Kuro no Maou – Chapitre 2

 

Chapitre 2 : Soumission

 

« …… Je suis vivant. »

Murmurai-je avec le peu de conscience que je possédais. En me réveillant, je me trouvais à nouveau sur un sol rigide. Peu après, mes souvenirs d’avant mon évanouissement me revinrent.

« Guh …. »

J’avais envie de vomir, mais me retint.

La paralysie maintenant disparue, je pouvais maintenant parler avec difficulté, ainsi que bouger mon corps.

En posant ma main sur ma tête, une sensation froide et dure fut transmise à mes doigts. Sans le moindre doute, ce satané anneau à aiguilles était complètement attaché à ma tête.

« Merde …. C’est le pire ….. »

Même si ce n’était plus douloureux, n’importe qui se plaindrait après avoir reçu de nulle part un traitement similaire à de la torture. Mais maintenant, mon corps avait retrouvé sa liberté, alors je devrais commencer à confirmer ma situation.

Je me trouvais actuellement dans la même pièce vide que tout à l’heure. Il n’y avait plus de piédestal au centre. Sérieusement, il n’y avait rien d’autre que des murs ici. Même le plafond était blanc.

Devant moi se trouvait une porte blanche, mais je doutais fortement qu’elle soit ouverte. Sérieusement, sans la moindre fenêtre, je commençais à déprimer. Huh ? Une seconde, s’il n’y avait pas de fenêtres, peut-être étais-je sous terre ?

Et bien, si cet endroit était une sorte de prison, il s’agissait d’un argument valable.

Mes habits étaient aussi devenus similaires à ceux des hommes masqués, c’est-à-dire des vêtements blancs.

Même si je n’avais pas de manteau ou de masque, il s’agissait d’une sorte de robe tout à fait simple. D’ailleurs, je portais aussi des sous-vêtements.

Etait-ce un uniforme de prisonnier ? Non, je n’étais pas certain d’être en prison. Mais peu importe le raisonnement, je n’étais plus sûr d’être au Japon.

Ces hommes parlaient une langue étrangère, et même leurs vêtements étaient bizarres. De nos jours, même les habitants de pays en développement portaient des habits occidentaux. Ces vêtements faits main étaient définitivement insolites.

Non, une seconde, si ces hommes étaient un groupe religieux ultra dangereux, dans ce cas cet étrange langage, capable de faire fuir le plus sévère des patients atteint de chunnibyou, pouvait être leur langage originel. Et ces vêtements étaient peut-être des sortes de cosplays faits à la main et possédant une profonde signification.

Si je pensais comme cela, je pouvais écarter l’idée d’être dans un pays étranger. Je pouvais ainsi tout à fait être dans une sorte de faculté religieuse cachée dans les montagnes du Japon.

Mais, pourquoi devais-je être trainé dans tout ça ……..

Pour l’instant, le fait que je me trouvais toujours en vie et en un seul morceau signifiait que je n’allais pas être tué tout de suite. Attends, même si je ne mourais pas, j’allais être soumis à diverses tortures comme celle avec l’anneau ? Ce serait vraiment le pire. Si cela allait se dérouler ainsi, je ferais mieux de me mordre la langue et mourir paisiblement. Je refusais de mourir en suppliant qu’on m’épargne.

Mais bon, qu’il s’agisse d’un pays étranger ou du Japon, je devais trouver un moyen de m’échapper de cet endroit. Il était préférable de se distancer le plus possible de personnes dangereuses capables d’installer sur la tête de quelqu’un un outil de torture. Mais bon, je disais ça mais tout ce que je pouvais faire était vérifier si la porte en face de moi était ouverte ou non.

Tandis que je me levai et fis un pas vers la porte, celle-ci commença à s’ouvrir toute seule.

« …… »

Une porte automatique ? Ce n’était pas possible. Cela voulait dire que quelqu’un l’avait ouverte de l’autre côté.

Et les hommes ayant ouvert la porte était, comme je m’y attendais, d’autres personnes masquées.

「أوه، كنت مستيقظا بالفعل، كنت تتوقع من هيئة التنين الأسود قوي」

Comme d’habitude, je n’arrivais pas à comprendre ce qu’ils disaient. En l’entendant à nouveau, leur langage donnait tout de même une impression d’Anglais …. Non, je devrais d’abord me préoccuper de leurs mouvements.

Je me mis sur mes gardes, mais les hommes masqués avaient plus l’air de s’inquiéter de ce qui se situait derrière eux que de moi. Apparemment, d’autres hommes masqués se trouvaient derrière eux. 2 hommes masqués entrèrent dans la pièce, et je reculai vers le mur pour prendre le plus de distances possibles avec eux.

Puis, une autre personne entra, mais cette fois-ci, je ne pus m’empêcher de fixer son visage. Il ne possédait pas de masque, et son visage était visible.

Il ne paraissait pas Japonais, mais était un vieil homme à la peau blanche et au visage finement ciselé. Ses cheveux étaient cachés sous sa capuche mais étaient probablement blancs, et ses yeux étaient bleus. Il avait facilement plus de 60 ans. De plus, il avait une large barbe blanche.

Se pouvait-il que ce vieil homme soit le chef de ces hommes masqués ? Une seconde, ils n’allaient pas l’appeler un dieu vivant ou une connerie du genre, n’est-ce pas ?

Tandis que je le regardais d’un air douteux, le vieux (il m’avait tellement fait souffrir que je décidai de l’appeler comme cela) me fixa d’un air suspicieux.

Puis tout à coup, je fus attaqué par une intense migraine.

« Gyaaaaaaaahhhh !!!! »

Sentir sa tête se briser devait probablement donner une telle sensation, enfin non, peut-être que justement elle se brisait.

La douleur était si puissante qu’on pourrait se croire sur le point de mourir, mais en vérité la douleur était due à la ‘volonté’ d’une personne, résonnant dans ma tête.

 J’ai mal——mal——–douleur———-mort——–

Dans ma tête, de multiples pensées se mélangèrent.

La cause de ma douleur était sans aucun doute cette pensée, et je compris intuitivement que la source était le vieux devant moi.

Tombant sur le sol, je regardai en larmes le vieux. Pas avec de la colère, mais plutôt comme si  je le suppliais de façon disgracieuse.

————–Non-résistance———-soumission.

Avant de m’évanouir, la douleur s’arrêta, et à cet instant, je réalisai que je ne pouvais aller à l’encontre de ce vieux, non, de tous les hommes masqués. Où plutôt, ils me forçaient à cela.

———Lève-toi.

Les effets de la migraine toujours présents, je ne parvins pas à me lever immédiatement lorsque la pensée s’introduisit dans ma tête.

———Lève-toi.

A nouveau, la migraine commença à revenir lentement. Me forçant, je parvins à me lever avec difficulté. C’était une sensation pire qu’un vomissement, mais c’était mieux que de souffrir à nouveau de cette migraine.

Respirant bruyamment, je me levai devant le vieux.

「القيود تشغل غرامة」

Le vieux, tout comme les hommes masqués, prononça des mots que je ne pouvais pas comprendre.

« …… »

Je me tenais juste là, sans pouvoir donner la moindre réaction.

Le vieux m’envoyait des pensées, mais il s’agissait d’une vague image impossible à expliquer par les mots.

J’étais incapable d’en comprendre le but.

Mais je ne pensais pas non plus pouvoir avoir une conversation harmonieuse avec eux, même si nous pouvions communiquer.

———Marche.

Une fois la pensée transmise, le vieux se retourna et commença à marcher.

Incapable de résister, d’une démarche chancelante, tout ce que je pouvais faire était suivre ce dos sur lequel était peint l’emblème d’une croix.

En passant la porte, je vis que le tunnel s’enfonçait dans les ténèbres. Comme si en prévision de l’enfer qui m’attendait au bout, j’aurais mieux fait de me suicider à l’instant.

 

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Kuro no Maou – Chapitre 1

 

Chapitre 1 : Eveil

 

Tout à coup, je me réveillai dans une pièce sombre.

Quoi, il faisait toujours nuit dehors ?

