu d’accord avec de telles conditions ? »

 

« C’était mon intention depuis le départ. Mais si j’y arrive, vous battrez-vous avec moi ? »

Aucune réponse ne vint.

Toutefois, une réponse positive était visible dans de nombreux regards.

« …..Peut-être. Fais comme tu veux, mais c’est à moi de décider si nous combattons après avoir vu l’arme dont tu vantes tant les mérites. De toute façon, tu vas certainement échouer. »

Ainsi commença mon combat.

 

Chapitre Précédent                                                                                                                                    Chapitre Suivant

Accueil

La sélection du Mouton – Révérence

Quand la vie semble parfaite, n’oubliez pas que tout peut foutre le camp à tout moment. Comment faire pour se relever ? Révérence a été réalisé par l’équipe Composeitart à l’occasion du 48 Hour Film Project de Nancy en 2015.

Pour découvrir plus de contenu, n’oubliez pas de passer sur la page de la Sélection du Mouton !

Chaotic Sword God – Chapitre 47

 

Chapitre 47 : Retour à l’Académie

 

Le groupe de 6 se dirigea vers la périphérie de la forêt, le 3ème jour maintenant complété. S’ils arrivaient à protéger leurs noyaux de monstre jusqu’à la sortie de la forêt, ils allaient pouvoir finir avec succès leur mission. Et, puisque l’académie n’allait pas prendre leurs noyaux de monstres, ils allaient pouvoir les utiliser pour eux-mêmes.

Voyageant sur la route, Jian Chen et ses compagnons restèrent extrêmement vigilants. Il s’agissait d’un moment crucial, étant donné qu’ils pouvaient être pris en embuscade à tout instant. Jian Chen et Tie Ta étaient toujours en pleine forme, mais Changyang Hu et ses amis n’étaient pas dans leur meilleur état. S‘ils se faisaient attaquer maintenant, un combat féroce et inévitable allait avoir lieu, ce que Jian Chen voulait justement éviter.

Jian Chen marchait sur la route avec Tie Ta et les autres qui le suivaient en file indienne. Ils atteignaient la partie de la forêt où des ondulations étaient visibles sur l’enchantement blanc englobant la forêt. Avec la fin du 3ème jour, l’enchantement s’était tout à coup transformé pour aider les élèves perdus à retrouver leur chemin.

L’âme de Jian Chen scannait ses alentours. La 3ème région n’était pas aussi calme que la 2ème. Non seulement ils devaient se protéger des bêtes magiques, mais ils devaient aussi se protéger des autres élèves. Des élèves attendaient le meilleur moment pour frapper, ainsi, plus on s’approchait de l’entrée de la 3ème région, plus le danger grandissait. Après tout, l’enchantement s’était ouvert afin d’aider les élèves à sortir, alors de nombreux étudiants se dirigeaient vers cette ouverture, devenant ainsi des proies faciles pour les élèves en embuscade.

Quelques heures passèrent, Jian Chen et Tie Ta se rapprochaient de la sortie de la 3ème région. Le voyage avait été plutôt paisible, même si de temps en temps, ils avaient croisés des carcasses de bêtes magiques. Parfois, jusqu’à 2 ou 3 cadavres de bêtes magiques pouvaient être trouvés au même endroit.

Encore quelques heures plus tard, le groupe de Jian Chen arriva enfin à la sortie de la 3ème région. Ils la traversèrent sans problème et entrèrent ainsi dans la 2ème région. A cet instant, personne ne put s’empêcher de soupirer de soulagement. Ils comprenaient tous que maintenant, leurs noyaux de monstres étaient sécurisés, car après avoir quitté la 3ème région, peu importe le nombre de noyaux récoltés, la tâche était terminée. Personne ici n’oserait voler des noyaux de monstres.

« Haha, je ne pensais pas que notre voyage serait aussi paisible. » S’exclama joyeusement Changyang H en souriant, son ton contenant une certaine excitation.

Aoba lui répondit lui aussi joyeusement, « C’est vrai, je pensais que nous allions recevoir une attaque surprise. Je ne pensais pas que le chemin serait aussi calme. »

Darian caressa sa Cainture Spatiale et sourit à son tour, « Les personnes volant des noyaux de monstres dans la 3ème région ont probablement soufferts de blessures, et n’avaient donc plus l’énergie pour voler les autres sur la route. De plus, la plupart des autres participants devaient avoir la même idée que nous, c’est-à-dire une attitude de défense. Une fois la 3ème région quittée, nous n’avons plus à nous inquiéter des voleurs. »

« Oui, tu vous avez raison. » acquiesça Tie Ta.

Jian Chen secoua la tête et expliqua, « La situation n’est pas comme vous le pensez. En fait, durant notre voyage, plusieurs groupes étaient dissimulés, prêts à nous attaquer, vous ne les avez tout simplement pas repérés. Ces personnes cachées dans les ténèbres ont peut-être remarqué notre nombre, ou bien n’avaient pas la capacité de discerner notre force. C’est pour cela qu’ils ne nous ont pas attaqués. Sinon, nous n’aurions jamais pu quitter tranquillement la 3ème région. »

En entendant cela, l’expression sur le visage des membres du groupe changea.

