Vendredi Samedi Dimanche

Cette année, nous avons été accrédités sur notre premier festival de la plus haute importance. Mission : vous rapportez le meilleur du son hardcore, punk, rock et metal du Download Festival France à Brétigny. Sur la BA217, les avions n’ont qu’à bien se tenir, car ce ne sont pas eux qui feront le plus de bruit aujourd’hui !

 

C’est parti pour cette première journée ! On va vous retracer nos trois journées de festivalier !

Note : Nous n’avions malheureusement pas encore de pass photo (mais on espère bien vous le dégôter pour l’an prochain ! ;)), donc les photos seront des photos faites avec les moyens du bord quand il s’agira des nôtres ou alors des photos de la page officielle du Download Festival France. Crédits : Nicko Guihal et Afterdepth

– Jour 1 : Vendredi –

 

C’est le début des festivités. L’ami de tous les franciliens, notre cher RER, décide de ne pas fonctionner correctement jusqu’à Brétigny, pour changer. Le trajet de la gare d’Austerlitz à Brétigny, normalement plié en une trentaine de minutes prend donc beaucoup de retard pour le début des concerts… Heureusement nous avons prévu plus d’une heure de marge… On les connaît les lascars à force ! Une fois arrivé dans la petite gare de Brétigny Sur Orge, de nombreuses navettes attendent les festivaliers. Deux options : une route assez longue à pied ou « 8 à 10 minutes en bus ». Nous optons donc pour l’option bus histoire de s’y rendre au plus vite vu le retard accumulé dans le RER… Mais ce n’était clairement pas le bon choix puisqu’il faudra près de 45 mn au bus pour faire le trajet compte tenu du trafic démesuré dans Brétigny et ses alentours. Le Download attire, et cela se ressent énormément sur la circulation dans tout le périmètre, qui se retrouve directement embouteillé as f***. Une fois le bus arrivé à l’endroit de dépôt, nous voilà heureux d’enfin commencer les festivi… Attendez, c’est quoi ce 1666m noté sur le sol ? Et oui, le bus navette ne dépose pas à l’entrée du festival, mais bien plus loin ! On avait tous les 100 mètres notre progression d’indiqué sur le sol. Vu le caractère metal du festival, je me suis directement dit « okay, on arrivera quand on sera à 666 mètres, car c’est trop d4rk ». En fait, il y avait le portail de la BA217, lieu des festivités cette année, mais pas encore l’entrée ! 

C’est donc presque 2km plus loin à pied et un retard non négligeable que la team 404 arrive sur place. On rejoint de ce pas nos amis de la team All Rock (coucou à eux !) et nous partons tous ensemble sans plus attendre sur la Main Stage 1 voir le premier groupe de ce festival à jouer dessus : Pierce The Veil. On voulait voir Mallory Knox avant, mais cela aura été trop court… Tant pis pour nous ! (On peut se dire que nous n’avions qu’à aller les voir en première partie de Simple Plan à Paris quelques jours plus tôt …)

– Pierce The Veil – 15h55-16h35 – Main Stage 1 –

Premier set de la journée, sous un soleil déjà bien chaud (et encore, ce n’était rien le vendredi…), c’est le groupe américain des frères Fuentes qui viendra nous faire danser. 

il n’y a pas encore trop de monde aux alentours et on peut accéder aux devants de la scène sans soucis durant toute la durée de leur set. Un petit set d’une quarantaine de minutes qui permettra d’enchaîner efficacement, et sous les applaudissements d’un public qui se met déjà en selle et se prépare au plus dur qui est à venir.

Vue depuis la droite de la Main Stage sur Pierce The Veil

C’est au total 8 chansons que joueront PTV, en finissant bien évidemment par le hit attendu par les premiers rangs, visiblement venu pour le groupe (on a pu croiser beaucoup de t-shirts Pierce The Veil, dont un multicolore fluo totalement WTF !) : King For A Day. Le public se découpe, les premiers circle pit du festival (et pas des moindres) sont en place. En tout cas, si dès 16h le public est chaud bouillant comme ça, ça promet pour les soirées et les concerts où ces espaces seront noir de monde… D’ailleurs, il y a déjà eu des tirs de confettis… Pour le premier concert, oui, oui ! En tout cas, nous on est chaud pour retourner voir un concert complet des frères mexicano-irlandais (bah quoi ?) et leurs acolytes dès leur retour en France !