Ce n’était pas comme si j’avais eu un cauchemar, ou quelque chose du genre. Mais bon, s’il faisait encore nuit dehors, cela voulait dire que je pouvais me rendormir, j’avais cours demain après tout. Tandis que je pensais cela, je ressentis un étrange déconfort.

Mon corps me faisait vraiment mal.

Non, j’avais mal parce que le lit sur lequel je dormais était beaucoup trop dur.

Je n’aurais jamais dormi ici. Qu’est-ce qui n’allait pas chez moi ? Dormais-je dans une mauvaise posture, ce qui m’avait fait tomber de mon lit ? Cela ne m’était jusqu’alors jamais arrivé ……

Faisant l’effort de retourner dans mon lit, mon corps —– ne bougea pas.

Je réalisai tout à coup que j’étais complètement paralysé, et que je ne pouvais même pas bouger le petit doigt. S’agissait-il de la fameuse paralysie du sommeil ? C’était la première fois que j’en souffrais, et j’aurais préféré que cela m’arrive sur mon lit, car même si je ne pouvais pas bouger je pouvais parfaitement sentir le sol rigide. Tandis que je ne savais absolument pas quoi faire, mes yeux s’ajustèrent enfin aux ténèbres, et mes alentours devinrent enfin clairs.

…………. Où étais-je ?

Enfin, je réalisai que je ne dormais pas dans ma chambre. Encore dans un état de paralysie, mon cou ne pouvait pas bouger, mais mes yeux le pouvaient, alors je scrutai mes alentours.

Il s’agissait d’une pièce entièrement vide. Je gisais probablement au centre de la pièce, et à part moi, rien n’existait dans cette salle d’une aire de 6 tatamis.

Je ne vis pas non plus la moindre porte. Une pensée horrible traversa mon esprit : peut-être me trouvais-je piégé dans une pièce sans la moindre ouverture.

Que se passait-il ? Sérieusement, qu’est-ce que c’était ? Pourquoi étais-je dans une telle situation ?

J’aurais bien aimé qu’il s’agisse d’un mauvais rêve, mais ma conscience était bien trop claire pour ça, et même si je ne pouvais pas bouger, mes sensations étaient bien présentes. J’étais ainsi incapable de douter de la réalité de la situation.

Mais oui, je commençai à me souvenir — Je ne dormais pas dans ma chambre, j’étais à l’école. Je me trouvais dans ma salle de club après les cours. J’étais un membre du club de littérature, ce qui ne collait pas du tout avec une personne grande et menaçante comme moi. Dans la salle de classe avec les autres membres du club, j’étais pressé d’écrire mon type de light novel favori transpirant le chunnibyou …. Non, ce n’était pas ça, j’étais avec Shirasaki-san, dans une atmosphère des plus gênantes.

Et tout à coup, j’avais eu une migraine …… et je m’étais évanoui, je crois.

Les souvenirs de cet instant où une migraine m’avait assaillie et où j’étais tombé de ma chaise me revinrent petit à petit. Avec une réaction aussi exagérée, j’avais dû inquiéter Shirasaki-san. D’ailleurs, est-ce que ma famille en avait été informée ?

Mais mettons ça de côté. Donc, je m’étais évanoui dans la salle de club, alors étais-je maintenant dans un hôpital ? Non, un hôpital ne placerait jamais un patient sur un piédestal aussi dur ; même les hôpitaux de campagnes ne traiteraient jamais un patient comme cela. Peut-être pensaient-ils que j’étais mort, et que je me trouvais donc dans une morgue ? Non, même les cadavres étaient posés sur des matelas, enfin, je m’égarais. Il était impossible que quelque chose comme ça m’arrive.

Non, mais cette situation ‘impossible’ était justement en train de m’arriver. Quelle était l’histoire derrière la raison pour laquelle je me trouvais dans un tel endroit ? Avais-je été kidnappé ? J’avais pourtant une famille totalement normale. Mon père était un fonctionnaire et ma mère une femme au foyer. Je n’étais pas le fils d’une famille riche, une sorte de prince ou une personne de naissance extraordinaire. La seule chose extraordinaire était probablement l’apparence de mes parents.

Mais, peut-être que —– tout à coup, mes pensées incohérentes furent interrompues.

Uooh, trop clair !!

Tout à coup, la pièce venait de se remplir de lumière.

A cause du changement abrupt de luminosité, mes yeux s’arrêtèrent temporairement de fonctionner. Mais après quelques secondes, je m’habituai à la lumière, mais les changements venant de se faire au sein de cette pièce ne se limitaient pas qu’à cela.

Je sentais la présence d’autres humains.

Pas quelque chose de vague, mais des sons clairs de chaussures résonnaient sur le sol. Le fait que quelqu’un vienne fit disparaitre instantanément l’idée que je me trouvais dans une pièce hermétiquement fermée. Mais ce soulagement disparut aussitôt.

La personne entrant dans mon champ de vision, son apparence était bien trop extraordinaire.

Vêtue d’une sorte de manteau blanc, sa tête était recouverte d’une capuche. J’aurais bien aimé que ce ne soit que cela, mais il portait aussi un masque blanc. Rien qu’en le voyant, mon niveau de prudence bondit au niveau MAX. Il ne s’agissait pas d’un masque à gaz, mais d’un type de masque porté durant les pièces d’opéra, sauf qu’ici, la surface était recouverte de symboles anomaux.

Que se passait-il ? Ces gars étaient définitivement dangereux !

3 personnes entrèrent dans mon champ de vision, tous portants le même habit.

Est-ce que ces hommes faisaient partie d’une sorte de religion bizarre ? Toutefois, je gisais toujours là paralysé, ne pouvant que regarder autour de moi sans bouger le moindre doigt, et sans pouvoir émettre le moindre son.

Je me mis à sentir des sueurs froides coulant sur ma joue. Je n’arrivais pas à comprendre, mais j’étais certainement dans une situation dangereuse.

「مهلا، أن استيقظ」

Tout à coup, l’un des hommes masqués parla.

「لا تقلق ، أنا على أي حال مواصلة العمل」

Et un autre lui répondit.

Même si j’étais déjà désespéré, je le devins encore plus. Je n’arrivais pas à comprendre un seul mot de ce que disaient ces hommes.

Je savais juste qu’il ne s’agissait pas d’Anglais ou de Chinois, ni d’une autre langue familière.

Même si j’avais à peine la moyenne en Anglais, j’étais sûr qu’il ne s’agissait pas d’Anglais.

M’ignorant totalement et me délaissant à ma panique, les hommes masqués continuèrent leur conversation.

Puis tout à coup, ils arrêtèrent de parler lorsque l’un des hommes sortit un large anneau blanc. Cela ressemblait à une lampe fluorescente en forme d’anneau, mais ce n’en était pas une. Et à nouveau, je ne savais absolument pas ce qu’était cet anneau étrange sans le moindre ornement. Il s’agissait d’un outil que je n’avais jamais vu auparavant. Tandis que je me demandais ce qu’ils allaient faire avec, de fines aiguilles sortirent tout à coup de l’anneau.

Au total, 7 aiguilles en sortir. Je les vis clairement apparaitre avec un son *kashun*. Je les trouvais belles, mais en même temps, un mauvais pressentiment s’empara de moi.

Similairement à leur sortie, elles se rétractèrent en un instant et l’anneau redevint normal. Puis, l’homme masqué tenant le large anneau l’approcha de ma tête.

O, Oi, Oi, attendez une seconde, n’approchez pas quelque chose d’aussi dangereux de ma tête !!!

Incapable de bouger mon corps ou d’émettre le moindre bruit, à part bouger mes yeux et transpirer abondamment, je ne pouvais pas réagir de quelque façon que ce soit.

L’homme masqué, sans la moindre hésitation, d’un geste calculé, attacha l’anneau à ma tête.

No
n, arrêtez, sérieusement, arrêtez !

Si les aiguilles sortaient maintenant, qu’allait-il arriver à ma tête ?

Vu leur longueur, elles pouvaient facilement atteindre mon cerveau, et il y en avait 7 !

J’allais mourir, j’allais sûrement mourir.