Changyang Hu laissa échapper un long soupir et s’exclama, « Heureusement que quatrième frère nous a aidé à dissimuler nos blessures. Si ça n’avait pas été le cas, nous n’aurions pas eu autant de chance. »

Aoba et les jumeaux acquiescèrent, avant de regarder Jian Chen avec respect.

« Bien, nous devrions nous dépêcher de partir. A notre retour à l’académie, vous devrez guérir vos blessures. »

Le groupe de 6 continua à se diriger vers la sortie et atteignit la 1ère région. Tandis qu’ils s’approchaient de plus en plus de la sortie de la forêt, l’académie apparut au loin dans leur champ de vision. Même si certaines personnes n’avaient pas tenus le coup et étaient parties en plein milieu de l’épreuve, au moins 1 000 personnes étaient entrées ensemble dans la forêt. Même si plus de la moitié avait abandonné, il restait plusieurs centaines de personnes. Toutefois, ces centaines de personnes étaient réparties dans l’énorme forêt et s’étaient donc très peu rencontrée, il était donc rare de rencontrer quelqu’un ayant décidé de continuer l’épreuve.

Le regard de Jian Chen parcourut les personnes autour de lui qui se dirigeaient elles aussi vers l’académie. Il vit que la plupart des hommes étaient torses nus et couverts de blessures. Toutefois, sans exceptions, tout le monde était dans un état déplorable ; leurs torses nus étaient couverts de terre, et leurs visages n’étaient même plus reconnaissables à cause de la saleté.

Seules certaines femmes portaient toujours l’uniforme de l’académie. Toutefois, tous ces uniformes étaient plus que sales, et déchirés à divers endroits. Même les vêtements d’un vagabond étaient probablement meilleurs que les leurs. De plus, certains élèves avaient utilisés de larges feuilles pour couvrir les parties du corps que l’uniforme ne pouvait plus dissimuler, leur donnant un aspect des plus piteux.

Parmi toutes ces personnes, certaines étaient blessées aux jambes et ne pouvaient plus marcher. Elles étaient aidées par leurs compagnons, approchant de la sortie de la forêt pas à pas.

Probablement à cause de la présence d’autant de personnes, aucune bête magique n’était visible dans les environs. L’endroit était encore plus sûr qu’avant.

Peu après, le groupe de Jian Chen suivit la direction pointée par l’enchantement dans le ciel, et sortirent enfin de la forêt. A l’extérieur se tenait le vice directeur, Chang Bai En, le dos droit et portant un changpao blanc. Derrière lui se tenaient plusieurs professeurs aux visages indifférents. Et, encore derrière se tenaient un large groupe de presque 1 000 élèves de l’Académie Kargath. Ils étaient divisés en 2 groupes : le groupe de droite possédant bien plus d’individus que l’autre. Parmi eux, certaines personnes avaient des uniformes sales, mais très peu abimés. Dans l’ensemble, ils avaient l’air à peu près indemne.

L’autre groupe paraissait un peu moins chanceux. Leurs uniformes étaient déchirés voir même couverts de sang. Sous les trous des vêtements étaient visibles de nombreuses cicatrices.

Le groupe de gauche contenait environ 200 personnes. Tous étaient dans un état pitoyable ; la plupart portaient des vêtements faits d’écorce ou de peaux de bêtes, et quelques personnes étaient torse nu. Toutefois, toutes les personnes sortant de la forêt étaient intégrés au groupe de gauche.

Après ça, le groupe de Jian Chen s’assit tranquillement dans l’herbe afin d’attendre. Jian Chen avait compris que les membres du groupe de gauche étaient les élèves ayant réussi à rester 3 jours entiers dans la forêt. D’un autre côté, les membres du groupe de droite étaient les personnes s’étant échappées de la forêt avant la fin des 3 jours. Selon les règles de l’académie, peu importe s’ils avaient obtenu un minimum de 2 noyaux de monstres, ils avaient échoués.

En balayant la foule du regard, Jian Chen découvrit que de nombreuses personnes de son groupe de gauche avaient l’air mélancoliques. D’autres regardaient leurs camarades avec rage, comme si des flammes pouvaient à tout moment jaillir de leurs yeux.

A cet instant, Jian Chen sentit quelque chose. Il se retourna pour regarder derrière lui, et vit deux personnes au visage sale portant des peaux de bêtes et supportant un autre élève aux vêtements similaires. Les deux foudroyaient Jian Chen du regard, comme s’ils pouvaient le foudroyer rien qu’en le regardant…. Un puissant désir de meurtre.

Après que Jian Chen les ai examinés, le coin de sa bouche se leva en un sourire narquois. Il reconnut Luo Jian parmi ces personnes. Même si Jian Chen savait qu’après les évènements de la veille, il s’était attiré les foudres de Luo Jian, il s’en fichait. En termes de puissance, il n’était pas en dessous de Luo Jian. Une fois son Arme Sainte condensée, Luo Jian n’allait plus lui poser le moindre problème.