– Visite des lieux : 15h35-16h25 –

Après Pierce The Veil, nous avons pris un petit moment pour visiter tout le site qui allait nous accueillir sur ces trois jours : Metal Market avec un tas de fringues à un prix correct, des vinyles et CD, bref tout ce qu’il fallait pour se faire plaisir. La BA217, ancienne base aérienne, a donc été habillée selon la thématique même de son histoire, à savoir des avions aux couleurs du metal et du Download. On retrouve les classiques food corner avec tout un tas de food truck proposant diverses spécialités culinaires : viande argentine, tacos, sandwich à la raclette (quelle bonne idée quand il fait 30°C !), grilled cheese, burgers, pizzas etc. Un stand de jeux d’arcade était également de la partie entre la Main Stage 1 et 2. On avait aussi les stands de Monster (concours de batterie), et un stand Fender pour les dédicaces de nombreux groupes.

Niveau scène on avait donc le droit à 4 scènes, dont la scène couverte du Warbird, déjà présente l’an passé à l’hippodrome de longchamp. Pour le coup celle-ci est partie à l’opposée de la Main Stage 1 (alors qu’elle y était collée en 2016) et les artistes jouaient simultanément sur la Main Stage/Warbird puis sur la Main Stage 2/Spitfire. La Spitfire était une scène vraiment minuscule et plutôt ridicule à côté des trois autres, il faut bien se l’avouer. Dommage que celle-ci n’était pas un peu plus en forme histoire de donner un peu plus de cachet. Après cela permettait une proximité direct avec les groupes qui étaient à une hauteur assez proche de celle du public finalement… Sympa quand même (surtout que de très bons groupes ont foulé cette scène cette année !). Le temps de se diriger pour commencer à attaquer dans le gros morceau du vendredi.

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– Dagoba – 17h25-18h05 – Warbird Scene –

On va tout faire péter !

Dagoba, l’étoile montante de la scene metal française était sur la troisième scène pour régaler ses fans ultra bouillant pour pogoter à tout va. Le groupe marseillais, qui détient un record en terme de wall of death lors de leur passage au Hellfest 2014 est venu ici, bien déterminer à foutre le bordel. Après un concert en petit comité au Backstage by the mills la veille pour la presse, Dagoba était pressé d’être devant une foule très présente puisque la couverture et même un peu plus de chaque côté était noir de monde pour leur show. Shawter, le frontman, n’a pas hésité à proposer au public de nombreux circles pits, wall of deaths et autres joyeuseries typiques d’un bon concert metal. Il a même demandé à ce que le circle pit entoure la régie au fond de la salle, ce que le public s’est empressé de faire. Il n’y a pas à dire, Dagoba sont probablement les maîtres en terme de mobilisation de foule et d’enjaillement collectif. Le son est lourd, gras et puissant. On ressortira du concert tout boueux. L’orage de la veille avait fait des siennes sur la BA217 laissant ainsi la scène couverte dans la boue puisque le soleil n’a pas pu assécher le sol à temps (ce qui ne sera plus le cas dès samedi).

– The Charm, The Fury – 18h15-18h50 – Spitfire Scene –

The Charm The Fury

C’est le moment de découvrir la petite scène en même temps que The Charm, The Fury, un groupe hollandais metalcore porté par une voix féminine, Caroline Westendorp. Alors que la chanteuse est assez peu vêtue (on va dire qu’il faisait chaud !) d’un simple soutien-gorge en haut et d’un haut plus que transparent, le groupe n’est pas dénué de qualité ! Avec une affiche de la pochette de leur dernier album sorti en mars dernier, « The Sick, Dumb & Happy », la petite scène qui ne paye pourtant pas de mine était bien sympathique durant cette prestation. En tout cas, Caroline a une voix sacrément impressionnante en live, passant d’une voix assez aïgue et très enivrante à un scream très puissant ! Très perturbant en live, surtout quand on est habitués à voir toujours des hommes faire du chant scream la plupart du temps. C’est plutôt agréable de voir que ceci n’est pas une généralité et que certaines femmes se hissent sans aucun soucis au même niveau, voir même mieux que certains autres groupes. Le set était assez propre du début à la fin, avec des gros mouvements de foule sur les titres phares comme « Carte Blanche » sur le final. La foule était au rendez-vous durant tout le set comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. D’ailleurs, on repère à gauche un petit intrus avec son t-shirt Rockurlife que je n’avais pas vu au moment de prendre cette photo… Anthony, rédac chef du webzine RockUrLife avait aussi fait le choix de The Charm The Fury ! Salut à la team de RUL si vous passez par là ! 🙂