La peur de la mort s’empara instantanément de moi, mais je ne pouvais pas me débattre et résister. Même un spectacle honteux de pleurs, de cris et de tremblements ne m’était pas permis.

En seulement quelques secondes, l’anneau fut installé sur ma tête.

Arrêtez, pitié arrêtez —–

Sans que je puisse crier, un *kashun* se fit entendre.

Et je perdis connaissance.

 

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Kuro no Maou – Chapitre 0

 

Chapitre 0 : Prologue

 

Une pièce d’un blanc pur. Les murs la constituant étaient peints en blanc, sans la moindre impureté, de même pour l’autel installé en plein milieu, un blanc pur comme de la neige, et la lumière de la pièce était elle aussi, blanche.

« Donnez l’offrande. »

Une voix provenant d’un endroit inconnu résonna dans la pièce. Les doubles portes s’ouvrirent, et du passage sombre surgit une file de personnes. Tout comme la pièce, ces personnes étaient habillées tout de blanc.

Leurs corps tout entier étaient recouverts d’une robe immaculée ; un masque recouvrait leurs visages, et pas un seul morceau de peau ne pouvait être perçu.

Ils tenaient des boîtes blanches dans leurs mains ; et au total, 6 boîtes furent amenées dans la pièce. Sans savoir si ces boîtes étaient effectivement l’offrande en question, ils les placèrent à des endroits de la salle prédéfinis, avant de repartir.

Après la fermeture des doubles portes, un son de clé tournée dans une serrure résonna dans la pièce.

« La préparation est complète. »

Murmura satisfait l’homme ‘observant’ la scène depuis une pièce à part.

Lui aussi, similaire aux personnes ayant installées les boîtes, portait une robe blanche, mais son visage n’était pas recouvert d’un masque, révélant ainsi un visage ridé donnant une idée claire de son âge.

« Commencez. »

Avec la déclaration du vieil homme, l’homme situé dans le fond de la pièce lui fit part de sa compréhension.

« 『التنين الاسود تقديم إستدعاء الروح باب ربط العالم المختلفة』- Fin du chant, ouverture du portail –  »

Ecoutant attentivement la voix de l’homme dans le fond, le vieil homme ferma les yeux.

Sachant que regarder directement la pièce où se situait l’autel blanc produisant de la lumière risquait de causer une perte de la vue permanente, il avait fermé ses yeux pour que la seule chose visible soit une obscurité profonde.

Peu après, la pièce bruyante devint silencieuse.

« C’est un succès. »

Lorsque le vieil homme murmura ceci, des voix de joie et de soulagement retentirent tout autour de lui.

« Commencez les mesures. »

A nouveau, les personnes en blanc traversèrent en ligne le passage connecté à la pièce où se trouvait l’autel.

 De nulle part, la voix du vieil homme résonna directement dans leurs oreilles, leur livrant des informations qu’ils s’empressèrent de graver dans leurs esprits sans rater le moindre mot.

« Mâle, 17 ans, Etudiant – »

Les données personnelles de la mystérieuse personne furent annoncées par le vieil homme. Mais, qu’ils comprennent ces mots ou pas, ils n’avaient absolument pas l’air confus.

« Son nom est – fu …. Hahahaha …. »

A l’instant où il allait dire le nom de la personne en question, il se mît tout à coup à rire.

« Fuhahahahaha ! »

Le vieil homme riait, et même si les hommes en blanc ne s’arrêtaient pas de bouger, une certaine agitation s’émanait d’eux. Enfin, les hommes arrivèrent devant la pièce contenant l’autel blanc, et d’un geste paraissant habituel, commencèrent à déverrouiller la porte.

« Toutes mes excuses messieurs, mais son nom est bien trop absurde. »

Tandis que le vieil homme s’exclamait cela, l’intérieur de la pièce se dévoila devant eux. Tout comme avant, la pièce était toujours d’un blanc immaculé. Toutefois, les boîtes ayant été apportés à l’intérieur avaient disparues, et en échange, un homme nu gisait sur l’autel.

Un homme aux cheveux noirs, son apparence correspondait aux informations données par le vieil homme. Puis, le vieil homme en question prononça enfin le nom du jeune homme.

« Son nom est Kurono Maou.

 

 

Tandis qu’une douce lumière enveloppait mes paupières, une légère conscience s’alluma dans mon esprit.

Me souvenant que je me trouvais dans un profond sommeil, je réalisai que j’étais installé dans un chaud et confortable futon. Lorsque l’idée de me lever apparut dans mon esprit, la chaleur démoniaque du lit fit instantanément disparaitre toute détermination en moi.

Un … Un peu plus longtemps ….. 5 minutes de plus ….

« Lève-toi ! »

Une voix furieuse retentit, et mon corps fut exposé sans la moindre pitié à la cruelle froideur. Suite à ce stimulus soudain, je sautai tout à coup sur mes pieds.

« Uooo ! Est-ce une attaque ennemie ? »

« Et que combats-tu au juste ?! »

Accompagnée d’une voix froide, ce qui entra dans mon champ de vision était le plus familier des visages. Le reconnaissant aussitôt, ma fatigue disparut instantanément.

Adieu monde des rêves, bonjour réalité.

Dans une chambre en désordre se tenait une femme me retirant mon futon.

Ses longs cheveux noirs brillants, sa peau blanche immaculée, la forme parfaite de son visage, son long nez, ses lèvres vibrantes et ses sourcils froncés donnaient une sensation de danger.

Que cette expression acérée et sévère soit considérée comme terrifiante ou magnifique dépendait de choix personnels, mais sa beauté ne pouvait être contestée. En plus de son apparence, elle mesurait presque 180 centimètres.

De longues et fines jambes, une taille fine par-dessus laquelle un tablier accentuait la forme de sa poitrine, tout cela donnait l’impression d’une présence écrasante. Un tel niveau de style surpassait aisément n’importe quel idole ou modèle, et sauf si vous étiez lolicon, homosexuel ou impuissant, elle attirait définitivement l’attention. Mais peu importe son degré de beauté, elle ne pouvait pas faire vibrer la corde de mes fantasmes, car,

« Bonjour Maman. »

Elle était ma mère biologique.

« Bonjour, allez dépêche-toi de te lever, tout le monde est déjà à table. »

En disant cela, ma mère quitta la chambre en laissant la porte ouverte.

« Tu pourrais au moins fermer la porte ….. fait froid. »

D’après l’horloge sur la table, il était 6h50. En tant qu’étudiant sans activité matinale, il était bien trop tôt pour sortir du lit.

Bon, de toute façon je ne pouvais plus retourner au lit maintenant que je m’étais levé.

« Dans ce cas, je suppose que je dois me préparer ? »

Et ainsi, une nouvelle journée dans la vie paisible et inchangée de Kurono Maou commença.

Après avoir enfilé mon uniforme, preuve de mon statut de lycéen, je quittai ma chambre située à l’étage.

Une fois mon visage lavé, mes dents brossées et mon apparence ajustée dans la salle de bain du rez-de-chaussée, je partis en direction du salon en quête de mon petit déjeuner.

Comme l’avait dit ma mère, deux petites figures pouvaient être vues assises à table.

« Bonjour. »

Lorsque je les saluai, les deux personnes se retournèrent après s’être rendu compte de ma présence.

L’une de ces personnes était mon père. Même maintenant, il avait gardé son apparence de ces 30 ans, et surpassait même maman qui pouvait être considérée comme extrêmement belle, surprenant ainsi amis et connaissances.

Avec sa jeunesse en plus de sa petite taille de 160 centimètres, il ressemblait plus à un jeune garçon qu’à un homme d’âge moyen.

Qu’est-ce qu’il y avait au juste avec le corps de ce père ? Cela poussait à se demander s’il vieillissait, ou si le temps chez lui s’était arrêté.

Une fois sorti du lycée, je paraitrais probablement plus vieux que lui.

D’ailleurs, plutôt que d’avoir hérité de ce père androgyne de petite taille, je ressemblais plus à ma mère. Ayant reçu sa grande taille et ses yeux acérés, je mesurais 183 centimètres et j’avais contre mon gré un air menaçant, me faisant ressembler à un démon.