En termes de circonstances familiales, même si Jian Chen n’était pas complètement certain de la force du clan Changyang, celui-ci n’était en aucun cas faible. Luo Jian était le fils du chef d’un clan majeur de la Cité Interdite, mais selon Jian Chen, le clan Luo n’allait pas s’occuper d’une affaire aussi triviale. Après tout, Luo Jian avait été blessé par Jian Chen au cours d’un entrainement de l’académie. De plus, Luo Jian avait été le premier à attaquer le groupe de son grand frère.

Après ça, une fois tous les élèves sortis de la forêt, le groupe dans lequel se trouvait Jian Chen avait augmenté de 300 ou 400 personnes.

A cet instant, le vice directeur Chang Bai En se plaça devant la foule. Il regarda les étudiants ayant bien évidemment traversé des situations difficiles. Il sourit, et s’exclama, « Très bien. Comme je m’y attendais, vous ne m’avez pas déçu. Je ne pensais pas qu’autant de personnes parviendraient à passer les 3 jours de cet évènement de chasse aux bêtes magiques, comparé aux compétitions précédentes. Maintenant, je vous demande de rester en formation et de vous diriger vers l’académie. »

Ainsi, les 2 groupes maintinrent leur formation et avancèrent rapidement vers l’académie. Au milieu de leur voyage, ils rencontrèrent une petite  rivière et tout le monde put s’y laver le visage avant de continuer à avancer. Peu après, le groupe d’élèves arriva près de l’académie, et au loin, ils virent une grande plateforme érigée au centre des terrains de sport.

Les élèves s’arrêtèrent devant la plateforme, et le vice directeur Chang Bai En, accompagné de plusieurs professeurs, monta dessus. Le vice directeur s’assit sur la seule chaise présente de façon directe et imposante, et s’exclama calmement, « La compétition de chasse de Bête Magique ayant lieu tous les 3 ans est maintenant officiellement terminée. D’après les règles de l’académie, une fois le décompte effectué, nous vous récompenserons. J’aimerais maintenant que les personnes restées 3 jours dans la forêt et ayant rassemblé 2 noyaux de monstres s’avancent. »

Lorsque le vice directeur eut fini de parler, une centaine de personnes sortit de la foule.

« Nous allons maintenant compter les Noyaux de Monstres de Classe 1. Les élèves ayant chassés des Bêtes Magiques de Classe 1, veuillez monter sur la plateforme. » Continua le vice directeur.

Et donc, tous les élèves ayant tués des Bêtes Magiques de Classe 1, incluant Jian Chen et Tie Ta, montèrent sur la plateforme. Des professeurs assignés au décompte des noyaux de monstres rassemblés par les élèves se tenaient là.

 

Chapitre Précédent                                                                                                                                Chapitre Suivant

Accueil

Kuro no Maou – Chapitre 13

 

Chapitre 13 : Extermination de Gobelin (1)

 

« ….Ici. »

Tandis que nous étions cachés dans l’ombre d’un arbre, Lily pointa un morceau rocailleux de falaise.

« Ooh, il y a surement des gobelins à l’intérieur. »

L’entrée principale de la cave paraissait mesurer 3 mètres, et était entourée de 3 autres petites entrées d’un mètre. Elles n’étaient pas très grandes, mais suffisamment pour les gobelins qui mesuraient 1 mètre de hauteur au maximum.

 Les gobelins ici étaient apparemment similaires à ceux que j’avais combattus lors de mes expériences de manœuvre.

Pendant ces expériences, ils étaient équipés d’amures solides et des lames acérées, mais ceux d’ici ne portaient que des bous de tissus en lambeaux et étaient armés d’armes rudimentaires probablement fabriquées à la main.

Leur niveau d’équipement était donc bien inférieur, mais ils paraissaient bien plus habitués à manier de telles armes.

« Je préfère confirmer juste au cas où mais, je peux vraiment tous les tuer ? »

J’avais depuis longtemps perdu toute hésitation de meurtre, quelque soit l’être vivant, mais je n’avais pas vraiment envie de montrer un bain de sang à Lily.

Même si je savais que cela ne la dérangerait pas étant donné qu’elle avait l’habitude de compléter de telles tâches, je préférais lui demander au cas où.

Si elle venait à avoir peur de moi en me voyant tuer des gobelins, cela risquerait de m’attrister.

« Oui, si tu laisses rien qu’un gobelin en vie, 30 autres viendront. Tu peux donc les exterminer. »

« A-Ah bon ? Je vois… »

Je ressentis un léger frisson en l’entendant parler d’’’extermination’’ comme s’il s’agissait d’une bande de cafards.

Est-ce qu’une telle cruauté pure est propre aux enfants ?

Bon, dans tous les cas, cela m’allégeait l’esprit. Comme demandé, je n’allais en laisser aucun vivant.

« Bien, j’y vais ! »

Sans même essayer de me cacher, je me dirigeai directement vers la cave.