Tiens, mais qui s’incruste dans le public à gauche ?

On pourra retrouver The Charm The Fury en première partie du double concert Amaranthe/Eluveitie le 3 novembre au Cabaret Sauvage

– Blink-182 – 19h05-20h20 – Main Stage 1 –

Allez, il est temps de passer au gros du morceau. Sans même s’arrêter pour manger aujourd’hui (#onestdesvraisnous), on enchaîne directement pour se placer comme il faut sur la Main Stage 1 pour le groupe qui est peut être le plus attendu de la soirée avec Linkin Park (peut être même d’avantage que Linkin Park !). N’ayant pas foulé la France depuis plus de 5 ans et ayant été assez silencieux pendant de nombreuses années, leur retour avec un nouvel album California, et le départ de Tom DeLonge du groupe, remplacé par Matt Skiba, ex-chanteur/guitariste d’Alkaline Trio, était très attendu ! 

Un grand panneau avec écrit Blink-182 prend forme au fond de la Main Stage avec des lettres noires « FUCK » FIRE ON STAGE Blink-182devant. A peine le show commence que la foule est en délire ! On entend l’introduction de Stranger Things, et tout le public se réveille directement, comprenant bien que le show va débuter. D’ailleurs, c’est le deuxième groupe que je vois ouvrir sur l’intro de Stranger Things. Un signe fort qui vient rappeler que le groupe est toujours au top de sa forme, comme l’ont connu les fans de la première heure dans les années 90 ? Le FUCK s’enflamme, et arrive sur scène le trio de légende. Travis Barker, le vrai, le seul et l’unique est sur la BA217 prêt à éclater ses fûts pour le plaisir du public !

Plus de vingt titres en 1h15, dont les classiques mais indémodables « What’s my age again? », « All The Small Things », « The Rock Show » ou « I Miss You » ont été joués. Rien ne manquait sur ce set de Blink-182 (hormis peut être Tom DeLonge pour les puristes) mais il est clair que le groupe a joué un set assez conséquent (en écourtant quelques titres bien sûr pour tenir sur la durée attribuée) mais tous les titres essentiels du groupe était là, ainsi que leurs nouveautés. De quoi ravir les adeptes et les inconnus. Travis nous a fait un show en grande forme, mais pas que puisque sur la toute fin, c’est un petit garçon de 5/6 ans qui s’est mis derrière les fûts et qui nous a offert un petit solo de batterie, tout à fait digne de Travis. Il s’agissait en fait du fils de Travis Barker, venu pour clôturer le set comme il se doit. Nous n’avons plus aucun doute sur le fait que la relève est clairement assuré. (et nous, on part déprimer de voir un enfant de 5 ans jouer de la batterie mieux nous et que même certains autres batteurs…)

Petite particularité : Pendant le show, on a remarqué que tout le groupe Pierce The Veil s’était placé aussi dans la fosse pour voir le concert, juste derrière nous ! Nous avons donc pu discuté un petit peu avec eux et faire une petite photo avec Thomas d’All Rock, le groupe et l’équipe 404 présente sur place ! (à savoir Diamondblack75 et moi-même !). Encore merci à eux pour leur coolitude et leur sympathie 😉 !

Boum, explosion !
Boum, explosion !

– Gojira – 20h25-21h40 – Main Stage 2 –

Le frontman de Gojira en action !
Le frontman de Gojira en action !

Metal français de haute voltige, Gojira est la tête d’affiche de cette Main Stage 2 pour la première soirée du Download Festival FR, 2ème édition. Il s’agit également du seul groupe qui avait déjà été programmé l’année dernière ! 

