Vendredi Samedi Dimanche

Parcequ’une journée, c’est bien… Deux, c’est mieux ! Le soleil est bien plus fort qu’hier, le sol n’est plus boueux, la chaleur et les coup de soleil vont de paire aujourd’hui. L’un des désavantages de la Base aérienne, c’est justement d’être une base aérienne. Qui dit base aérienne dit ancienne zone de décollage d’avion, et donc, aucun arbre. C’est peut être ce qui manque le plus sur le festival, des zones ombragées pour se poser tranquillement (et c’est là qu’on regrette tous les arbres du parc de Saint-Cloud à Rock En Seine) ou bien même un peu de verdure… Après un jour de concert, le lieu ressemble principalement à un terrain vague plus qu’autre chose, et c’est un peu dommage.

Les scènes culminent toujours en plein soleil et resplendissent tout de même sous ce ciel, on ne peut plus bleu. Alors on ne va pas se plaindre d’avantage, surtout vu le programme qui nous attend aujourd’hui !

Crédits : Nicko Guihal et Afterdepth si la mention Download Paris est précisée sur la photographie.

– Jour 2 : Samedi –

– Lonely The Brave – 14h40-15h20 – Warbird Stage –

Lonely The Brave est le premier groupe de la journée que nous irons voir, pour la moitié d’un set environ, histoire d’aller jeter une oreille vers Far From Alaska sur la fin. C’est une découverte, le groupe se défend plutôt bien en live avec un rock énergique.  Le groupe anglais nous a laissé avec un petit set de 8 titres qui avait attiré les foules (bon il faut dire que la foule était globalement partout ce samedi) sans les transcender non plus.  Un set qui s’est laissé écouté très sympathiquement mais difficile de se rappeler vraiment de quelque chose qui sortait de l’ordinaire (peut être car je ne connaissais pas le groupe non plus…).

– Far From Alaska – 14h40-15h20 – Main Stage 1 –

Premier groupe à jouer sur la Main Stage 1, Far From Alaska est un groupe de rock brésilien avec la particularité d’avoir deux chanteuses, Emmily principalement, puis Cris dans un second temps. Ce groupe m’était totalement inconnu alors je suis resté par curiosité, mais il faut avouer qu’ils ont assuré. Tous vêtus de tenues très colorées  (ce qui change du blanc et du noir qu’on voit à peu près partout depuis le début du festival), le groupe a su se démarquer et attiré les foules, puisque le monde devant la scène dès 14h40 était déjà assez massif, bien plus qu’à Pierce The Veil la veille. (qui n’avait pourtant pas à rougir, loin de là!) Cette foule allait se confirmer au long de la journée de toute façon. Il faut savoir que très souvent dans un festival, le jour le plus rempli reste le samedi pour des raisons tout à fait pragmatiques : le vendredi, la plupart des gens travaillent et ne paye pas pour un simple concert en soirée le prix du festival, et le dimanche est plus contraignant aussi pour les enfants qui peuvent avoir école le lendemain, les parents qui travaillent etc… Le samedi est donc le plus accessible, surtout qu’en voyant la programmation du jour, on pouvait comprendre la foule rameutée en masse. 

Le final en revanche était un peu lourd, le micro transformait la voix de la chanteuse pour répéter au moins une vingtaine de fois « WE ARE FAR FROM ALASKA »  d’une voix totalement robotique et absolument ignoble… Peut être un peu trop long ! Pour le reste, ça reste une bonne découverte !

Project Black Pantera – 15h20-16h – Spitfire Stage –

Le chanteur en plein solo dans le public, ça fait plaisir à voir.