« ….Chargement. »

Cette technique consistant à créer de multiples balles avant le début d’un combat avant de les tirer avait été développée lorsque je me trouvais dans la caisse voyageant jusqu’au continent Pandora. Après tout, j’avais eu beaucoup de temps libre.

Je ne pouvais pas stocker beaucoup de balles, mais pour le moment, concentrer 3 fois ma puissance de feu habituelle dès le début du combat était suffisant.

« Noircissement. »

J’utilisai ma technique sur 4 longues branches de bois de 1 mètre que j’avais récolté avant de venir ici. Je les avais portées sous mon bras, et les contrôlai maintenant sans même les toucher. Je laissai les 4 branches noires derrière moi.

« …Bien. »

Me tenant sur un large rocher, je pouvais clairement voir l’entrée de la cave. De ma position, je n’allais rater aucun gobelin.

Approximativement 20 gobelins étaient visibles, dont 13 armés. Il y en avait probablement davantage cachés dans la cave. Et, lorsque je vis les gobelins, ceux situés près de l’entrée de la caverne parvinrent à me voir eux aussi.

Ne voulant apparemment pas m’accueillir en ami, leurs visages similaires à un mélange entre une grenouille et un singe se tordirent et ils me regardèrent avec hostilité.

« Gyoaahhh !! »

Je ne savais pas s’il s’agissait d’un signal ou d’un cri de guerre, mais avec ce cri, les gobelins se préparèrent à attaquer.

« C’est ça ! Venez….. Lily !? Qu’est-ce que tu fais ici !? »

« ? »

Tandis que j’étais sur le point de lancer ma magie, je vis une petite ombre blanche virevoltante près de mes jambes. Je pensais qu’elle attendait patiemment dans la forêt, pourquoi était-elle venue ainsi sur le front ?

Mais maintenant, je ne pouvais plus fuir.

Lily avait de l’expérience dans l’élimination de monstres, je n’avais donc pas besoin de m’inquiéter pour elle.

Aaaagh ! Mais je ne pouvais pas m’en empêcher !!

« Lily, ne t’éloigne pas de moi. C’est dangereux ! »

« D’accord. »

Avait-elle vraiment compris ? Elle me regarda d’un air interrogateur.

J’étais franchement inquiet, mais je n’avais pas le temps pour ça.

« Bien, allons-y !! »

Me motivant à nouveau, je fis face aux gobelins. Parmi les 13 armés, 2 étaient équipés d’arcs. Probablement à cause du bruit, 4 nouveau gobelins armés d’arcs sortir de la cave, accompagnés de 10 autres gobelins. Quand aux gobelins armés de lances et d’épées, ils chargèrent tous dans ma direction.

« Fusil. »

Tout d’abord je comptais éliminer les archers. Avant que les 6 parviennent à tirer la moindre flèche, une volée de balles leur traversa le crâne.

Puisque je les avais chargées en avance, je pouvais les tirer toutes en même temps au lieu de faire du coup par coup.

« Tir de Chevrotine. »

La prochaine cible était les gobelins me chargeant de front.

J’avais vaincu les archers en un instant, alors le groupe d’attaque ne m’avait pas encore atteint. Cette distance entre nous était de 10 mètres environ. Parfait pour un Tir de Chevrotine.

Les 4 tirs de chevrotines précédemment chargés furent tirés et couvrirent la zone devant moi sous forme de barrage. N’ayant aucun bouclier ou aucune chance d’esquiver, les gobelins se firent transpercer.

Ceux à l’avant se firent entièrement annihiler, empêchant même de savoir quelles balles avaient été fatales. Certains avaient même perdues bras et jambes.

« Gih, gieaaha !! »

 Des gobelins ayant réussi à survivre en se cachant derrière leurs compagnons crièrent de rage et continuèrent à charger dans ma direction. Derrière eux se tenaient des gobelins intactes, et de nouveaux renforts sortirent de la cave.

Apparemment ils ne comptaient pas battre en retraite, ou peut-être n’avaient-ils pas d’intelligence suffisante pour sonner cette retraite ; dans tous les cas, le fait qu’ils chargent ainsi me faisait gagner beaucoup de temps.

« Gatling. »

Levant ma main droite devant moi, j’utilisai ma Gatling pour obtenir un feu nourri.

Ma Gatling tirait automatiquement des balles, je pouvais donc me concentrer uniquement sur la création de celles-ci. Ainsi, le résultat était une tir bien plus rapide que mon fusil.

Mais, utilisant ma main droite comme canon, je ne pouvais tirer que tout droit en visant à peine. Ainsi, une telle technique était extrêmement efficace contre un groupe chargeant de front.  Après tout, l’adversaire était directement à portée de tir dans une telle situation.

Ainsi, sans pouvoir se défendre ou esquiver les balles similaires à celles de mon Fusil, les gobelins furent transformés uns par uns en tas de chair ensanglantée.

Ce n’était pas un combat, juste un massacre.

Pourtant, les gobelins continuèrent à charger dans ma zone d’action.

