Les Sept Mercenaires

 Sony Pictures – Sortie le 28 Septembre 2016 – Réalisé par Antoine Fuqua

 

On remixe le tout et on recommence. Les Sept Mercenaires est un remake du film du même nom sorti en 1960 et réalisé par John Sturges, lui-même inspiré du film Les Sept Samouraïs (1954) d’Akira Kurosawa. autant dire que l’on connait par avance le déroulement du récit. Cependant ce film livre quelques surprises en matière de mise en scène, et de jeux d’acteurs. Un divertissement sympathique  à l’image des films surfant sur la nouvelle tendance western spaghetti à l’image de Django unchained ou les 8 Salopards. Voici donc les quatre points positifs, et les trois points négatifs que j’ai pu relevé sur ce film. 

 

Plus + tableau

  • Un Casting en Or

Le film a le mérite de rassembler un échantillon d’acteurs aux petits oignons toutes générations confondues : Yul Brynner, Steve McQueen, Eli Wallach, Charles Bronson, James Coburn, Robert Vaughn, Horst Buchholz ; autrement dit du lourd. Le réalisateur renouvelle ce film culte avec des acteurs tels que Denzel Washington, Chris Pratt (célèbre pour son rôle dans Les Gardiens de la Galaxie), Ethan Hawke, Vincent D’Onofrio, Byung-Hun Lee, Manuel Garcia-Rulfo, Martin Sensmeier, Haley Bennett, et Peter Sarsgaard dans le rôle de l’ignoble Bartholemew Bogue. Chacun endosse correctement son personnage et participe au caractère dynamique, et fun du film ! 

  • Un divertissement généreux et décomplexé                                                                                                                    

Les Sept Mercenaires est un produit immédiatement attachant en nous offrant un joli spectacle tout au long de ses deux heure, tout aussi bien pyrotechnique qu’avec ses scènes d’actions, peu avares en munitions et en victimes, avec presque aucun temps mort. Moins contemplatif que le film de Sturges, ce film nous offre des belles scènes où on prend plaisir à suivre nos personnages dans cette quête de l’impossible à l’humour potache, viril à la sauce western spaghetti.  Ici, tout le monde n’est pas net, à quelque chose à se reprocher. L’individualisme est prépondérant et même doté d’honneur, les « bons » n’hésitant pas à se transformer en « brutes » si la situation leur échappe bien qu’ils endossent un certain héroïsme à la fin. 

  • Un bande son agréable

Le genre musical reste tout à fait les codes du western. Sifflements, guitare, cymbale et trompettes… on se replonge avec plaisir dans ces sonorités rendant hommage aux plus grands du genre. Bien que les morceaux ne soient pas novateurs, on réécoute avec délice sur le générique de fin le thème de 1960 composé par Bernstein pour la version de Sturges sur un fond de clip très moderne ! 

 

Voici le thème d’origine toujours aussi jouissif ! 

  • Une mise  en scène maîtrisée

C’est un véritable western, avec ses codes, ses clichés, fait à l’ancienne avec un profond respect pour les fans du genre. On ne se plaint pas d’être envahis de Western car ça fait toujours son petit effet de voir de magnifiques paysages américains, des courses poursuites à cheval improbables, des duels au pistolet plein de suspense… on en redemande encore !

 

Moins -

 

  • Un « méchant » qui dégage aucun charisme

Un bon western repose en parti sur un bon méchant…qui inspire chez la spectateur la peur qu’un de ses héros n’échappe pas à la future tuerie que se prépare…pourtant ce film échoue ici. Le méchant n’apporte aucun intérêt réel à l’histoire de même dans les scènes finales il ne brille ni par son charisme ni par ses motivations ( juste je veux avoir tous les villages du coin MOUAHAHAHAHA car je suis méchant…). De plus, aucun criminel ou tueur sans merci ne viendra troubler l’unité de notre groupe de héros, ce qui est un peu dommage, d’autant plus que les caractères et les passés (sauf celui du personnage de Denzel) sont très peu développés durant le film.

Voici la tête du méchant pendant tout le film à peu près…

  • Un film qui ne marquera pas l’histoire…

Nous retrouvons pas mal de longueurs durant ce film : des dialogues bavards mais rarement percutants (c’est souvent Chris Pratt qui récupère les meilleures répliques) parachèvent un spectacle parfois plaisant, mais souvent paresseux. Cependant, la scène de l’attaque du village parvient à rehausser suffisamment l’intérêt du spectateur, à grands renforts d’explosions en tous genres et de combats de nos héros face aux différents hommes de main du méchant. 

  • Des héros pas suffisamment bien exploités

Il manque dans cette version, un peu d’émotion et de profondeur, ne faisant pas dans la finesse et ne développant jamais les personnages plus que nécessaire. On se retrouve ainsi devant une équipe de mercenaires acceptant de collaborer sans réelle hésitation, et ne suscitant que peu de réactions de la part du village qu’ils sont censés protéger. Certains héros sont pas assez mis en avant au détriment des grandes stars de l’affiche comme Chris Patt ou Ethan Hawke…pourtant chaque personnage aurait mérité un peu plus de relief ! 

 

 

Les Sept Mercenaires s’avère être un bon divertissement, remplissant correctement son rôle de film d’action sans prise de tête. Il est toujours intéressant de voir que certains remakes peuvent faire l’objet d’une bonne reprises par des réalisateurs soucieux de satisfaire les fans du genre et rendant hommage au film d’origine en apportant une touche de modernité oxygénante. N’hésitez pas donc à le regarder pour vous découvrir ou redécouvrir le genre Western. 

Ce film est disponible sur Amazon sous format Blu-ray ou version SteelBook limité et si vous voulez voir le film d’origine le voici également ! 

 

Merci à Sony Pictures de nous avoir prêter le film pour la réalisation de cette critique 🙂

 

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