Project Black Pantera jouait sur l’ouverture de la plus petite scène du Download ce jour : un genre de mélange reggae/metal qui n’est pas sans rappeler.. Skindred ! C’est même carrément du Skindred ! Rede Social sonne à la fois à la Trust et leur Antisocial (ouais, c’est pas terrible comme vanne, je vais me renouveler) et comme Skindred. Une découverte vraiment très sympa en live. En tout cas, je ne sais pas si le public connaissait le groupe auparavant ou pas, mais il a pogoté et sauté dans tous les sens durant tout le set ! Une grosse ambiance pour une petite scène, ça fait toujours plaisir, surtout pour le groupe qui semblait ravi de sa prestation et de ce qu’il avait réussi à transmettre. Il paraît même qu’il était possible de croiser le chanteur partout dans le festival (surtout près des bars) après leur show et qu’il était tout à fait accessible. Super cool !

Alter Bridge – 16h-16h50 – Main Stage 1 –

Fermez les yeux et laissez vous emporter par un plaisir divin : la musique d’Alter Bridge ! 

Les choses sérieuses commencent déjà avec Myles Kennedy et sa bande sur la grande scène. Il fait de plus en plus chaud et le public est aussi de plus en plus nombreux à répondre à l’appel.

La voix de Myles Kennedy fait des merveilles comme d’habitude. On a l’habitude de l’entendre avec les Conspirators et Slash, mais c’est quand même dans Alter Bridge que sa fibre vocale se réveille totalement. En plus, les fans seront ravis au vu du set choisi par le groupe avec la présence des titres cultes comme Metalingus, Addicted To Pain et une dizaine d’autres. Le titre Blackbird était juste parfait ! Le concert se termine par un duel de solos endiablés entre Myles et Mark, l’autre guitariste du groupe avant de finir en apothéose devant un public conquis avec Rise Today.

Et sinon que dire de plus sur Alter Bridge hormis le fait qu’il s’agit probablement de l’un des meilleurs groupes dans son genre. Le Download nous a fait redécouvrir ce groupe qui n’est qu’un pure régal auditif et qui mériterait qu’on l’écoute un peu plus souvent au quotidien !

Blues Pills – 16h50-17h40 – Main Stage 2 –

Blues Pills c’est le plaisir d’un hard rock désinvolte. Quand la voix rencontre le plaisir du rock. La voix de la chanteuse va vous emporter dans de nouveaux cieux. Comment rester insensible devant un groupe passant de la tendresse du morceau Little Sun, à la beauté de Devil Man et à la force de Little Boy Preacher. Le public était présent pour cette performance surprenante de ce jeune groupe suédois, pour admirer les danses endiablées de la chanteuse Elin Larsson. Entre une épopée rythmique et la merveille d’une voix féminine rafraîchissante et rock, ce fut une des bonnes surprises de ce Download 2017 !

Epica – 17h40-18h40 – Main Stage 1 –

Epica c’est le métal symphonique qui va vous transporter dans un autre univers. La confrontation de la mélodie de la voix féminine et de la puissance du métal va vous donner des frissons ! Nightwish ou Era n’ont qu’à bien se tenir.

Le groupe tout droit venu des Pays-Bas à su trouver son public au Download : abus de lance-flammes, ambiance de folie, clavier circulaire (je ne sais pas trop comment appeler cet étrange objet en fait…), des feux d’artifices en fontaine… Bref vous l’avez compris, Epica a fait passer tout son budget marketing sur les effets pyrotechniques… De vrais petits Rammstein en herbe ! Comment bouder son plaisir devant la récente Edge Of The Blade venue introduire le groupe, ou bien encore les classiques Cry for The Moon ou Consign To Oblivion. On a assisté à un grand concert tout feu, tout flammes, et qu’est ce qu’on s’est amusé !