Les cadavres de leurs camarades les ralentissant et mes balles pleuvant, la distance entre moi et les gobelins resta la même. Mais lorsque je décidai de me diriger vers la caverne…

« Uoooooooh !!!! »

Un rugissement fit trembler le décor. En continuant à tirer avec ma Gatling, je me tournai vers la source du cri.

Il s’agissait probablement d’un nouveau gobelin venu en renfort, et il n’était pas bien différent des autres gobelins. Toutefois, la large hachette dans sa main sortait de l’ordinaire.

Les gobelins ici n’utilisaient que des arcs et lances fait à la main. De temps en temps, certains avaient des épées, mais celles-ci étaient fissurées et rouillés, sans le moindre signe de maintenance.

Toutefois, cette large hachette avait gardée son tranchant et brillait de façon visible, même pour un amateur.

Elle n’émettait pas qu’une brillance, mais aussi une aura sombre similaire à mon énergie noire.

Lorsque je me rendis compte qu’un adversaire problématique venait d’apparaitre, le gobelin à la hachette attaqua tout à coup ses compagnons. En un instant, la tête d’un gobelin tomba, tranchée par la hachette comme s’il s’agissait d’une simple motte de beurre.

« Oioi, celui-là est dangereux. »

Même les gobelins se rendirent compte de l’anormalité de la situation et arrêtèrent leur charge pour le regarder.

Pendant ce court instant, les gobelins près de lui tombèrent uns à uns, décapités sous les coups de la hachette.

« Kurono, c’est une arme maudite ! Attention ! »

« Une arme maudite ? »

Je me souvenais que pendant les expériences de manœuvres, des armes étranges apparaissaient parfois. Elles étaient capables d’augmenter la force ou de permettre l’utilisation de magie à leur utilisateur. Similaires à mes armes noircies, je pensais qu’il s’agissait simplement d’armes normales auxquelles avaient été attachés des effets magiques

 Mais parfois, les magies attachées n’étaient pas toujours un avantage pour leur utilisateur. Il devait probablement s’agir de ces [Armes Maudites].

En le voyant attaquer ainsi alliés et ennemis, il était facile de deviner la malédiction.

Pensant tranquillement cela, je tirai un coup de Fusil en direction du gobelin à la hachette.

J’avais arrêté ma Gatling, la visée était donc parfaite et la balle allait donc se loger dans son crâne, ou du moins, aurait dû.

« Guaau !! »

D’un simple mouvement, la balle fut parée par la hachette.

« Tu te fous de moi ? C’est quoi cette vitesse de réaction !? »

Les yeux complètement blancs, son visage déjà très moche se tourna vers moi.

Ah, maintenant, il était complètement concentré sur moi.

De plus, sa respiration devenait de plus en plus saccadée et il bavait en continu, ses yeux blancs començant à devenir injectés de sang. Est-ce que mon tir l’avait énervé ? En tout cas, il avait l’air en colère.

Il allait probablement s’agir d’un adversaire problématique…….

 

Chapitre Précédent                                                                                                                                  Chapitre Suivant

Accueil

Le Héros est un Démon – Chapitre 71

 

Chapitre 71 : Faible

 

Tôt dans la matinée.

Dans les excessivement spacieux terrains d’entrainements des soldats situés à la périphérie de la capitale, les chevaliers étaient rassemblés, à l’exception de ceux travaillant actuellement à maintenir l’ordre public.  Les grandes figures tels que le Capitaine de l’Ordre Royale de Chevaliers Sabnak, le Capitaine de l’Ordre de Chevaliers Lotomago et le Vice-capitaine de l’Ordre de Chevaliers Midas étaient présentes.

En tout, 60 personnes étaient présentes, incluant les nouveaux-venus. Il s’agissait à peine d’un tiers du personnel qu’ils possédaient pendant leur âge d’or, mais même si les vétérans se sentaient maintenant seuls, un rassemblement d’autant de chevaliers était plutôt rare.

Devant eux, sans même qu’ils sachent quand cela avait été construit, se tenait une simple hutte d’un étage avec des murs et une porte d’installés.

Le Comte sortit de cette même hutte, un Comte dont le nom et le visage étaient bien connus des membres des ordres de chevaliers, Hifumi.

« Bonjour. » (Hifumi)

« « Bonjour monsieur ! » »

Après qu’Hifumi ait acquiescé à l’écoute de ce salut unanime, des membres du personnel du château distribuèrent des armes aux chevaliers.

Il s’agissait de lances courtes en bois, possédant une longueur capable d’atteindre le torse d’un homme adulte.

« Elles sont en bois pour que vous puissiez vous entrainer à l’utilisation de lances courtes lorsque vous patrouillez dans le château. Elles n’ont pas de poids, mais pour le moment seul l’apprentissage du style nous intéresse. Vous prendrez tous celle que vous possédez chez vous et la ramènerez pour la prochaine leçon. » (Hifumi)

Une fois toutes les armes distribuées, Hifumi pointa du doigt le petit bâtiment.

