STRAFE

Pixel Titans. Devolver Digital. 9 mai 2017 via Steam

Vous aimez Quake ? Vous connaissez Doom ? Les FPS sauce 90’s ont encore de belles années devant elle apparemment… En tout cas, c’est ce que va essayer STRAFE, un FPS nerveux avec des niveaux aléatoire… Let’s go ! Test 4O4Quatre points positifs, et quatre points négatifs sur le jeu !

Plus + tableau

    • HACKERMAN – Interface DOS, menu rétro… Bref l’ambiance est assez prenante dans les interfaces. D’ailleurs, le second menu propose une sorte d’invites de commandes où vous serez par exemple invité à lancer le mini jeu MURDERZONE.exe en entrant ce nom exact dans l’invite de commande. Ce mode MURDERZONE est une sorte de rogue-like dans laquelle chacune des runs nous fait remporter une somme d’argent qui nous fait progresser à chaque fois et nous offre des bonus afin de rendre nos parties plus simples par la suite. Un système assez original (enfin, on l’a souvent vu, mais pas aussi poussé, au point de devoir balancer des commandes pour lancer un mode de jeu) qui promet même de potentiels futurs autres modes de jeux à entrer dans l’invite de commandes. Quid d’une commande secrète à débloquer dans l’aventure et à entrer ici pour débloquer quelque chose ?

  • Une OST de folie – Comme la plupart des jeux Devolver (COUCOU HOTLINE MIAMI ET SON SUPER VINYL), STRAFE est doté d’une bande son electro/synthwave irréprochable ! Rappelant évidemment les sonorités de vieux jeux vidéo, les petits sons electroniques retentissent à vive allure et nous fait vivre le jeu à un rythme encore plus effréné qu’il ne l’est déjà ! Le vinyl de STRAFE existe d’ailleurs en version standard et deluxe. La deluxe possède une jaquette de disquette, on valide ! Pressé par Laced Records (comme pour le vinyl d’Hotline Miami d’ailleurs !), il coûtera tout de même un peu plus de 40€ en comptant les frais de ports depuis les US..! En tout cas, ToyTree, le musicien compositeur de musiques de jeux (il avait composé pour le jeu Kingdom avant STRAFE) a fait un excellent boulot ! 

  • Level-design concept – Les niveaux sont générés aléatoirement et visible via la touche Tabulation qui permet de se déplacer sur une carte. L’algorithme marche plutôt bien à ce niveau là et les niveaux sont assez volumineux, sur plusieurs étages et plutôt compréhensible et lisible. On peut donc déambuler dans le niveau en sautant par dessus le surplus de monstre si on le souhaite ou alors tout clean en essayant de survivre et d’atteindre le niveau suivant… Encore faudra t-il atteindre ce niveau suivant…
    Screenshot de STRAFE
    Contrairement à ceci qui est déjà moins visible…

Moins -

  • Pistolet en papier – Trois armes s’offrent à vous à chaque level, avec chacun un tir secondaire. Cependant la précision de ces armes (et surtout du railgun) est très peu maniable et devient vite un problème quand les monstres arrivent par dizaine… Un jeu vraiment (trop) hardcore ! Voici le détail des trois armes :
    • Le Railgun : Un pistolet laser qui tuera tout ce qui sera aligné avec votre tir. Son clic droit est une boule laser un peu plus large. Cependant la précision est assez anecdotique…
    • Le Shotgun : Comme son nom l’indique un bon coup de pompe dans le C** et ça va tout de suite mieux ! Son clic droit est une sorte de bombe fragmentée qui explose dans tous les sens. Sûrement l’arme la plus efficace (mais aussi la plus dangereuse, car elle vous touche aussi !)
    • Le Machinegun : une sorte de fusil, tout ce qu’il y a de plus classique. Le clic droit envoie une petite bombe explosive !
      Le Shotgun, ça picote.
  • STRAFCORE – Alors ça oui, pour strafer (Le strafe dans le langage du jeu vidéo, c’est faire des pas de gauche/droite rapidement pour esquiver les attaques en théorie), vous allez strafer ! Le jeu est tellement difficile que vous allez probablement enchaîner les morts, sans jamais vraiment de récompenses (hormis sur le mode MURDERZONE qui est finalement plus sympa que le classique selon moi). 
    Strafe FURY
    Kung Fury, es-tu là ?
  • Contenu maigre – Outre le fait que les niveaux sont assez proche esthétiquement et pas très très beau, on ne dispose que peu de sortes de monstres, divisés en plusieurs salles et sur 4 mondes différents (avec un boss à chaque fois tout de même). Bref, la diversité des lieux est assez maigre, pour le peu qu’on ne dépasse même pas le premier niveau vu la difficulté… On se retrouve vite à enchaîner en boucle le premier niveau en priant pour réussir à arriver au boss (puis le vaincre…) et passer à la seconde zone… Alors de là à arriver au bout du jeu, bon courage ! (je n’y suis pas encore arrivé pour ma part…)

 

Au final, j’attendais beaucoup STRAFE et son collector à tomber par terre, et j’ai été un peu déçu… Un level design généré aléatoirement plutôt réussi, un gameplay nerveux et un style old-school indéniable, mais terni par une difficulté hors pair, un environnement moche, des monstres moches, des armes en papier… bref… On peut assimiler le jeu à une courbe gaussienne pour les matheux : on apprécie de plus en plus le jeu suite aux premiers runs qui sont complètement ratés, le temps d’appréhender le jeu, puis un élan de motivation car on commence à comprendre les mécaniques et passer le premier/deuxième niveau sans trop de difficulté, puis enfin une redondance et un ennui mortel puisqu’on ne progresse plus et on passe son temps à perdre. Tryharder, ce jeu est pour vous ! Médaille de bronze.

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