A

Petit temps pour manger et visiter plus en détail les food corners entre Epica et 5FDP. On écoutait Lost Society de très loin en mangeant un bon sandwich à la raclette. Normal quand il fait 30°C dehors. Les vrais savent ! Le système de cashback était un peu délicat, pour ma part l’application ne marchait pas sur mon téléphone pendant le festival et les queues cashless étaient immenses par moment. Pareil les queues pour manger ou prendre à boire par cette chaleur était démesurées. Il fallait prendre le temps d’un concert pour récupérer une précieuse boisson… Peut être que l’année prochaine, un bar ou deux supplémentaires par scène seraient les bienvenus ! L’espace de la BA est ultra large alors autant prendre quelques mètres carrés de terrain en plus et ajouter des bars si besoin, surtout que la demande était là ! (et pourtant les verres consignés sont passés à 1.50€ au lieu d’1€, que le cashless nous enfle encore 1€ pour lui, et que les bières ont à minimum 8€ et 4€pour les softs..! Cher compte tenu de la chaleur et de la bonne descente que l’on pouvait voir sur l’ensemble du public !)

Five Finger Death Punch – 19h30-20h30 – Main Stage 1 –

On a pas de photos du live, et même les photographes accrédités n’en ont pas trop, vu le temps de présence sur scène du groupe durant le show..! Mais ici on peut voir les membre de 5FDP en dédicace… Ivan Moody en moins…

BURN MOTHERFUCKER BURN…. Contrairement à l’un de leurs plus fameux titres, il n’y avait pas de lance-flammes durant le show, mais l’ambiance était bien chaude… Dans la foule comme toujours, mais également sur scène. En effet, le chanteur Ivan L. Moody n’était apparemment pas dans un bon mood (héhéhéhé)… Le groupe a su enflammer la Main Stage 1 pendant une heure, mais le show était ponctué de pauses. C’est bien simple, le chanteur et parfois même d’autres membres du groupe sortaient de scène, puis entraient à nouveau… Constamment ! Du coup, un peu comme pour Linkin Park, le public était chaud bouillant, puis en attente à regarder à droite à gauche le temps que le groupe revienne sur scène tel un éternel rappel qui avait commencé après le premier titre… Un concert vraiment déroutant. Pas mauvais en soi avec les classiques Lift Me Up, Burn MF, Got Your Six et une huitaine d’autres titres, mais en tout cas très loin du concert hors norme en première partie d’Avenged Sevenfold au Zénith de Paris en 2013. 

Quelques jours après, à Tilburg, on a assisté à une configuration similaire, avec Tommy Vext (ex-Westfield Massacre) ami du groupe et suivant la tournée depuis le début, qui remplaça même Ivan qui n’était pas monté sur scène au début du show. Ahuri par la situation et enervé, le groupe déclara sur scène quitter le groupe. Après quelques messages remuants sur les réseaux sociaux, Five Finger Death Punch et Ivan se sont excusés pour ce comportement, que la tournée et l’addiction à l’alcool d’Ivan étaient sûrement en cause et que celui-ci partait en désintox pour le bien de tous. C’est donc Tommy Vext qui remplacera sur toutes les dates restantes de 5FDP (y compris le Hellfest en ce moment même). 

En même temps, 5FDP a annoncé une tournée européenne avec In Flames et Of Mice & Men  (dont on va vous parler très prochainement puisqu’ils étaient de retour au Petit Bain à Paris lundi dernier, juste après le download) avec un passage à l’Olympia le 4 décembre 2017.

Aujourd’hui, le groupe a également annoncé qu’il prendrait le temps de revenir à Tilburg le 19 juin, sur son jour de repos durant cette période de festival, pour un concert gratuit afin de se faire pardonner auprès de tous les fans déçus du concert qui a viré au cauchemar quelques jours auparavant. Un beau geste très apprécié par les fans qui ont hâte de découvrir Tommy Vext aux commandes !

Cette prestation est donc forcément un peu décevante malgré tout, surtout pour ceux qui étaient venus principalement pour eux… Moi-même compris, après avoir adoré leur première partie d’Avenged Sevenfold j’étais très pressé de les retrouver, mais le soufflé est retombé à moitié une fois pendant le show… On espère revoir le groupe comme en 2013 pour leur date de décembre, car ce groupe a quand même une force musicale et des titres incroyables ! On se quitte sur un petit morceau qui n’a pas été joué en live, mais qui fait toujours plaisir à écouter. 