« Pour le moment nous n’avons pas réussi à construire plus d’une maison, mais nous prévoyons d’en fabriquer deux autres. » (Hifumi)

« Et à quoi serviront-elles ? » (Sabnak)

Hifumi répondit ‘’Vous comprendrez plus vite en essayant’’ à Sabnak, puis demanda à trois personnes d’entrer dans l’une des pièces de la maison.

Puis, il entra lui-même, une lance courte en main.

« Pour le moment, attaquez-moi en même temps tous les trois. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas me battre sérieusement. » (Hifumi)

En entendant cette dernière ligne, les chevaliers qui étaient fiers de faire partie de l’élite préparèrent leurs lances, légèrement contrariés.

« Merci. J’ai jugé votre expérience en combat d’intérieur bien trop insuffisante. Vos questions seront bien plus vite répondues avec un exemple. » (Hifumi)

 Agrippant légèrement la lance dans sa main droite, Hifumi attendit que les trois chevaliers viennent l’attaquer.

Lorsque l’un d’eux commença en enfonçant sa lance, il l’esquiva tranquillement puis la repoussa avec son pied.

« Vous êtes trois pour une raison. Synchronisez votre respiration. » (Hifumi)

En s’exclamant cela, il se déplaça jusqu’au centre de la pièce.

« Ils ont déjà perdus. Sais-tu pourquoi ? » (Hifumi)

« Moi ? » (Chevalier)

Le chevalier désigné qui observait depuis l’extérieur du bâtiment laissa échapper une voix nerveuse.

« Umm… Est-ce que cela est dû au fait que le Comte Tohno se soit déplacé jusqu’au centre de la pièce ? » (Chevalier)

« Tu n’as pas tout compris, mais ta réponse est à moitié correcte. » (Hifumi)

Tandis qu’il expliquait cela, les trois chevaliers l’encerclèrent.

Ils attaquèrent tous en même temps, le pensant cerné, mais ne parvinrent pas à la toucher.

Passant entre les mailles du filet, Hifumi toucha le flanc de l’un des chevaliers avec la pointe de sa lance en bois.

« Regardez, votre camarade s’est fait éliminer. » (Hifumi)

« En même temps, s’ils ne sont que trois… »

« Que racontes-tu ? S’ils étaient 5 ou 6 dans un endroit aussi réduit, ils perdraient la capacité de se mouvoir librement. » (Hifumi)

« Uh… »

Après ça, Hifumi leur apprit comment se défendre et contrecarrer un encerclement en utilisant du mobilier comme des étagères, les murs d’un bâtiment et des piliers.

Au départ, les chevaliers se plaignirent de ses mouvements fourbes, surtout ceux de la Seconde Unité de Chevaliers, mais après plusieurs combat contre lui en groupes de trois, leur mécontentement disparut naturellement en voyant l’efficacité de ses techniques.

Leur honnêteté était probablement due au fait que la Seconde Unité de Chevaliers avait déjà un peu d’expérience de combat réel.

« Vous utiliserez pendant quelques temps cette hutte pour vous entrainer chacun votre tour. Les autres groupes devront s’entrainer à l’utilisation de la lance. » (Hifumi)

Plusieurs des techniques montrées par Hifumi étaient déjà connues des chevaliers. En plus des techniques d’attaque simples connues des chevaliers, ils s’entrainèrent aussi à donner des coups avec le pommeau d’une lance ou à lancer celle-ci.

Etant donné que tout cela leur avait été appris en ne matinée, la plupart des chevaliers ne purent qu’apprendre sans dire s’ils étaient capables de les mettre à exécution dans une situation réelle.

De plus…

 « Ce sont les bases. Vous devrez améliorer vos techniques de combat en lieu fermé en mémorisant ces mouvements, pour cela, vous avez trois jours. » (Hifumi)

Les chevaliers s’assirent et commencèrent à discuter après qu’Hifumi ait dit cela et soit parti en direction du château. Même Lotomago, habituellement enthousiaste, gisait par le terre sur le dos, son corps épuisé ne lui répondant plus. Sur son visage était visible une expression de soulagement.

« …Si nous ne le faisons pas, cela risque d’être problématique n’est-ce pas ? » (Lotomago)

Sabnak secoua la tête en entendant les paroles de son collègue.

« Pas vraiment, mais cela est nécessaire si nous voulons mener à bien la cérémonie de couronnement dont nous avons la charge. De plus, si tu veux tenter de conserver au mieux les vies de tes subordonnés, tu n’as pas vraiment le choix. » (Sabnak)

« Nous n’avons donc pas d’autre choix que de nous placer en tête. », Rajouta Sabnak en se levant avec difficulté.

 

En commençant par la capitale d’Horant, Adolamelk, tout le pay était tombé dans un large chaos temporaire.

En plus du château ayant été envahi par l’ennemi et les forces militaires ayant subies de larges pertes, des troupes étrangères avaient été stationnées dans la capitale. De plus, ces mêmes troupes entrainaient les soldats d’Horant.

Même les laboratoires de recherches sur les outils magiques opérés par l’état avaient été endommagés, et les sommes d’argent devant être payées au territoire Tohno d’Orsongrande en tant que réparations n’étaient pas faibles.