Ma grande taille était une bonne chose, mais je regrettais de ne pas avoir reçu le visage de bishounen de mon père.

Grâce à mon visage menaçant, les personnes autour de moi avaient peur en me voyant, même si je ne faisait rien.

« Bonjour Maou. »

L’autre personne assise à ma table était ma grande sœur, Mana.

Complètement à l’opposé de moi, ma sœur ressemblait à mon père, c’est-à-dire qu’elle était une mignonne et petite bishoujo donnant envie de la protéger. Même si elle était maintenant à l’université, elle portait deux couettes noires lui allant à merveille.

« Tu as encore fait un bento aujourd’hui ? »

« N….un. »

La voir comme cela répondre en rougissant valait définitivement la chandelle, même si elle était ma sœur. Mais la personne recevant cette bonne intention bien cachée au fond de sa petite poitrine n’était pas moi, mais son tout récent petit ami.

La seule chose capable de faire apparaitre une telle expression sur le visage habituellement indifférent de ma sœur était son petit copain. Et bien, cela montrait à quel point elle était heureuse. Mais bon, tous ces trucs amoureux n’avaient rien à voir avec moi. Bien ! Un jour, moi aussi j’aurais une petite amie, probablement, peut-être, je pense …. J’aimerais bien en tout cas. Une pointe d’anxiété pénétra mon cœur tandis que je terminais mon riz et ma soupe miso, avant de me lever de ma chaise.

« Tu pars déjà ? »

Me demanda ma sœur, à laquelle je répondis tout en mettant mon manteau,

« Il pleut, alors je vais prendre le bus aujourd’hui. »

« Ah oui, l’arrêt est loin après tout. »

Etant allée dans la même école jusqu’à l’année dernière, ma sœur savait elle aussi qu’atteindre l’arrêt de bus en partant de la maison prenait du temps. A vélo, je n’aurais pas de problème, même en partant en retard, mais cette fois-ci je devais abandonner l’idée, étant donné qu’il pleuvait dehors.

« Tiens, n’oublie pas ton bento. »

« Nn, merci. »

Prenant le bento préparé par ma mère, je le plaçai dans sac de façon à ce qu’il ne se retourne pas, avant de me diriger vers la porte d’entrée.

« J’y vais. »

Salué par les 3 membres de ma famille, je fis un pas dehors, dans le froid.

 

Descendant à l’arrêt de bus devant l’école, il me fallait ensuite traverser un passage piéton pour atteindre la structure scolaire. Tandis que de larges gouttes de pluie martelaient mon parapluie, j’attendais que le feu tourne au vert aux côtés de nombreux élèves qui comme moi, allaient à l’école en bus.

De nombreuses autres personnes venant à pieds s’arrêtèrent elles aussi au feu rouge, remplissant de plus en plus le trottoir de monde. Dans cette foule, je remarquai une étudiante. Peut-être à cause de son physique petit et délicat, son parapluie bleu foncé paraissait étonnamment large dans ses mains.

Même si la foule était assez importante pour la noyer, ses longs cheveux blonds la différenciaient des autres, lui donnant une certaine présence.

A ses côtés se tenait probablement l’une de ses camarades de classe. Tandis que j’hésitais à interrompre leur discussion pour la saluer,

« Ah ! »

« Nn. »

Etonnamment, nos regards se croisèrent.

Ses longs cils et ses adorables yeux ronds étaient suffisamment démoniaques pour attiser le désir protecteur d’un homme.

Un visage fin et une peau d’un blanc pur, un nez fin et droit ainsi que de petites lèvres pulpeuses ; il était impossible de trouver le moindre défaut dans la beauté de son visage. Ses longs cheveux blonds et fins et son corps mince vétu d’un uniforme scolaire donnaient une impression de soin et d’ordre.

L’idéal bishoujo que tout le monde imaginait, elle en était probablement l’incarnation parfaite.

Maintenant que nos regards venaient de se croiser, je ne pouvais plus feindre l’ignorance, pas parce qu’elle était une beauté parfaite, mais parce que nous nous connaissions.

« Bonjour Shirasaki-san. »

Je pris ma décision et décidai de saluer Shirasaki Yuriko, ma camarade du club de Littérature.

« Ah, hum, bonjour Kurono-kun …. »

Le club de littérature possédait très peu de membres, alors bien évidemment je la connaissais et avais déjà parlé avec elle à quelques reprises, mais en termes de relation, elle était plus une connaissance qu’une amie.

Ainsi, je n’avais pas de sujet de discussion à lui proposer. J’avais fait preuve d’assez de formalités alors maintenant elle pouvit rejoindre son amie qui me regardait bizarrement, mais,

« ….. »

Quelque chose n’allait pas ? Shirasaki-san se tenait devant moi sans bouger. Mais puisqu’aucun de nous deux ne parlait, une certaine tension s’installa entre nous deux. En conséquence, avec une différence de taille de 30 centimètres, j’avais l’air de baisser la tête d’un air dominant en face de Shirasaki-san. Peut-être que d’un point de vue extérieur, j’avais même l’air de l’agresser.

« A, ano, aujourd’hui — »

« Allons-y Yuriko ! »

Shirasaki-san avait l’air de vouloir me dire quelque chose, mais son amie lui prit la main et elles traversèrent la route, dont le feu était passé au vert, avant de disparaitre dans la foule d’élèves.

« … Quoi ? Il y a quelque chose de spécial au club aujourd’hui ? »

Shirasaki-san ne me parlerait pas de quelque chose de privé, alors elle devait vouloir me parler d’une chose concernant le club. Peut-être allait-il être annulé aujourd’hui ?

« Bon, je le saurais quand j’y serais. »

Mais bon, son amie me regardait vraiment d’un air empli d’animosité ; ce qui fêla légèrement mon petit cœur fragile. Mais bon, avant, Shirasaki-san elle aussi évitait de me regarder dans les yeux, et je soupçonnais déjà cela en la voyant me saluer d’une manière étrange, mais,

« Peut-être suis-je vraiment haïs … »

 

Les cours étaient ennuyeux, mais pas tous. J’arrivais à suivre ce qui était enseigné, et tout ne passait pas par une oreille pour ressortir par l’autre, alors peut-être pouvais-je trouver une certaine joie à apprendre. Mais dans un état de fatigue, la voix du professeur devenait automatiquement une forme d’hypnose.

« Hey Kurono, passe-moi tes notes. »

Mais cette fois-ci, ce n’était pas moi qui étais chargé de dormir en cours, mais mon ami.

« D’accords, mais tu sais, dormir pendant 4 périodes d’affilée est assez problématique. »

Sur un ton stupéfait, je lui donnai mon cahier contenant les kanjis inscrits sur le tableau, copiés avec soin et exactitude.

« Merci ! Mais tu sais, hier, j’ai fini par faire une nuit blanche, alors je n’y peux rien, où plutôt, c’était inévitable. »

Riant sans la moindre honte, ce gars était l’un de mes rares amis, Saika Yota. Après la 4ème période avait retentit la pause déjeuner, alors je joignis mon bureau avec celui de Saika.

« Alors, tu l’as terminé la nuit dernière ? »

« Nah, il y a une route particulièrement difficile. Je pensais y arriver en augmentant mes points d’affection avec elle, mais apparemment je dois aussi augmenter mes points d’affection avec une autre héroïne pour la rendre jalouse — »

En entendant la conversation de Saika, seule une personne sachant de quoi il parlait pouvait comprendre. Il s’agissait en fait d’un jeu 18+ de simulation de romance.

« — Ouais, ceci et cela, ça m’a pris du temps, et après j’ai pris une pause d’une heure pour regarder un anime. »

Saika avait une carrure normale, et ne portait même pas de lunettes, alors il n’avait absolument pas l’air d’un otaku, mais ce qui se trouvait à l’intérieur de lui le trahissait.

Son niveau d’otaku ne pouvait pas être considéré comme sévère, mais il n’était pas non plus léger. Similairement, enfin pas autant que Saika, je pouvais moi-même être classé dans la catégorie des otakus. Le genre que j’écrivais au club de littérature n’était pas la littérature pure, ou le mystère, mais bien le light novel.

