VolenKahn’s Review #15 : Blood Feast

 

Bonjour, bonsoir et bonnes condoléances à toutes et à tous, ici VolenKahn, et ceci est ma quinzième review cinéma.  Et aujourd’hui, un film gore, mais pas n’importe lequel : le tout premier de l’histoire du Cinéma. Datant du début des années 60, plusieurs questions apparaissent dans nos esprits : les effets spéciaux ont-ils bien vieillis ? Le gore de l’âge d’argent des comics est-il impressionnant de nos jours ? Est-ce que VolenKahn nous fera-t-il l’honneur un jour d’une review sur Terminator ? Toutes les réponses à ces questionnements essentiels et bien plus encore sont à découvrir dans les lignes qui vont suivre.

 

                                                         La sobriété.

 

Sorti en 1963, Blood Feast, ou Orgie Sanglante (ou encore La Fête Sanglante) est la première pierre de la « Trilogie Sanglante » de Herschell Gordon Lewis, qui se finira avec 2000 maniaques (1964) et Color me Blood Red (1965). Autant dire que l’homme a une affection toute particulière pour ce vital liquide.

En à peine plus d’une heure, nous suivrons le fanatique égyptien Fuad Ramses (en voyant son nom j’ai cru qu’il était espagnol, mes doutes sont dissipés maintenant) dans sa préparation d’un festin en l’honneur d’une déesse. Sauf que la nourriture ici n’est pas trouvable dans les magasins du coin… Ainsi, madame Fremont, en engageant notre illuminé comme traiteur pour le mariage de sa fille Suzette, fera l’erreur de sa  vie.  Le film alterne donc scènes de meurtres bien crades et séances de dévotion totale à la Déesse.

 

A première vue, le film n’a pas l’air intéressant. Et vous avez raison. Blood Feast ne serait pas le premier film gore au monde, il n’aurait quasiment pas d’intérêt : les acteurs aux mieux cabotinent, au pire n’en ont rien à foutre de leur rôle ; l’histoire est pleines d’incohérences, et n’est prétexte qu’à une suite de de meurtres certes sanglants mais peu inventifs ; Fuad Ramses en fait des tonnes ; et les personnages ne sont pas développés.

Pourtant, tout n’est pas à jeter ! Deux points positifs : les homicides sont effectivement très sanguinolents, même aujourd’hui, alors j’imagine pas à l’époque ; et la musique (composée par le réalisateur) est intéressante, oppressante et peu commune pour ces années-là.

 

Une métaphore de sa carrière cinématographique ?

 

Au final, ce film vaut le coup, rien que pour son importance historique. Car rappelons-le, quoi qu’on en dise des films privilégiant les tripes aux neurones, ils nous permettent de nous confronter à une nouvelle réalité : en effet, le crime n’est jamais très loin de nos jours. Ainsi, cette série B au budget famélique (24.500 dollars) tournée en très peu de temps fait partie de l’Histoire, aussi ennuyeuse et bancale soit-elle.

 

 

 

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