Outlast 2

Red Barrels 

Pour le moment tu fais la meuf « non je n’ai pas peur ». Tu vas voir !

Notre jeu d’horreur préféré est de retour ! Outlast… deuxième du nom. Une seule question se pose alors : Fait-il autant frissonner que le premier ? Parce que oui, le défi est très important. Il ne faut tout de même pas oublier que le premier Outlast en question a tout de même réussi à acquérir une très grande notoriété auprès de la communauté des joueurs. Il s’agit, pour ainsi dire, de l’ultime référence du genre de ces dernières années. Genre qui connaît par ailleurs une nouvelle ascension depuis les années 2010. Ce qui n’était en l’occurrence pas une mince affaire concernant un survival horror en vue à la première personne ! Sans arme, sans rien pour se défendre… Juste une pauvre caméra qui rend le monde encore plus austère qu’il ne l’est. Pourtant, Outlast réussit là où certains ont échoué. Il brille par sa créativité et son ambiance, tout comme Amnesia : The Dark Descent pouvait le faire à l’époque. Mais aussi et surtout, il parvient à rendre le joueur terriblement vulnérable, celui-ci devant subir une constante fuite en avant.

Toi quand tu es un peu déçu(e) de ta chambre airbnb

Cette fois-ci nous retrouvons Blake, un jeune journaliste, accompagné de sa gow, une certaine Langermann, dans un avion. Enfin plutôt un coucou, le même que celui de Zambla je dirais. Tous les deux tentent d’élucider la mort mystérieuse d’une jeune femme, nommée Jane Doe. Enceinte, et avec une importante quantité de mercure dans le corps. Bon, comme l’engin n’est pas forcément très solide (une petite pluie et c’est terminé), le petit groupe s’écrase et Blake se retrouve seul. Il se trouve alors dans l’Amérique « profonde », plus précisément en Arizona, et tente par tous les moyens de rechercher Lynn, enlevée par un gourou d’une secte. L’histoire se déroule donc  à proximité d’un village, Hénin-Beaumont, pardon Temple’s Gate comprenant de nombreux fanatiques religieux menés par un certain « Papa Knoth ». Sans trop vous spoiler, sachez que vous aurez affaire à de très nombreuses Christine Boutin. En parallèle, la narration principale est interrompue par des rêves et des hallucinations de Blake à propos de Jessica, une amie d’enfance. Ces rêves prennent place dans le lycée où Blake, Lynn et Jessica étudiaient. Autrement dit, un lycée catholique.

Et oui, le jeu posera énormément de questions autour à la religion. Les dérives sectaires du christianisme restent ainsi particulièrement troublantes.

Non mais c’est bon Gollum on t’a reconnu…

Si le scénario ne témoigne à priori pas d’une très grande originalité, il parvient à plonger très rapidement le joueur dans une angoisse profonde. De même, l’espérance de vie est correcte pour un jeu d’horreur. Sachez à cet effet que vous pourrez profiter de ces heures de balade intenses pour visiter la campagne américaine, avec certains électeurs de Trump. Ce cadre idyllique vous fera certainement faire des crises d’angoisse la nuit (et la journée) et vous permettra de critiquer les diverses tortures et courses-poursuites. 

À chacun sa frayeur donc.  Par ailleurs, aussi étonnant que cela puisse paraître, le jeu est en réalité lié à l’opus précédent. Les développeurs ont également affirmé s’être librement inspiré des événements tragiques du massacre de Jonestown, suicide mystérieux ayant entraîné la mort d’environ 900 personnes.

Pourtant à trop vouloir taper dans le gore, Outlast 2 perd un peu de sa saveur. La violence est banalisée et finit par habituer le joueur à l’épouvante de manière excessive. Au final certains assassinats ne choqueront même plus le joueur. Si le premier Outlast laissait quelques moments de répit, cet épisode, présente une certaine redondance et une traque perpétuelle. Si le jeu tente d’épuiser l’esprit, il réduit en réalité l’impact des scènes. Le scénario reste de cette façon très difficile à comprendre. Si certains éléments peuvent être filmés par votre caméra, pour être par la suite expliqués par votre personnage, vous passerez beaucoup de temps à les chercher. Tout comme les documents qui demandent parfois de fouiller un peu partout, y compris dans des endroits un peu inaccessibles. Néanmoins le mélange fantastique-réalité fonctionne parfaitement, et les transitions entre les deux mondes sont parfaitement maîtrisées.  Autre avantage de ce deuxième jeu, Outlast 2 alterne plusieurs environnements. Cassant l’espace confiné, toujours privé de lumière naturelle, de l’hôpital psychiatrique du premier sans pour autant éliminer la claustrophobie de son univers. Entre les forêts, les fermes, les mines, les salles de classe vides, les lacs… Autant dire que vous allez voir du paysage, toujours avec les extrémistes catholiques certes, mais quand même.

Plus + tableau

  • De multiples références à des films d’horreurs tels que le Projet Blair Witch, Massacre à la tronçonneuse, La Manif pour tous
  • Des environnements diversifiés bien qu’un peu trop sombres.
  • Une ambiance visuelle et sonore au top. 
  • Des ennemis aussi flippants que Frigide Barjot c’est dire ! 

Moins -

  • Des morts à répétition inutiles, le « Die and Retry » ça s’appelle Dark Souls par Outlast 
  • Une surenchère de gore, déplaisante et peu efficace
  • Un monde trop peu ouvert, et un stress continu 
  • Un manque de cohérence scénaristique 

Ne pensez pas que le jeu vous épargnera ou ne s’amusera pas de vos frayeurs profondes, bien au contraire. L’atmosphère visuelle et sonore est une pure réussite. Je noterais cependant, la musique d’un certain ennemi devenant rapidement pénible à force d’être écoutée. Confinement, infiltration, sens aiguisé de l’orientation seront de mise pour terminé ce terrifiant Outlast. Néanmoins les énigmes sont bien trop évidentes, et la structure se cantonne à une succession de chemins à prendre. Les zones ouvertes manquent cruellement de forme, forçant le jour à recommencer sans cesse. Aussi, vous n’allez pas arrêter de vous faire choper par tous les crétins d’Arizona. Bien que vous pouvez désormais vous cacher sous les lits, dans les armoires, et les barils (contenant parfois de l’eau ou de sang). Par ailleurs, comme dirait Blake « Je ne suis pas venu ici pour souffrir ok ? » ou encore « Il y a les hendek qui arrivent ! »

 

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