« Ne pouvais-tu pas tout simplement enregistrer l’épisode ? »

« Nah, il faut le regarder à sa sortie ! C’est bien plus excitant ! »

Ah bon ? Répondis-je vaguement en sortant mon bento.

« Oh, d’ailleurs, j’ai oublié de te le demander ce matin, mais tu es venu en cours avec Shirasaki-san n’est-ce pas ? »

« Non, ce n’est pas vraiment — »

« C’est bon Kurono, tu n’as pas besoin de jouer le personnage long à la détente. »

 Qu’est-ce que tu veux dire par ‘jouer’ ? Je ne suis pas un genre de mec essayant de maintenir un personnage chaque jour !

« J’ai vu la scène de vous deux, vous regardant dans les yeux avant de traverser la route. Mec, je suis trop jaloux ! S’il s’agissait d’un eroge, tu aurais eu un CG événementiel ! Moi aussi je veux vivre ça dans la vraie vie ! »

« Calme-toi, nous sommes dans le même club, et c’est tout. Ce n’est pas une situation dans laquelle un scénario d’eroge peut devenir réalité. »

« Tu en es sûr ? »

Qu’est-ce que c’est que cette remarque douteuse venant du plus profond de ton cœur ? Je vais finir par voir des spirales noires derrière toi si tu continues à exagérer tes réactions !

« Tous les protagonistes sont comme ça ! ‘Je suis un élève normal et pas du tout populaire, je n’ai aucune relation avec cette fille’ – peu importe ce que tu penses, les points d’affection de l’héroïne sont à 100% ! »

« Je te le répète, calme-toi ! Ne mélange pas réalité et fantaisie. Je te le dis juste au cas où, mais être ami d’enfance avec Shirasaki-san ou avoir fait une importante promesse avec elle ou bien même si nous ne sortons pas ensemble elle vient me réveiller tous les jours, mange avec moi sur le toit même si nos classes sont différentes, de tels évènements sont totalement non-existants. »

« Tais-toi ! Aller à l’école avec une bishoujo telle que Shirasaki-san peut déjà être considéré comme une bénédiction ! Et pourtant tu penses que ce n’est rien ? Es-tu vraiment un homme ? Un homme normal n’a pas le moindre contact avec une fille ! »

« C…C’est … »

Maintenant que j’y pensais, il avait peut-être raison. Même si j’étais suis nerveux ou haïs, être salué par une bishoujo le matin pouvait déjà être considéré comme une bénédiction. Et si je n’avais pas rejoins le club de littérature, mon niveau de contact avec des filles aurait été de 0. J’avais même du mal à me souvenir du nom des filles de ma classe, et je ne me souvenais même pas en avoir rien qu’une seule fois salué une.

« Attends une seconde, ce n’est pas comme si tu n’avais aucun contact avec des filles. Tu es dans le club de football après tout, ne parle-tu pas avec l’entraineuse ? »

« Idiot ! Elle sort déjà avec le capitaine ! Et c’est son 3ème petit ami après être entrée au lycée ! Noooon, je ne veux pas entendre parler des romances de filles dans la réalité !! »

« Tu ne te trouves pas égoïste ? N’est-ce pas suffisant, du moment qu’elle est mignonne ? »

« Tu parles ! Les femmes prises ne sont pas des héroïnes ! Quelque chose d’aussi brut ne devrait exister que dans les eroges et séries télévisées ! »

« Je comprends, je comprends, alors commence par te calmer et te rasseoir, tu veux bien ? »

Avec un ‘on n’y peut rien’, Saika se rassit dans sa chaise. S’il avait continué à s’énerver comme ça, il serait devenu le centre d’attention de la classe, et dans le mauvais sens du terme.

« Nn, attends, si les filles avec des petits amis ne sont plus disponibles, alors Shirasaki-san ne fait pas exception, n’est-ce pas ? »

« Huh, tu penses ? »

Je posai mon menton sur ma main, et regardai en dehors de la fenêtre, au loin, tout en parlant avec Saika.

« Et bien, Shirasaki-san est le type de fille gentille, parlant avec tout le monde et même avec les personnes comme moi sans avoir l’air effrayée où gênée après tout. »

Bon, elle ne me regardait pas non plus dans les yeux, mais c’était mieux que de se faire ouvertement ignorer.

« En même temps, tu as un visage effrayant, en plus d’être un géant. »

« C’est ça, mais je suis plutôt sensible à propos de ça, alors évite d’en parler. »

« D’accord. Alors ? »

« Il n’y a pas moyen qu’aucun garçon ne traine avec elle, tu ne penses pas ? »

C’était évident ; elle ne pouvait pas être gentille qu’avec moi, et de toute façon, si elle était effectivement une fille généreuse, elle ne le serait de toute façon pas avec une seule personne en particulier.

« Certainement, j’ai déjà vu plein de beaux-gosses parler avec elle. »

« Tu vois, je fais juste partie de la foule de personnes pouvant la saluer, et le nombre de personnes avec lesquelles elle s’entend ne peut même pas être compté sur les doigts des deux mains. »

« Aah, je suppose que la réalité est comme ça après tout ! Les bishoujos sont humaines, et si elles rencontrent un beau mec, inutile d’imaginer ce qu’il ce passe ensuite. »

« C’est comme ça, et s’il s’agit de Shirasaki-san, elle doit bien avoir un ou deux petits am— »

« Je n’en ai pas. »

La personne venant d’interrompre la discussion n’était pas Saika. S’il avait parlé avec une voix aussi douce, je n’aurais pas pu rester son ami plus longtempsMais si ce n’était pas sa voix, est-ce que … ?!

« Je n’ai pas de petit ami. »

« Shi…Shirasaki-san … »

Pourquoi ? Pourquoi apparaitrait-elle avec un tel timing ? Ne venais-je pas de dire que nous n’étions pas dans une relation où nous mangions ensemble ? C’était la première fois qu’elle venait dans ma classe pour me voir personnellement.

Et puis, pourquoi me sentais-je coupable ? Mon cœur battait la chamade, ah, et je pouvais même sentir des sueurs froides couler le long de mon dos.

Attends, calme-toi, ce n’était pas comme si j’avais dit des choses pouvant la blesser !

« Non, et bien … désolé, j’ai dit des choses sans réfléchir. »

Je finis par m’excuser. En même temps, parler des relations des autres n’était pas très respectueux, et étant donné que la personne concernée avait entendue, je ne pouvais que m’excuser.

« Ah, désolé, mais je ne suis pas particulièrement fâchée tu sais. »

« Ah, um, ah bon ? C’est bien dans ce cas …… »

Non non, cette atmosphère n’allait pas du tout ! Saika venait de se transformer en pierre, adoptant une posture de ‘cela ne me concerne pas’.

Apparemment elle n’était pas en colère contre moi, mais elle n’avait pas non plus l’air d’avoir apprécié. Mais étant donné que la personne en question le disait, j’étais contraint de lâcher l’affaire.

« Ummm, alors, tu as besoin de quelque chose ? »

« Oui, c’est que, je n’ai pas pu te le dire ce matin. »

Pour le moment, oublions ça, et concentrons-nous sur la conversation. Alors elle avait vraiment un message à me faire passer ce matin.

« Il y a aujourd’hui une importante réunion au club, alors tu dois venir impérativement. »

« Une réunion ? D’accord, j’y serais. »

Je n’avais rien entendu de tout ça hier …. Mais bon, ce devait être urgent étant donné qu’elle avait fait tout ce chemin pour me le dire. De toute façon, je comptais aller au club ce soir.

« Un, d’accord … je t’attendrais. »

« Oui, merci. »

Ainsi, une fois notre discussion terminée, Shirasaki-san quitta la salle de classe d’un pas pressé.

« Ah, les bishoujos ont vraiment une énorme impacte, tu ne trouves pas ? »

Cet ami au cœur froid qui était silencieux jusqu’à maintenant revint finalement à la vie.