Leur nouvel album sera bien représenté aussi sur scène avec l’excellent Stranded qui fait toujours fureur ! Après L’ enfant Sauvage, le groupe nous gâtera même d’un solo de batterie très sympathique. Il fallait avoir du niveau pour faire un solo de batterie après le grand Travis Barker et son fils, mais Mario Duplantier, le frère du chanteur Joseph Duplantier, s’en est tout à fait bien sorti. 

Le groupe clôtura donc avec un rappel sur Oroborus très apprécié du public, ou du moins c’est ce que l’on pensait…  En effet, un second rappel eu lieu sur un titre phare et emblématique de Gojira : Vacuity laissant le public dans une mare de pogos et de violence !

– Linkin Park – Main Stage 1 – 21h45-23h30 –

La première tête d’affiche du festival arrive avec à peine 5 mn de retard, il faut avouer que niveau organisation, le Download a plutôt assuré et les timing ont été respectés à chaque fois ! Mike Shinoda, Chester Bennington, tout le beau monde a répondu présent ce soir pour ce concert qui s’annonçait plutôt chaud bouillant, malgré la réticence des fans de la première heure avec le dernier album du groupe, définitivement trop pop pour nos oreilles après avoir entendu du son très lourd toute la journée…

Le groupe commence par Talking To Myself, issue de leur dernier album… Et là c’est le drame, le public commence à huer le groupe, non content du titre choisi pour débuter. S’en suivront Burn It Down, The Catalyst, et des chansons issus des albums où le groupe avait déjà pris son tournant vers l’electro. Ces chansons réorchestrées très rock étaient suffisamment puissantes pour être convaincantes et faire danser une partie du public. Il aura fallu attendre le retour du « vrai » Linkin Park une vingtaine de minutes après le début du chaud et l’annonce de One Step Closer et des premiers screams de Chester pour réveiller le public et foutre un bordel monstrueux dans la fosse immense du Download. Le concert sera en gros ponctué de la sorte avec une alternance de huées pour les nouveaux titres et de fête générale sur les vieux titres. L’enchaînement choisi par le groupe était assez particulier à vouloir mixer le tout. Il aurait peut être été plus judicieux de faire une partie pop/electro et finir par une partie plus metal pour n’avoir que la fin et les bons souvenirs en tête… Passer de Numb à Heavy puis à Papercut sans trop de liaisons, c’est un peu déroutant, et le public est ultra chaud, puis la tension redescend, puis remonte, puis redescend… Au final, on ne sait plus toujours trop où se placer… On a eu également un petit passage du titre Remember The Name du groupe Fort Minor, le groupe parallèle de Mike Shinoda en intro de Waiting For The End, pour lequel vous retrouverez un extrait ci-dessous ! On peut voir que le flow de Mike Shinoda est toujours le même : excellent !

Cela étant dit, le groupe nous a laissé avec 1h45 de show avec des hauts et des bas très intéressant. Pour notre part, l’intégralité du show était tout de même très agréable et nous avons apprécié les plus gros classiques du show. Il était tout de même moins fou que le show à Bercy il y a quelques années où nous avions eu le droit à des passages de mix electro endiablés proposé par Joe Hahn, et autres long screams bien bourrins comme on les aime !

Setlist Linkin Park :

  • Fallout / Roads Untraveled (musique d’intro, non-live)
  • Talking to Myself
  • Burn It Down
  • The Catalyst
  • Wastelands
  • One Step Closer
  • Castle of Glass
  • Good Goodbye
  • Lost in the Echo 
  • Battle Symphony
  • New Divide
  • Invisible
  • Intro Remember The Name – Fort Minor – Waiting for the End 
  • Breaking the Habit
  • One More Light
  • Crawling (au piano)
  • Leave Out All the Rest
  • Somewhere I Belong
  • What I’ve Done 
  • In the End 
  • Faint 
  • Numb 
  • Heavy
  • Papercut
  • Bleed It Out 

Le retour s’est fait sans trop d’accrocs. La route pédestre était un peu embouteillée (oui, embouteillé de gens à pieds) mais les navettes gratuites remmenant les festivaliers à la gare ont bien fonctionné (mieux qu’en journée où la route était bloquée) et tout le monde a pu rentrer à bon port sans trop de soucis…

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