Slayer – 20h35-21h50 – Main Stage 2 –

Par le saint pouvoir de la gratte, Big four is still alive. Slayer c’est toujours des rythme et des riffs de guitare à réveiller les morts comme avec War Ensemble. Quand on écoute du Slayer, c’est être transporter vers une puissance assez imposante, d’un des groupes mythiques des Big Four Of Trash. Le morceau South of Heaven à fait trembler la base aérienne 217. Mais la foule a vite commencé à quitter la scène pour se placer pour System Of A Down. Et nous notre avis? Sans être mauvais public, ce n’était pas trop le genre que nous apprécions le plus, et au bout de cinq morceau on a l’impression d’entendre la même musique en boucle. Jetez nous la pierre 😉 on était juste moyennement emballé. Mais bon, on ne peut nier la lourdeur du genre, la maîtrise de la gratte et les riffs qui raisonnent encore dans nos oreilles

System Of A Down – 21h55-23h25 – Main Stage 1 –

 

 

Crédit Photographique : Romain Keller

Que dire ? Toujours les mêmes titres depuis 2004 sans nouvelles sorties, mais on ne s’en lasse pas pourtant pas vraiment. Peut-on vraiment s’en lasser ? System, ce n’est pas n’importe qui tout de même.
La foule déchaînée du Download semble dire que non. System Of A Down, c’est une foule à perte de vue qui se réunira 30 minutes avant devant la Main Stage. System Of A Down, c’est aussi et surtout la plus grosse foule de tout le Download Festival France 2017. Il y avait au moins le double de personnes que durant Linkin Park et Green Day. C’est une attente fiévreuse avant la délivrance et les premières notes, ainsi que la bousculade géante des festivaliers voulant aller vers les premiers rangs. Chaque titre est un régal auditif. La suite du concert enchaînera tous les classiques avec 30 titres en seulement 1h30. On regrettera cependant le manque de communication entre les membres du groupe, mais surtout entre le public et le groupe. Serj Tankian chante toujours aussi justement et sa voix fait rêver tous les fans présents, mais on reste quand même sur notre faim… Le live, c’est aussi et avant tout un moment de partage entre les fans et le groupe, et c’est ce qu’il manquait un peu sur ce live. Les titres se sont enchaînés à vive allure, faisant danser le public sur les titres phares comme Toxicity, B.Y.O.B, Chop Suey!, Needles et bien d’autres, mais on aurait apprécié un Serj un peu plus enclin et heureux sur scène, car on avait vraiment l’impression qu’il était venu « faire son boulot » puis repartir à la fin… Dommage !

Setlist System Of A Down :

  • Soldier Side – Intro
  • Suite-Pee
  • Prison Song
  • Violent Pornography
  • Aerials
  • Mind (intro)
  • Mr. Jack
  • DDevil
  • Needles
  • Deer Dance
  • Radio/Video
  • Hypnotize
  • Dreaming (extrait)
  • Pictures
  • Highway Song
  • Darts
  • Bounce
  • Suggestions
  • Psycho
  • Chop Suey!
  • Lost in Hollywood
  • Question!
  • Lonely Day
  • Kill Rock ‘n Roll
  • B.Y.O.B.
  • This Cocaine Makes Me Feel Like I’m on This Song
  • DAM
  • Cigaro
  • Toxicity
  • Sugar

La foule était si immense à la fin que le retour à pied était complètement bouché, il a fallu un long moment pour faire les 2km à pied, déjà long s’il n’y a personne. On est donc rentrés quasiment une heure plus tard que la veille chez nous pour une fin approximativement à la même heure que la veille. De même pour le parking voitures où la sortie était apparemment très laborieuse : plusieurs heures étaient nécessaires aux derniers festivaliers pour quitter le fameux parking. S’il y a bien un seul point noir majeur à retenir sur l’organisation du festival, c’est bien celui du trafic et du parking à une seule entrée qui a saturé bien trop vite tous les jours, embouteillant sévèrement le trafic et faisant perdre un temps précieux en début et fin de festival à chaque fois !

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