« Saika, tu n’aurais pas pu m’aider un minimum ? »

« Impossible ! Et puis d’abord, je ne la connais même pas, et au final, tu as trouvé une solution non ? »

Tu appelles ça une solution ? J’ai juste vu mes points d’affection tomber en chute libre.

« Alors maintenant nous savons que Shirasaki-san n’a pas de petit-ami. C’est bien pour toi Kurono ! Tu as toujours une chance ! »

« Ahh, et on retourne sur ce sujet. »

« Vie lycéenne signifie romance tu sais ? »

« N’étais-tu pas contre cela dans la vraie vie ? »

« Bien ! Maintenant j’ai retrouvé ma motivation ! Oi, Kurono, la prochaine fois présente-moi à Shirasaki-san ! »

« Tu comptes m’encourager ou toi-même sortir avec elle ?! »

Tout ce que je pouvais dire était qu’en tant que connaissance, mes compétences en communication n’étaient pas assez élevées pour introduire un ami. Avec mon statut, il m’était impossible de présenter Saika à Shirasaki-san .

« Bon, mangeons au lieu de parler. »

« Ouais, la pause déjeuner est bien trop courte, ils devraient l’augmenter de 2 heures minimum — »

Je pris enfin mon bento laissé à l’abandon suite à ma conversation tendue avec Shirasaki-san . Retirant le couvercle, ce qui aurait dû apparaitre était la cuisine simple et sans effort de ma mère, mais …

« Qu’est-ce que … »

Du riz blanc avec un large cœur rose apparut devant mes yeux ébahis.

« Eh, quoi, Kurono, c’est quoi ce bento !? Je n’ai vu de bento aussi rempli d’amour que dans mes jeux !? »

« Ah, c’est — »

Ce bento empli d’amour n’était pas le genre de ma mère.

« Ma mère a échangé mon bento …….. »

Il s’agissait sans le moindre doute du bento préparée par ma sœur pour son petit-ami. En ce moment, il devait probablement manger le bento froid de ma mère.

« Uooh incroyable ! C’est un cœur, ahahaha ! Enorme !! »

J’ignorai mon ami beaucoup trop motivé, et décidai avec des sentiments partagés de manger le bento fait main de ma sœur. Mais très chère sœur, c’est un peu trop … ton amour n’est-il pas un peu trop … lourd ?

 

Les cours prirent fin après 2 périodes. Après avoir complété mon devoir de nettoyage, je me dirigeai directement vers la salle de classe du club de littérature. Une fois la porte ouverte, je pénétrai dans la salle familière.

« Huh ? »

Par inadvertance, je laissai échapper un son stupide de ma bouche, car il n’y avait qu’une seule personne dans la pièce. Certainement, le club avait très peu de membres, et de nombreux étaient des membres fantômes, mais le fait qu’il n’y ait qu’une seule personne présente malgré la circulation de l’info, et en sachant que j’étais en retard, était légèrement étrange.

Je m’imaginais voir le président discuter tranquillement avec les autres membres en attendant, mais ce n’était pas le cas. De plus, le fait que le seul membre à être venu était Shirasaki-san était tout aussi surprenant.

« Ah, Kurono-kun. »

« Shirasaki-san , tu es seule ? »

« N, oui … »

Ok, conversation terminée !

Je n’avais pas d’autres mots à prononcer devant ce visage angélique. Troublé par la question de si je devais continuer la conversation ou non, je m’assis. Je pensais à bien trop de choses, mais aucune ne parvenait à sortir de ma bouche. Et d’un autre côté, rien ne venait de sa part non plus.

Shirasaki-san tenait un livre de poche avec une belle couverture, quand à moi, je pris dans mon sac le light novel écrit de ma main pour tuer le temps.

Sur les papiers A4 attachés ensemble était inscrit le titre [La Légende du Héros Abel], un titre si direct qu’aucun RPG ne l’utiliserait. Il s’agissait d’une histoire que j’avais commencé à écrire au collège. Le contenu était comme l’indiquait le titre – le héros Abel part vaincre le Roi Démon. Aucun retournement de situation, aucune originalité, et l’écriture puait le travail d’amateur. Et pourtant, l’histoire avait une conclusion, il s’agissait d’un travail complété. Peut-être devrais-je le relire, ou bien écrire une suite …..

Silence absolu. A part les cris du club d’athlétisme s’entrainant dehors et le son des pages tournées, la salle de classe était silencieuse. A cause de la situation gênante, pas une seule phrase du light novel n’entra dans mon esprit. Quoi, pourquoi est-ce que personne ne venait ? N’y avait-il pas une réunion ? Peu importe qui, mais que quelqu’un vienne ! A cause de l’incident pendant la pause du midi, l’atmosphère était vraiment étrange entre nous deux, et je n’allais pas pouvoir la supporter longtemps. Ah, d’ailleurs, je n’avais jamais été seul avec Shirasaki-san avant. Je lui avais toujours parlé lors d’une conversation avec quelqu’un d’autre.

Non mais franchement, ce silence était plutôt douloureux. Même si c’était osé, je pouvais peut-être parler de quelque chose au hasard ? C’est ça, nous étions des membres d’un même club, et même si nos genres de prédilections étaient légèrement différents, nous avions probablement quelque chose en commun sur quoi discuter.

Et de toute façon, tôt ou tard le président et le reste du club allaient arriver, alors j’avais juste à lui parler un petit peu. Bien, j’étais maintenant décidé —

« « Um. » »

Ugh, nos voix s’étaient superposées !

« Ah, désolé. »

« N …… »

Gênant, alors que nous étions silencieux jusqu’à présent, nous avions décidé de parler au même instant ….

« Tu peux commencer si tu veux – »

« Ah non, c’est bon, Kurono-kun peut parler en premier. »

Répondit-elle, mais je n’avais pas vraiment de choses importantes à dire.

« Et bien, je pensais juste que tout le monde était vraiment en retard. »

Un sujet incroyablement inoffensif et ennuyeux, même moi je ne pouvais m’empêcher de penser que j’étais ennuyeux.

« Ah oui, c’est ça, moi aussi … »

Mais apparemment, Shirasaki-san pensait elle aussi à dire quelque chose de similaire –

« …… Non, ce n’est … ce n’est pas ça. »

« Huh ? »

« En fait, je voulais te dire autre chose. »

Pour une certaine raison, je vis un changement dans son attitude habituellement calme.

Voulait-elle me dire autre chose ?

« Et bien tu vois – »

Comme si elle venait de décider de quelque chose, Shirasaki-san se leva tout à coup. Se faisant, la Shirasaki-san qui n’avait jusqu’alors jamais croisée mes yeux, les regarda directement. Dans ses adorables yeux se trouvait maintenant une résolution et une couleur exprimant une certaine force.

Je fus surpris par un changement aussi soudain, mais ne le montrai pas en restant calme.

« C’était, c’était un mensonge … »

« Huh, c’est-à-dire ? »

« Qu’il y avait une réunion, c’était un mensonge. »

Qu’est-ce qu’elle racontait ? Je n’arrivais pas à comprendre le moindre mot. Ma tête était maintenant pleine de points d’interrogation.

« Ah, ah bon ? »

Ce n’était pas comme si cela allait me mettre en colère, et puis je ne savais même pas le motif d’un tel mensonge, alors je n’avais pas d’autre choix que d’attendre qu’elle continue la conversation.

« Oui, et umm, tu vois … »

« ……. »

Le silence continua plus longtemps que prévu, tandis que la conversation venait de s’arrêter. Mais pour le moment, j’avais l’impression que je ne devais pas intervenir, mais l’attendre en silence.

« C’est, je, je ….. »

Et enfin, elle parla.

« Kurono-kun, je — !! »

C’est ça, Shirasaki-san venait définitivement de le dire.

« …… ? »

Mais, je ne parvins pas à l’entendre, ni la voix de Shirasaki-san, ni les bruits provenant de l’extérieur. Je ne pouvais plus rien entendre. Pourquoi ? Pourquoi ne pouvais-je plus entendre ? Est-ce que mon tympan venait de se déchirer ?