Naturellement cela avait attiré la colère des nobles du pays. Des mouvements d’opposition contre la royauté maintenant affaiblie apparurent, mais pour une raison inconnue, juste à cet instant… les rapports de témoins ayant rencontrés des monstres féroces augmentèrent. En plus de l’apparition de personnes ne ressentant plus aucune douleur, les nobles étaient maintenant entièrement occupés à gérer leurs territoires dans toute cette confusion.

Pendant que les nobles devaient accepter leur confinement, l’armée nationale d’Horant, dont le cœur était stationné à Adolamelk, étaient entrainés par les soldats territoriaux de Fokalore menés par Alyssa, afin de compenser par la force leur diminution de personnel.

Même si des nobles décidaient de se révolter maintenant, ils ne pourraient pas forcer la capitale à se rendre.

« …Je suppose qu’il est logique de dire que nous avons complètement perdu. » (Suprangel)

Après avoir regardé divers rapports, Suprangel soupira profondément.

Même s’il était le roi, le fait qu’il invite ainsi des soldats d’une nation ennemi risquait d’avoir des conséquences. Même s’il s’attendait à essuyer les critiques, au final son autorité s’était renforcée, le pouvoir des nobles s’était affaibli et la capitale était florissante si l’on ne regardait que les résultats.

Afin d’augmenter le nombre de chaines de distribution pour les outils magiques, le nombre de marchands allant et arrivant d’Orsongrande avait augmenté, et donc les taxes reçues. Ainsi, les frais des réparations pouvaient être à eu près couverts.

« Et qu’en est-il des invités de Fokalore ? » (Suprangel)

« Haa ! Les soldats d’Orsongrande n’ont pas causé de problèmes particuliers… Ou plutôt, puisqu’ils distribuent chaque jour sur les marchés les morceaux comestibles des monstres et payent ce qu’ils achètent, ils ont l’air d’être acceptés par les citoyens autour du château. »

Le jeune homme expliquant cela de manière peu plaisante était un parent lointain du roi et s’appelait Nelgal.

De nombreux membres de la royauté coopérant avec Veldore avaient été découverts, puis exilés ou éliminés.

Même si j’ai fait venir ce jeune homme pour l’installer comme héritier alors que son sang royal est faible, il a encore beaucoup à apprendre, Pensa Suprangel.

« Il n’y a pas que des mauvais côtés à cette situation. Si la population est heureuse et prospère, le pays l’est. Nous devrions plutôt nous inquiéter du départ des soldats de Fokalore. » (Suprangel)

« Que voulez-vous dire ? » (Nelgal)

« Si une ombre s’abat sur l’état et l’ordre publique après leur départ, la population et les nobles nous considérera nous, la royauté, comme incompétents. Une fois un avantage obtenu, il est difficile de le perdre. » (Suprangel)

Après que Nelgal ait hoché la tête, compréhensif, il baissa les yeux et se mit à réfléchir.

Le roi attendit qu’il finisse.

« Mon roi, j’aimerais vous demander quelque chose, mais… » (Nelgal)

« Je te le permets. Explique-moi ce qui te pèse sur la conscience. » (Suprangel)

« J’aimerais que vous m’envoyiez à Fokalore. J’ai entendu de nombreuses rumeurs de personnes partant là-bas pour étudier des matières telles que l’administration d’un territoire. Si vous le voulez bien, j’aimerais étudier ces choses le plus tôt possible. » (Nelgal)

 En entendant sa suggestion, Suprangel ne put s’empêcher de sourire.

« Je vois. J’ai entendu dire que cette terre, gouvernée par cet homme, évoluait rapidement. Je suppose que cela serait utile. » (Suprangel)

« Dans ce cas… ! » (Nelgal)

« Hmm… » (Suprangel)

Il pensa aux circonstances de cet homme du nom d’Hifumi.

Un homme venu d’un monde inconnu. Que va-t-il détruire dans ce monde ? Que créera-t-il ? Où va-t-il aller ?

Suprangel descella la lettre placée devant lui. Elle contenait l’annonce de la montée sur le trône d’un nouveau roi pour Orsongrande.

« Très bien, je vais t’envoyer à Fokalore, Nelgal. » (Suprangel)

« Je vous remercie ! » (Nelgal)

« Je vais aussi t’accompagner jusqu’à la capitale d’Orsongrande. Je vais directement rencontrer leur nouveau roi afin de le prévenir de ta présence. » (Suprangel)

« V-Vous n’avez pas besoin d’aller aussi loin… » (Nelgal)

Le départ d’un roi était sans précédent à Horant. Même dans les pays étrangers cela n’arrivait pratiquement jamais.

Nelgal savait pertinemment que cela était ne affaire de la plus grande importance.

« Ce n’est rien. On peut dire que je reçois des leçons de mon prédécesseur. » (Suprangel)

Il reposa sur son bureau la lettre.