« —- !? »

Un monde sans son, et tout à coup, une douleur intense se mit à envahir ma tête.

J’avais de nombreuses migraines lorsque je tombais malade, mais jamais aussi intense. Non, cette fois-ci, la nature de la migraine était complètement différente. Ce n’était pas une migraine normale, il s’agissait de quelque chose de plus menaçant, de plus létal ——-

« !? »

Ma vision trembla, et une vive douleur traversa mon corps.

Après quelques secondes, je me rendis compte que je venais de tomber de ma chaise. Plutôt que de diminuer, la douleur ne faisait qu’augmenter après chaque seconde passée au sol, sans pouvoir me relever.

La seule chose que je pouvais faire était me débattre dans mon propre esprit.

J’avais peut-être émis une voix de douleur, mais j’étais moi-même incapable de l’entendre.

« ——— ! »

Des larmes dans ses yeux, une image jusqu’alors jamais vue de Shirasaki-san s’accrochant à mon corps apparut dans mon champ de vision.

Plutôt que réfléchir à la douleur ou demander une ambulance, le fait que je venais de faire pleurer une fille me dérangeait davantage.

La vision de son visage couvert de larmes fut tout à coup remplie par une sorte de sable noir.

Merde, ma vision commençait à devenir étrange.

La chose noire enveloppa ma vue comme une tempête de sable, et son visage larmoyant disparut. Je ne pouvais plus rien entendre. Je ne pouvais plus rien voir. Avant que je ne puisse le réaliser, même l’impression d’être couché au sol disparut. Je n’étais même pas sûr de respirer encore. La seule chose certaine était la douleur ravageant ma tête.

Allais-je mourir—–

Dans les ténèbres absolues, où mes 5 sens s’étaient éteints, je perdis petit à petit conscience.

Je ne voulais pas mourir—-

Ce fut ma dernière pensée.

 

                                                                                                                        Chapitre Suivant

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Orgasme – Chuck Palahniuk

Orgasme
Chuck Palahniuk

Sonatine Editions 

Bonjour/Bonsoir ! Peut-être êtes vous venu-e lire cet article à la vue du mot « orgasme » ? Ou en bon lecteur vous avez réagi au nom de ce grand auteur américain Chuck Palahniuk ? Et si c’est par pur hasard, je vous encourage vivement à lire cet article où je présente l’auteur (et mes livres favoris) et si vous le connaissez déjà, celui-ci où je parle de son avant-dernier livre.

Avec un nom de roman pareil, vous vous doutez de quoi ça parle non ? Un peu quand même ? Bon, c’est l’histoire de Penny, une gentille fille qui essaie de devenir avocate. En attendant de réussir à passer le barreau elle travaille dans un cabinet d’avocats. Un jour elle tombe sur Linus C.Maxwell, l’homme le plus riche de la ville (voire du pays). Suite à cette rencontre, Penny va servir de « cobaye » à Maxwell dans ses recherches pour la création d’une ligne de produits permettant aux femmes d’atteindre l’orgasme parfait

Dans Damnés, je me plaignais que ce ne soit pas assez trash (par rapport à son style habituel). J’ai été servie ! Pas dans le sens violence gratuite (même s’il y en a dans deux-trois scènes), plutôt dans les descriptions très scientifiques et longues reliées à l’anatomie féminine au point de me mettre mal à l’aise, ce qui est l’effet recherché je suppose. 
Au-delà de ça, Chuck Palahniuk innove en parlant du plaisir mais d’un point de vue féminin, bien qu’il soit purement scientifique. Et c’est dommage, pourquoi une femme ne peut-elle pas être à la recherche de l’orgasme en utilisant les hommes ? Bon, c’est autre chose.

Sinon ? On retrouve les thèmes chers à Chuck Palahniuk : la dénonciation de la société de consommation américaine, la manipulation des politiques, les grosses entreprises qui monopolisent le marché. On retrouve aussi la question du physique et un peu la place de la femme, mais pas assez à mon goût ! 

Loin d’être à son apogée, Palahniuk s’essaie à différents genres depuis Snuff qui reste son meilleur sur les 3 derniers.

Chaotic Sword God – Chapitre 36

 

Chapitre 36 : Meute de Loups

 

Pendant la nuit, Jian Chen et Tie Ta restèrent assis sous un arbre à cultiver. Le feu à leur côté s’était depuis maintenant bien longtemps éteint, et sur une branche à 5 ou 6 mètres au dessus d’eux se trouvait Liang Xiao Le. Elle regardait nerveusement autour d’elle, chaque fois qu’elle entendait le cri d’une bête magique dans les parages, et ne parvenait pas à dormir.

Les yeux luisants de Liang Xiao Le se reposèrent sur la paire, Jian Chen et Tie Ta, comme si elle les surveillait. A ses yeux, il s’agissait d’une question de vie ou de mort. Elle ne voulait pas voir les deux personnes qu’elle venait enfin de rencontrer après une longue période de recherche l’abandonner et ainsi perdre sa seule protection.

Tout à coup, un vent léger traversa la forêt et fit trembler les hautes herbes. Jian Chen, assis en tailleur, ouvrit brusquement les yeux. Immédiatement, ses yeux se mirent à briller tandis qu’il fixait les hautes herbes, et il se leva en prenant la barre de fer dans sa main.

Liang Xiao Le était confuse en voyant Jian Chen se lever. Ne sachant pas ce qu’il se passait, son cœur se mît à battre de plus belle.

« Hey, que se passe-t-il ? » Murmura avec précaution Liang Xiao Le. Dans une telle situation, elle n’osait pas parler à voix haute, de peur d’attirer des bêtes magiques.

Jian Chen ne lui répondit pas, et au lieu de ça se tourna vers Tie Ta qui cultivait toujours. « Tie Ta, réveille-toi, nous sommes attaqués par des bêtes magiques. »

« Ah ? Qu’est-ce que tu dis ? Des bêtes magiques nous attaquent ? » Liang Xiao Le prit peur, et son visage perdit tout à coup toutes ses couleurs. En imaginant ce qui allait se passer, son corps tout entier se mit à trembler.

Tandis que Tie Ta cultivait, il n’osait pas s’immerger complètement, et restait donc sur ses gardes tout en cultivant. Ainsi, lorsque Jian Chen lui parla, Tie Ta se réveilla immédiatement de son état de cultivation et se leva en posant sa hache de combat sur son épaule.

« Changyang Xiang Tian, où sont-ils ? » Demanda-t-il en regardant tout autour de lui. Il ne pouvait pas voir la moindre trace de pas, ni entendre le moindre bruit.

Jian Chen tournait lentement la tête en observant les environs, « Tie Ta, fais attention. Cette fois-ci, ce n’est pas une bête magique seule, mais tout un groupe. »

« Un groupe ! » Le visage de Tie Ta changea instantanément, passant de l’imprudence, à la surprise puis à une expression de résolution.

« Ah ! Quoi !? Un groupe ?! Hey les gars, ne me faites pas peur comme ça ! » Cachée dans les arbres, Liang Xiao Le les supplia. Elle aurait préféré entendre une menace de la part de Jian Chen plutôt que ça.

Les sourcils de Jian Chen se froncèrent, et il ordonna à la pleureuse Liang Xiao Le, « Pourrais-tu te taire ? Est-ce que tu veux attirer toutes les bêtes magiques des environs ? »

L’ordre de Jian Chen s’avéra utile, car Liang Xiao Le se cacha immédiatement la bouche de ses deux mains afin d’être sûr de ne plus rien dire.

« Changyang Xiang Tian, combien de bêtes magiques y a-t-il à ton avis ? » Demanda Tie Ta.

« Beaucoup, 10 minimum. Elles sont toutes prêtes à attaquer, et nous ont déjà encerclés. » Le visage de Jian Chen était des plus sérieux.

L’expression de Tie Ta se durcit en entendant cela. S’il ne s’agissait que d’une seule bête magique, il ne serait pas inquiet, et pour trois bêtes magiques, ils pouvaient gérer la situation à deux. Mais maintenant, il y en avait au moins 10 ; Tie Ta n’osait pas se surestimer.