« Si je ne fais que regarder ce bout de papier, je ne comprendrais rien. Il est nécessaire de voir les choses de ses propres yeux pour les comprendre. Si j’avais eut une vision et un discernement plus larges, Veldore ne serait probablement pas mort… » (Suprangel)

« Mon roi… » (Nelgal)

« Les troupes de cet homme étaient accompagnée par un officier considérablement haut gradé. Demandons sa coopération pour entrer à Orsongrande. » (Suprangel)

« Apprenons de nouvelles choses en regardant ensemble ce vaste monde. », S’exclama Suprangel en riant.

 

Pendant que les ordres de chevaliers suaient abondamment sous l’entrainement monstrueux d’Hifumi sur les terrains d’entrainement de la capitale, Vaiya, qui se trouvait sur les terrains de test dans l’atelier des nains de Fokalore, titubait.

« Il existait un tel mouvement… » (Vaiya)

« Puisque je manie pour la première fois cette arme, je ne peux pas vraiment expliquer la différence. » (Caim)

Répondit Caim avec son manque d’expression habituel tout en haletant légèrement.

« La première fois…eh ? » (Vaiya)

« Oui. Après avoir reçu les conseils du Seigneur, je me suis entrainé quotidiennement. » (Caim)

Caim tenait fermement dans ses mains le kusarigama. Le contrepoids dans une main, il s’était placé de façon à placer la faux de l’arme devant lui.

« …Vous ne baissez pas votre arme alors que votre ennemi est à terre, s’agit-il aussi d’un conseil du Comte Tohno ? » (Vaiya)

« Oui. Même si l’adversaire a l‘air sans défense, l’une des bases du combat est de ne pas baisser sa garde. » (Caim)

« Je ne fais pas le poids contre vous. », S’exclama Vaiya en se relevant et retirant la terre sur ses habits. Il ramassa l’épée gisant au sol près de lui.

« Vous avez détruit mon honneur de chevalier de façon splendide. » (Vaiya)

Rangeant son épée dans son fourreau, Vaiya prit dans ses mains le kusarigama qu’il avait reçu pour son usage personnel.

« C’est une arme étrange. En plus d’enrouler la chaine autour de mon épée pour me désarmer, vous avez réussi à me faire tomber en l’enroulant ensuite autour de mes pieds. » (Vaiya)

Même si l’autre partie utilisait pour la première fois cette arme, Vaiya ne pensait pas subir une défaite aussi cuisante.

Et comme pour remuer le couteau dans la plaie, son adversaire, loin d’être un soldat, était un fonctionnaire. De plus, il n’avait pas l’air d’avoir été beaucoup entrainé.

« Encore, je veux que vous m’appreniez à utiliser cette arme. A mon avis, elle nous sera extrêmement utile. » (Vaiya)

« …Puis-je vous demander la raison ? » (Caim)

« Pour maintenir l’ordre au sein du château, nous n’avons pas d’autre chois que de ‘’tuer’’ l’ennemi avec des épées ou lances. Toutefois, avec un kusarigama et des shurikens, nous pourrions capturer l’ennemi vivant. Cela nous permettrait ensuite d’obtenir des informations par exemple. » (Vaiya)

« Si nous arrivons à faire cela, nous pourrons gérer les situations avant qu’elles ne virent au désastre. », Vaiya dévoila le contenu de ses pensées.

Devenant un peu trop passionné par ses propres paroles, il se mit à rougir, mais voulait toutefois continuer à faire part de son enthousiasme.

Caim paraissait toujours arrogant, mais Vaiya le vit hocher légèrement la tête.

« Je comprends. Dans ce cas, je vais vous enseigner les techniques que je connais. » (Caim)

« E-Et, après ça… » (Vaiya)

L’impatience de Vaiya fit plisser les yeux de Caim.

« C’est vrai, d’après vos objectifs, un entrainement en un contre un n’est probablement pas suffisant, surtout s’il ne s’agit que de moi. » (Caim)

Tout à coup, plus de 30 soldats en groupes apparurent sur les terrains d’entrainement.

« Bonjour ! »

« Oui, bonjour. » (Caim)

Les soldats, formant rapidement une ligne, tenaient tous un kusarigama dans leurs mains. Faisant face à Caim, leurs dos étaient droits.

Caim resta devant eux de la manière la plus naturelle qui soit.

Puis, il parla à Vaiya, qui ne comprenait pas la situation.

« Il s’agit des personnes ayant reçues les apprentissages de Seigneur-sama avec moi. Pour commencer, nous allons vous faire incorporer les techniques que nous connaissons. » (Caim)

« Eh ? Incorporer… ? » (Vaiya)

« A partir d’aujourd’hui, nous allons incorporer en vous et de toutes nos forces les ‘’conseils’’ de Seigneur-sama… Faites attention à ne pas mourir s’il-vous-plait. » (Caim)

« Haha… Ne soyez pas trop dur avec moi… » (Vaiya)

Je n’aurais peut-être pas dû le choisir pour m’entrainer, Pensa Vaiya.

 

Chapitre Précédent                                                                                                                                  Chapitre Suivant

Accueil

Quitter la version mobile