Lorsque Liang Xiao Le entendit Jian Chen, son visage déjà pâle le devint encore plus, et son esprit commença à être dominé par la per. Seule une pensée occupait son esprit : « C’est terminé, nous sommes fichus ! Nous n’allons pas survivre à ça … »

Les hautes herbes tremblèrent tout à coup, et une lumière couleur cyan apparut devant eux. Il y en avait dans chaque direction, avec pas moins de 50 points d’origine. Tandis que Jian Chen et Tie Ta regardaient abasourdis, ils réalis-rent que ces points lumineux étaient en vérité des yeux de bêtes magiques, et il y en avait au moins 20.

« C’est une Bête Magique de Classe 1, le Loup Bleu. Tie Ta, si tu veux vivre, dépêche-toi de monter dans un arbre. » S’exclama Jian Chen en observant les 20 Loups Bleus tout autour de lui.

Le regard de Tie Ta se fit menaçant, et il brandît sa hache, avant de dire d’une voix héroïque, « Ne t’inquiètes pas. Changyang Xiang Tian, il n’y a que 20 Bêtes Magiques de Classe 1, je peux te garantir qu’elles ne nous vaincrons pas. »

Au moment où elle entendit qu’il y avait environ 20 loups les attaquant, Liang Xiao Le faillit mourir de peur. A cet instant, même si elle croyait en la force de Jian Chen et Tie Ta, elle ne les pensait pas capables de vaincre 20 bètes magiques, étant donné qu’ils n’étaient même pas des Saints. Sauf si un professeur venait les sauver maintenant, ils ne pourraient pas en sortir vivant.

« Professeur, où êtes-vous ? Venez nous aider … » Liang Xiao Le regarda tout autour d’elle en suppliant à un professeur de venir. Elle ne pouvait maintenant reposer sa confiance que sur les professeurs, mais étant donné qu’il y avait autant de bêtes magiques, elle avait trop peur d’hausser la voix. Juste au cas où les bêtes magiques décideraient de l’attaquer elle.

Les 20 Loups Bleus marchèrent lentement vers Jian Chen et Tie Ta, leurs regards menaçants fixés sur eux. Ce ne fut que lorsque leur distance ait été réduit à 5 mètres qu’ils s’arrêtèrent.

Jian Chen et Tie Ta brandirent leurs armes respectives. Même s’ils étaient encerclés par 20 bêtes magiques, aucun des deux n’avait l’air effrayé.

« AOOOO ! »

Tout à coup, un Loup Bleu hurla en direction du ciel. Et immédiatement, les 20 loups autour d’eux commencèrent à hurler eux aussi. Leurs cris emplirent l’air en se superposant, avant de se transformer en large onde de choc sur une grande zone.

En entendant les hurlements des loups, Liang Xiao Le glissa. Elle tomba au sol en tremblant. Maintenant, son visage était pâle comme un linge, entièrement vidé de son sang.

 

A 5 kilomètres de Jian Chen, un homme d’âge moyen atterrit sur une branche d’arbre. Lorsqu’il entendit les hurlements au loin, son visage changea tout à coup. Ses yeux jusqu’alors fermés s’ouvrirent, et il fixa la direction du son.

« Mince, c’est une meute de Loups Bleus. A en juger par leurs cris, ils sont au moins 10. On dirait que quelqu’un est en danger. » Le visage de l’homme devint sérieux, ses mains contre l’arbre sur lequel il se trouvait. Il sauta de l’arbre, puis courut dans la direction des cris sans perdre une seule seconde.

« J’espère arriver à temps. » L’homme d’âge moyen était anxieux, mais allait déjà à la plus grande vitesse possible. Les bêtes magiques de la 2ème zone n’étaient pas tellement fortes, mais Jian Chen et Tie Ta combattaient toute une meute de Loups Bleus ; leurs chances de réussite n’étaient pas très encourageantes.

 

En même temps, à 3 endroits différents, 3 personnes différentes entendirent les hurlements, avant d’abandonner tout ce qui pouvait se trouver dans leurs mains et de courir en vitesse en direction du bruit.

 

Les hurlements des loups étaient e signal d’attaque, et les 20 loups foncèrent tout à coup vers Jian Chen et Tie Ta.

« Meurs ! » Gronda Tie Ta en levant sa hache et se préparant à attaquer. Il balaya un loup avec sa hache, frappant l’arme dans son flanc. Le loup laissa échapper un jappement strident.

*Peng !*

Le Loup Bleu cha
rgeant en direction de Tie Ta fut immédiatement intercepté par une puissante attaque de hache, et reçut une large blessure sur son corps. Le loup fut projeté par l’attaque ; même s’il s’agissait d’une Bête Magique de Classe 1, il ne faisait pas le poids contre la force de Tie Ta.

Tia Ta brandissait sa hache de combat de 45 kilos avec aise comme si elle ne pesait rien. Chaque fois qu’un Loup Bleu s’approchait trop près, il l’envoyait voler au loin. Ainsi, chaque loup s’approchant était immédiatement écarté, avec une nouvelle blessure sur son corps. Toutefois, la peau des Loups Bleus était solide, alors même Tie Ta avait quelques difficultés à les tuer.

Tandis que des loups s’approchaient de lui en même temps, les yeux de Jian Chen devinrent tout à cou froids et il sauta en avant. En un instant, il enfonça la barre de fer acérée dans la gorge de l’un des loups.

*Pshh !*

Avec une légère résistance, la barre en fer perça enfin la peau du loup et perça un trou dans sa gorge. Jian Chen sortit ensuite son arme du cou du loup avant de dévier son corps sur le côté pour esquiver l’attaque d’un autre loup lui sautant dessus.

Le loup s’étant fait percer la gorge tomba au sol, ses quatre jambes parcourues de spasmes tandis qu’il laissait échapper son dernier souffle. Il n’arrivait plus à se relever, peu importe l’effort mis en œuvre, tandis que du sang frais s’écoulait de la blessure fatale.

La gorge était le point faible de pratiquement tout être vivant, et les bêtes magiques ne faisaient pas exception. Etant donné que le Loup Bleu s’était fait percer la gorge, sa vie le quittait petit à petit. Même s’il essayait d’échapper à l’étreinte de la mort, il n’allait pas pouvoir se débattre très longtemps.

Jian Chen profitait de la souplesse de son corps pour traverser la meute de loups, utilisant sa barre en fer pour laisser derrière lui des blessures fatales à chaque attaque. Même s’il était encerclé par 10 loups, Jian Chen avait utilisé son style de mouvement étrange et imprédictible pour esquiver avec aise. Les crocs acérés et les griffes des loups ne parvenaient pas à la toucher, et chaque fois qu’un loup était sur le point d’y arriver, Jian Chen évitait au moment opportun.

Le combat ne dura pas plus de quelques respirations, et 3 loups eurent leur gorge percée par Jian Chen. Tandis que les loups perdaient leur sang, ils titubaient avant de finalement s’écrouler au sol, luttant pour survivre mais succombant finalement. De nombreux autres loups avaient soufferts de blessures multiples, mais aucune n’était fatale, car concentrées sur leurs joints.

Jian Chen bougea à nouveau entre les loups tandis que la barre en fer continuait à faire des ravages autour de lui. Non seulement ses mouvements étaient fluides, mais ils étaient aussi gracieux ; comme s’il dansait au lieu de combattre pour sa vie.

De l’autre côté, Tie Ta grognait en abattant sa hache de 45 kilos, produisant ainsi un reflet grâce à la vitesse à laquelle celle-ci traversait l’air. Les quelques loups autour de lui étaient sans arrêts projetés au loin en subissant des blessures terrifiantes. Mais même si ces blessures venaient de la hache acérée de Tie Ta, pour les Loups Bleus de telles blessures ne constituaient pas une menace mortelle.

Même si à cet instant Tie Ta paraissait surpuissant et majestueux, il n’était pas invincible. Et à côté des achèvements actuels de Jian Chen, les siens n’étaient pas grand chose. Après tout, depuis le début du combat, Tie Ta n’avait pas réussi à tuer le moindre Loup Bleu.

 

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